source : http://www.omplanete.com/articles/article815.html
Revue de stress ( 2/2 )
Mardi 13 Janvier 2004 à 20h24
par guyness
Suite et fin :
. ..et les jambes
Quand on jette un oeil sur la liste des éclopés de ce début d´année
(http://www.olympiquedemarseille.com/Actualite/new<BR>s.asp?IdNews=4396, par Laurent Oreggia), il y a de quoi être surpris si on n´a pas l´honneur d´être un fervent supporter de l´équipe de la canebière. Simple malchance? Vraiment ? Pas si sûr...
Freedom 1, internaute extrémiste, s´en inquiétait en fin d´année dernière ( le 31/12): " Je ne sais pas ce qu´il se passe mais je trouve qu´on a beaucoup de blessés..." Mr Trick, dans un style inimitable, écrivait, le 4 Janvier: " c´est clair, y a toujours des blessés, a croire qu´ils n´ont pas envie de jouer ! !! je faisais pareil quand j´avais pas envie de jouer dans mon club, j´disais non pas ce match j´ai mal a la cheville ! !! Mais bon à la différence de moi, eux ils sont professionnels ! "
Préparation déficiente ? Ce serait trop simple et assez étonnant, non ? Sur L´equipe-TV, un éditorialiste, autour de Didier Roustan, faisait remarquer, dès Septembre, alors que l´équipe tournait encore à plein régime ( au moins au niveau de résultats), que le jeu de Marseille reposait sur une débauche d´énergie ( qui compensait selon lui le manque de technique) et que l´équipe n´allait pas pouvoir tenir de longs mois ainsi. Est-ce donc cette logique : le physique lâche ( donc) les contre-performances s´enchaînent ( donc) le moral part à son tour au fond des chaussettes ?
On tourne alors en rond: on joue mal parce que le moral est détruit ou le est-ce le contraire ? L´amer constat de certains joueurs a le mérite d´être lucide, à défaut d´être réparateur : Sylvain N´Diaye ne tourne pas autour du pot, lorsqu´il déclare: " Ce soir, nous nous sommes battus nous-mêmes. On a eu des occasions pour revenir mais il ne faut pas se voiler la face, Auxerre a été supérieur et nous carrément mauvais".
Personne, en tout cas, au sein du club, n´évoque le besoin d´un créateur, d´un n°10 pourtant tant réclamé sur Omplanète ( plus de 1000 posts sur ce simple sujet, sans compter tous les topics annexes qui évoquèrent le même problème)... C´est pourtant bien par l´arrivée d´un joueur, par l´amélioration du ( fond de) jeu que le moral peut revenir dans les vestiaires provençaux. Si Bouchet et Perrin n´en parlent pas, c´est soit que les finances ne permettent pas d´annoncer cette volonté de recrutement ( pour ne pas faire grimper les prix) soit...qu´ils restent persuadés que les choses peuvent revenir au beau fixe par elles-mêmes... Ce qui prouverait que certains, dans le staff olympien, ont bien gardé le moral ! !
Et quoi de mieux que de donner une nouvelle fois la parole à nos détracteurs, quand ils résument, de manière implacable, au sujet de l´équipe: " Elle peut en effet changer complètement de visage en quelques minutes. Elle est capable d´être solide et parfois même séduisante pendant une courte période avant de sombrer dans une sorte d´apathie, symptomatique des formations en proie au doute. Maladroit dans la zone de vérité, transparent dans l´entre-jeu et fébrile derrière, l´OM se réfugie encore derrière deux matchs en retard à Metz et Montpellier pour entretenir une flamme vacillante." ( Harold Marchetti Le Parisien , dimanche 11 janvier 2004). Certes, la réussite nous fuit, mais cela n’explique pas tout.
Oui, le constat est à l´urgence. Même si on ne peut peut-être pas aller aussi loin qu´Ilrital quand il déclare sur ce site " que ce soit sur le terrain ou en dehors s´ils réagissent pas, on va en D2!", on peut quand même se risquer à se dire qu´une simple arrivée pourrait apporter pas mal de solutions: du mieux dans le jeu pourrait entraîner de meilleurs résultats et pourrait relancer la dynamique de groupe, ce qui ferait que l´équipe préparerait mieux les rendez-vous importants, et du coup permettre un redressement au classement qui...
Oups ! Ça y est, je me suis emballé . ..! ; )
En tout cas, une chose est sûre: si la solution n’est peut-être toujours pas dans le limogeage du représentant en cravate troyen, elle passera de toute façon par les têtes: celles des dirigeants ( se rendre à l´évidence et amener un joueur d´expérience capable de diriger le jeu...et ses petits camarades) et celle des membres de l´équipe qui doivent comprendre que de se révolter une mi-temps tous les 3 matchs ne suffit pas, mais que cette révolte doit être permanente, dans l´esprit de chacun, s´ils veulent pouvoir un jour inscrire la moindre ligne sur leur palmarès personnel. Ce fameux palmarès qui ne s´est pas enrichi depuis de si nombreuses années pour le club cher à notre cœur, et qui devra sans doute attendre encore quelques mois pour s´étoffer...
Il s’agit désormais d’une bien triste certitude.
Une des seules…