02/04/2004
PSG-Nantes ( 31e journée)
Bruno, Lolo, Alter ego
Inséparables depuis trente ans, Bruno Baronchelli et Loïc Amisse ne manquent jamais une occasion de s’appeler et de se voir. Quand ces deux-là débordaient puis centraient, en pointe ils trouvaient Eric Pécout puis viendra Vahid Halilhodzic. Grandir ensemble ça crée forcément des liens. N’évoquer aujourd´hui que le nom de l’autre, suffit encore à remuer les souvenirs.
Au camp des Loges
PSG.fr -. Bruno, peut-on faire un rapide retour sur cette défaite dans le Nord ?
Bruno Baronchelli : « Nous avons réalisé une prestation moyenne, il va donc falloir retrouver certaines valeurs. Face à Nantes, il faudra donc essayer de marquer des points, au classement comme dans les esprits, en raison de notre prochaine demi-finale de coupe de France. »
PSG.fr -. Comment s’est organisée cette semaine de matches internationaux ?
Bruno Baronchelli : « C’était un peu difficile car nous avions huit joueurs retenus par leurs sélections respectives. Mais nous avons bien travaillé avec ceux qui étaient là. Après cette défaite à Lens qui a été difficile à avaler, il y a eu une remise en question. »
PSG.fr -. Il y a-t-il un risque à ne pas préparer tous ensemble un rendez-vous comme celui de samedi ?
Bruno Baronchelli : « C’est évidemment dangereux de ne pas pouvoir compter sur tous les joueurs avant un match. Maintenant, on peut imaginer réussir ce match même si la préparation n’est pas optimale, compte tenu de la qualité de nos internationaux. Et puis l’autre avantage, c’est que l’on connaît bien la façon dont joue Nantes. »
" Ça fait trente ans qu’on se connaît "
PSG.fr -. Pas de droit à l’erreur donc.
Bruno Baronchelli : « Nous espérons renouer avec la victoire, chez nous au Parc. Nous avons l’obligation de gagner pour maintenir l’écart avec Sochaux, car ils sont aujourd’hui revenus à portée de fusil. »
PSG.fr -. Monaco et Lyon sont aujourd’hui à six points. Avec cette défaite à Lens, le titre est déjà trop loin ?
Bruno Baronchelli : « Nous n’y avons jamais vraiment cru, encore moins maintenant qu’ils sont à six points. L’objectif est de rester dans les trois premiers. »
PSG.fr -. Pour en revenir au match qui nous occupe, comment faut-il jouer cette formation nantaise ?
Bruno Baronchelli : « Il existe deux possibilités pour les affronter. La première consiste à faire comme Lyon l’a fait. Les Lyonnais ont accéléré le jeu et ils ont marqué, puis ils se sont bien regroupés et ont laissé venir. Nantes a alors manqué d’espace. La deuxième, c’est de les priver le plus possible de ballons, mais ça c’est difficile. »
PSG.fr -. Sur le banc nantais, tu retrouveras samedi quelqu’un qui compte beaucoup pour toi...
Bruno Baronchelli : « Ma carrière de footballeur n’est que nantaise. J’ai joué quinze ans là-bas, et j’ai encore beaucoup d’amis au club. Et j’en ai un qui sera tout particulièrement sur le banc d’en face, « Lolo » ( Loïc Amisse). C’est mon ami et ça pourrait être mon frère. Ça fait trente ans qu’on se connaît, on ne s’est jamais quittés, on a grandi ensemble. »
PSG.fr -. Pour conclure, est-ce que ce « jeu à la nantaise » perdure ?
Bruno Baronchelli : « Il est important que ce soit un ancien du club qui transmette se savoir dans le jeu. Tant que les dirigeants nantais comprendront qu’il faut un ancien joueur pour que ce « jeu à la nantaise » subsiste, la transmission se fera. »
Propos recueillis par José Carlin