foot 365:
L1 / MARSEILLE - MONACO : 1- 2
Monaco garde le cap
05 décembre 2003 - Thomas CARLAT
Malmenés en première période, les Monégasques ont dû puiser dans leurs réserves pour s´imposer au Stade Vélodrome. Mais cette quatrième victoire consécutive permet aux joueurs de Didier Deschamps d´envisager l´avenir sereinement en tête du classement. Pour l´OM au contraire, ce nouveau revers complique sérieusement leur tâche.
Dans les coulisses du Stade Vélodrome
- Rumeurs. C’est souvent le cas à Marseille, l’enchaînement de mauvais résultats engendrent rapidement les plus folles rumeurs. Ainsi, les noms d’Elie Baup, de Jean Tigana et de Jean-Pierre Papin ont circulé ces derniers jours en vue d’un éventuel remplacement d’Alain Perrin. Mais Christophe Bouchet, le président du club, a tenu à couper court à tous ces bruits, indiquant qu’aucun changement n’était à l’ordre du jour.
- 24 ans. Les Monégasques ont du attendre 24 ans pour décrocher un succès en championnat dans l’antre du Stade Vélodrome. La dernière victoire de l’ASM en terre olympienne datait en effet du 10 novembre 1979.
- Colère. Bien qu’auteur du premier but de Marseille, Mido a commis beaucoup de fautes, dont celle qui a conduit à l’égalisation monégasque. Remplacé par Fernandao à la 74eme minute, l’attaquant égyptien n’a visiblement pas accepté la décision de son entraîneur, regagnant automatiquement le vestiaire sans un regard pour son banc.
Les faits du match
44eme ( 1-0)
Il a fallu attendre l’approche de la mi-temps pour voir une occasion digne de ce nom. Une occasion bien concrétisée par l’attaquant égyptien de l’OM, Mido. Suite à un coup-franc idéalement dosé, Hemdani trouve la tête de Drogba qui dévie intelligemment pour son compère de l’attaque. Mido récupère alors ce ballon de la tête et trompe Roma pour l’ouverture du score.
57eme minute ( 1-1)
Suite à une nouvelle faute du marseillais Mido, l’ASM bénéficie d’un bon coup-franc excentré. La frappe de Jérôme Rothen trouve parfaitement Sébastien Squillaci qui décroise joliment sa frappe de la tête pour battre Runje et offrir l’égalisation à son équipe.
65eme minute ( 1-2)
Parti du milieu de terrain, Giuly donne le tournis à Johnny Ecker qui, pris par la vitesse du capitaine monégasque, est contraint de reculer. Giuly s’ouvre alors le chemin du but et, à l’entrée de la surface de réparation marseillaise, décoche une frappe du pied gauche qui vient se loger dans le petit filet de Runje. C’est le neuvième but de la saison de Ludovic Giuly.
Jeu et joueurs
Le jeu
La confrontation entre deux des ténors du championnat n’a pas accouché du spectacle auquel on était en droit de prétendre. Fébriles, les deux équipes ont longtemps livré de bien mornes prestations, hachées par des fautes et des erreurs techniques peu habituelles. D’où un match au double visage. Dans un premier temps, les Marseillais ont bien maîtrisé la rencontre, profitant des errances monégasques liées à un choix tactique innovant en plaçant Rothen au centre du milieu. Mais suite à certains réajustements tactiques, Monaco a rapidement repris le dessus en deuxième période pour logiquement s’imposer. Et offrir le football spectaculaire qu’on leur connaît.
Les Marseillais
La belle organisation marseillaise n’aura finalement tenu qu’une mi-temps, craquant ensuite face aux assauts répétés de fougueux monégasques. MIDO est sans doute l’homme du match côté olympien, positivement grâce à son but, mais aussi négativement par sa faute inutile qui entraîne l’égalisation de Monaco. Son entente avec DROGBA, auteur d’une passe décisive, semble de plus en plus au point, même si ce dernier a été moins en vue que d’habitude. HEMDANI a fait belle preuve d’une belle agressivité et d’une belle envie. Mais le reste du milieu de terrain n’a pas suivi son rythme. MERIEM et VACHOUSEK ont notamment été trop absents ce soir pour être utiles. Enfin, on notera la prestation en demi-teinte d’ECKER, souvent pris par la vitesse des monégasques et faisant preuve d’une agressivité malsaine durant toute la partie. CHRISTANVAL au contraire a réussi une belle partie, comblant parfaitement au fil du match la fatigue et la baisse de niveau de VAN BUYTEN.
Les Monégasques
Indigents en première période avec aucune occasion, les Monégasques ont su relever leur niveau durant la seconde moitié de la partie. Ces errances peuvent s’expliquer par le choix surprenant de placer ROTHEN au centre, le forçant à quitter son aile gauche de prédilection. Un choix qui s’est ressenti, tant ROTHEN fut perdu en première période. En retrouvant sa place originelle, le milieu monégasque fut plus percutant, à l’image de son coup-franc offrant l’égalisation. Sur ce but, SQUILLACI a encore démontré toutes ses qualités de buteur, même s’il fut parfois malmené en défense par la puissance physique des attaquants marseillais. Mais la défense monégasque a tenu bon, à l’image de la tonicité de GIVET et à la détermination d’EVRA, très présent aux avant-postes. De nouveau, GIULY aura été le grand bonhomme de l’ASM, sa vitesse et son sens du but ayant mis à mal l’arrière-garde olympienne durant toute la deuxième période. Enfin, on soulignera la combativité de PRSO, bien que maladroits dans l’ensemble, et l’activité très réduite de MORIENTES.