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Les jours de Perrin semblent comptés
OM Marseille ( Bouches-du-Rhône)
ALAIN PERRIN vit vraisemblablement ses derniers jours comme entraîneur de l´OM. Hier, des sources proches du club ont même rapporté que son sort était scellé. Hermétique à ces bruissements, l´ancien Troyen a rencontré José Anigo, le responsable du centre de formation.
« Je voulais le voir pour évoquer un problème technique. Je lui ai demandé de faire jouer Flamini dans le couloir droit avec la CFA », expliquait Alain Perrin. Anigo confirme l´objet de la réunion et son accord concernant Flamini.
Une résistance passive Pourtant, la succession de Perrin est ouverte. Selon nos informations, Christophe Bouchet, le président phocéen, semble persuadé que Perrin ne pourra sortir l´équipe de la crise. Il paraît réfléchir encore à la meilleure manière de « sacrifier » l´homme qu´il a lui-même choisi. Il sait bien surtout que, après Perrin, il se retrouvera en première ligne. Un moment, il a défendu l´idée d´un remaniement du staff, mais le puzzle était compliqué à mettre en place. S´il acceptait le poste d´entraîneur, Anigo avancerait une condition sans appel : être le patron sportif. Perrin pourrait alors être recentré exclusivement sur ses tâches de manager. « Il n´a pas été question de cela dans ma discussion avec Anigo », assure Perrin qui, en façade, ne donne pas l´impression de se sentir menacé. A moins qu´il ait choisi la résistance passive afin de pousser son président à le licencier. Avec le prix que ça coûte, quelque trois millions d´euros négociés. Or, l´OM peut difficilement consentir pareille dépense alors qu´il n´a pas les moyens d´acheter un joueur au mercato. Christophe Bouchet se trouve aujourd´hui confronté à sa première véritable épreuve. Car se séparer d´un collaborateur, membre du directoire d´Eric Soccer, l´actionnaire ultramajoritaire à l´OM, c´est aussi reconnaître une erreur de casting.
Alain Perrin pourrait être démis de ses fonctions d´entraîneur de l´OM ces prochains jours. ( LP/MATTHIEU DE MARTIGNAC.)
Harold Marchetti et Jean-Louis Pacull
Le Parisien , mercredi 14 janvier 2004