Paris manque l´occasion de prendre ses distances
Les Parisiens, privés de Ljuboja, n´ont pas réussi à vaincre les Sochaliens, hier soir, après avoir pourtant mené au score. Ils ont manqué une belle occasion de conforter leurs ambitions pour la Ligue des champions.
Les occasions perdues ne se représentent pas toujours. Tenu en échec par Sochaux ( 1-1), hier soir au Parc des Princes au terme d´un match débridé, le PSG a laissé filer une victoire à sa portée. Ce succès aurait permis au club de la capitale de rester au contact de Monaco et Lyon, vainqueurs vendredi, et de mettre à distance son adversaire du soir, mais aussi Auxerre, battu à Lille.
Toujours troisième, l´équipe parisienne pointe désormais à respectivement sept et trois points des deux équipes de tête. Il serait présomptueux d´évoquer la course au titre et prématuré de parler d´une qualification en Ligue des champions. L´écart avec les poursuivants est bien insuffisant pour se sentir à l´abri. « Si on reste à cette place jusqu´à la fin, je signe tout de suite », assure Vahid Halilhodzic, satisfait du jeu développé, mais avant tout déçu du résultat. « On domine tout le match et Sochaux égalise sur sa seule occasion, résume le technicien bosniaque. Nous avons manqué de lucidité, de précision dans les derniers 25-30 mètres, mais nous méritions la victoire. » Habituellement soucieux de ne pas trop s´exposer à domicile, le PSG a déployé un jeu très offensif, malgré l´absence de Ljuboja, malade. Grâce à un pressing haut et agressif, Frédéric Déhu et ses partenaires prennent rapidement leurs quartiers dans la moitié de terrain sochalienne. L´indispensable but se fait longtemps attendre. Trépignant devant son banc, Halilhodzic a le temps de compter les occasions vendangées. Symbole de cette symphonie inachevée, Pauleta enchaîne frappes écrasées, mal cadrées et ciseau retourné dans le vide. Sans doute vexé, l´Aigle des Açores rectifie le tir dès le retour des vestiaires. Sous la pression du Portugais, le Sochalien Monsoreau commet une faute de main dans sa surface. Le penalty est indiscutable, Pauleta le transforme ( 48 e ) . Moins fringants qu´à l´accoutumée pour leur quatrième match en deux semaines, privés de Pedretti et d´Oruma ( blessés), ses deux principaux animateurs, les Doubistes ne renoncent pas. Sans s´affoler, après qu´un but de Reinaldo a été refusé pour un hors-jeu très limite, les joueurs de Guy Lacombe profitent de la première faille dans le dispositif parisien. Le Brésilien Santos, champion d´Afrique avec la Tunisie et un temps soupçonné d´être positif aux corticoïdes, fête la naissance de sa fille en égalisant d´une superbe frappe en pivot.
Ouvrir la porte de l´Europe
Il reste un peu plus de trente minutes à jouer et la rencontre tourne à la comédie. Volontaires, les Parisiens cherchent à élever le rythme. A chaque action de jeu un peu musclée, un Sochalien s´écroule se tenant la cheville alors qu´il a été bousculé à l´épaule ou l´inverse. « Mes joueurs ont été héroïques », commente Guy Lacombe, l´entraîneur de Sochaux. « Je ne comprends pas cet arbitrage, s´étonne pour sa part Halilhodzic. On était agressifs sans être dangereux. Les Sochaliens ont voulu pourrir le match. » Le chronomètre tourne, les Doubistes obtiennent ce match nul qui les satisfait tant. Le PSG peut ruminer sa déception avant de se projeter vers son prochain rendez-vous, dans six jours, au Mans. Sur le terrain du dernier, les Parisiens, qui en sont à 15 matchs sans défaite, auront une chance unique de rattraper leur faux pas d´hier soir : dans le même temps, Sochaux ( 4 e ) recevra Lyon ( 2 e ) et Monaco ( 1 e r ) se déplacera à Auxerre ( 5 e ) . « On va essayer d´en profiter, annonce Halilhodzic. Car pour l´instant, on a frappé à la porte de l´Europe sans vraiment l´ouvrir. »