Au plaisir de Benachour
Selim Benachour n’a pas oublié que Lens est la dernière formation à s’être imposée face au PSG, comme il n’a pas oublié non plus, le combat physique que Lens avait alors imposé aux Parisiens. Depuis, Paris ne perd plus. C’est donc avec un appétit de revanche que le jeune champion tunisien retrouvera quelques adversaires croisés sur le continent africain.
Au camp des Loges
PSG.fr -. Selim, comment imagines-tu ce déplacement à Lens ?
Selim Benachour : « En nous rendant à Lens, nous effectuerons un déplacement assez difficile. D’autant plus que nous aurons une petite revanche à prendre sur le match aller. Et même si nous ne serons pas au complet, et que ce sera donc plus difficile, il faudra y être performant. »
PSG.fr -. D’ailleurs, entre la suspension de Mendy et les absences de Heinze et de Sorin retenus en sélection argentine, comment l’équipe va-t-elle s’équilibrer ?
Selim Benachour : « J’imagine que le coach a sa petite idée, mais il ne nous l’a pas encore révélée. Je pense qu’il le fera bientôt. »
PSG.fr -. Tu offres également une solution au milieu du terrain…
Selim Benachour : « Oui, c’est vrai. Mais de là à dire qu’il va opter pour un milieu axial ou pour un joueur de couloir, je n’en sais rien. Nous verrons bien le moment venu. »
Les choix du coach vont peser
PSG.fr -. Reste qu’il n’est pas facile de prendre à revers ce couloir gauche animé par les deux Argentins.
Selim Benachour : « Il est vrai que ces deux-là s’entendent bien. Du coup, on s’aperçoit qu’il y a une bonne animation dans le couloir gauche. Il nous faudra donc trouver une autre solution, dans l’axe ou sur le côté. En cela, il me paraît clair que les choix tactiques du coach peuvent peser sur cette rencontre. »
PSG.fr -. Te souviens-tu du 2 novembre dernier, et de cette équipe lensoise venue prendre les trois points au Parc ?
Selim Benachour : « Oui, cela a été difficile de jouer contre eux. Cette fois, il faudra répondre à ce combat physique en nous fondant sur nos qualités de vivacité et de technicité. Ce sont de grands gaillards, il faudra donc élever notre niveau de jeu. »
PSG.fr -. Sur un plan plus personnel, où en es-tu physiquement ?
Selim Benachour : « Juste après la finale, j’ai subi une grosse entorse de la cheville et il a donc fallu que je me soigne. Face à Ajaccio, j’ai pu jouer dix minutes, j’espère pouvoir en disputer plus face à Lens, mais là, c’est le coach qui décide. »
PSG.fr -. Que t’a apporté pour le moment ce titre de champion d’Afrique ?
Selim Benachour : « Je me sens mieux depuis cette victoire à la CAN avec la Tunisie. Je suis plus serein, et je me sens beaucoup, beaucoup mieux. Cette ligne sur mon palmarès n’y est évidemment pas étrangère. »
Comme lors de Tunisie-Sénégal
PSG.fr -. Où en sont aujourd’hui les objectifs parisiens ?
Selim Benachour : « Nous sommes actuellement à la troisième place, à bonne distance du quatrième et du cinquième. Nous sommes aussi à trois points seulement de Monaco et de Lyon, alors bien entendu, le titre reste accessible. Il reste neuf rencontres à disputer, il peut donc se passer encore beaucoup de choses. »
PSG.fr -. Où Paris peut-il trouver la force de se maintenir dans ce trio de tête ?
Selim Benachour : « Même quand nous jouons mal et que ça ne va pas, nous restons solidaires. Nous ne lâchons jamais, c’est là que nous puisons notre force cette saison. »
PSG.fr -. Un dernier mot pour conclure sur ce déplacement à Lens ?
Selim Benachour : « Je crois que cela va me rappeler le match face au Sénégal avec la sélection tunisienne. Les Sénégalais sont également des joueurs physiques, et c’est sur notre vivacité et notre technique que nous les avions battus ( 1-0, le 7 février, nda). Espérons qu’il en sera de même. »
Propos recueillis par José Carlin