MARSEILLE / LAURENT BATLLES :
« On ne peut pas refuser une offre de Marseille »
28 janvier 2004 - Aurélien CANOT
Souvent comparé physiquement à « Zizou », Laurent Batlles évoluera désormais dans la ville de naissance du meneur de jeu des Bleus. Même si tout n’est pas rose à l’OM, porter le maillot marseillais reste un honneur. Battles, autant surpris que ravi, ne s’en cache pas.
Au volant de sa voiture, prêt à rejoindre le Stade Vélodrome pour y parapher son nouveau contrat, Laurent Batlles trépigne d’impatience. « Je n’ai pas encore signé. C’est tout comme mais rien n’est fait », tient à préciser celui qui était encore Bastiais au moment de notre conversation téléphonique. Une heure plus tard, le transfert est officiel. Battles est bien la nouvelle recrue de l’Olympique de Marseille.
Laurent Batlles, que représente pour vous le fait de rejoindre l’OM ?
Pour moi, c’est déjà très important car l’OM est peut-être le plus grand club en France. On ne peut pas refuser l’offre d’un entraîneur de Marseille. Après, je tiens à insister sur le fait que je doive aussi beaucoup à Bastia car c’est un peu grâce au staff, aux joueurs et aux supporters de Bastia si je suis à Marseille à l’heure actuelle. Je tiens à les remercier pour tout ce qu’ils ont fait pour moi.
Dans l’affaire, le club de Bastia réalise tout de même une belle opération financière ?
Oui, c’est d’ailleurs pour ça qu’ils l’ont fait car, de toute façon, à un moment où un autre, ils étaient obligés de vendre. Ca se passait très bien à Bastia et c’est pour cette raison que ça a été un petit peu dur de m’en aller. A un certain moment, les dirigeants ne voulaient peut-être pas que je m’en aille. Mais après, il y a peut-être d’autres raisons qui font que je suis parti.
Après avoir tout juste signé votre contrat, vous devez bouillir intérieurement ?
Oui, bien sûr. C’est une grande joie. Tout joueur français, voire étranger, désirerait peut-être un jour jouer à l’OM. Moi, j’ai l’opportunité de le faire. Je ne vois donc pas pourquoi je raterais cette opportunité. J’ai vraiment envie que ça se passe bien ici.
Comment se sont passées les négociations qui ont finalement abouti à votre transfert ?
J’ai eu l’entraîneur de Marseille ( José Anigo) au téléphone et il m’a demandé si ça m’intéressait de venir. Vous imaginez la réponse que je lui ai donnée. Si j’étais à l’écoute des bruits de transfert du côté de l’OM ? Oui et non, car d’autres clubs étaient intéressés ( j’avais Nice et Lens qui étaient intéressés, ainsi que quelques petites pistes à l’étranger mais rien de vraiment concret) et je ne m’attendais vraiment pas à m’en aller.
« Ca s’est fait en deux jours »
Vous vous voyiez bien terminer la saison à Bastia en fin de compte ?
Non, je n’étais pas vraiment presser de partir. Je n’étais pas non plus demandeur. Ca m’a surpris aussi un petit peu. J’avais parlé à un certain moment avec les dirigeants de Bastia et on m’avait dit qu’il n’y aurait pas de problèmes financiers et que, normalement, je devais rester jusqu’à la fin. Je n’étais donc vraiment pas parti pour m’en aller. Ca s’est fait en deux jours.
Les choses n’ont donc pas traîné ?
Oui, ça c’est fait vraiment rapidement. Franchement, jusqu’à mardi soir, je n’étais au courant de rien. Mon impresario, Jean-Pierre Bernès, m’a appelé en me disant : « Il faut que tu prennes l’avion mercredi matin pour venir faire la visite médicale à Marseille. » C’est au club que j’ai signé mon contrat, mercredi soir.
Après Toulouse, Rennes, Bordeaux et Bastia, on peut dire que vous gravissez les échelons petit à petit ?
C’est sûr qu´après Bastia, Marseille est plus important. Maintenant, j’ai tout à prouver ici et je vais essayer de faire ce que j’ai fait pendant un an à Bastia. Si je peux même apporter encore plus, j’essaierais de le faire encore mieux. Je n’arrive pas non plus en pays conquis mais pour essayer de faire ce que je peux pour aider cette équipe. C’est à moi à faire de bons matchs sur le terrain.
Qu’attends de vous José Anigo ?
Disons que je ne l’ai eu qu’un quart d’heure au téléphone, donc nous devrions approfondir la chose à partir du moment où je l’aurai vu et où je serai à l’entraînement.