source : http://www.olympiquedemarseille.com/Actualite/news.asp?IdNews=4415
FLASH-INFOS 04/01/04
Ne pas baisser le rythme
Pour son match de reprise, l´OM a joué avec le feu. Alors qu´il dominait de la tête et des épaules Strasbourg en première mi-temps, il a connu un " trou" qui l´a mené aux prolongations puis aux tirs au but. Dimanche, les Olympiens s´interrogeaient sur cette baisse de régime, heureusement sans conséquence.
Pourquoi la dynamique de la première mi-temps a-t-elle été rompue à la pause ? La question taraudait les quelque 20 000 spectateurs d´OM-Strasbourg alors qu´ils quittaient le stade samedi soir. Ils n´étaient pas les seuls à conclure leurs phrases par un point d´interrogation. Les Olympiens eux-mêmes se demandaient après le match quelle mouche avait bien pu les piquer dans les vestiaires après leur excellente entame.
Dimanche matin, le sujet est naturellement revenu sur le tapis lors du débriefing entre le staff et les joueurs. " Nous nous sommes interrogés sur cette baisse de régime en deuxième mi-temps. Je ne suis pas sûr qu´il n´y ait qu´une seule explication à ce phénomène. Je pense plutôt à un ensemble de raisons", a estimé Sylvain N´Diaye à l´issue du décrassage dominical. " Nous avons fourni une grosse débauche d´énergie pendant les 45 premières minutes. Nous l´avons peut-être payé ensuite. Sans doute, aussi, nous avons trop voulu préserver notre avantage. C´était inconscient. On ne s´est pas dit qu´il fallait qu´on arrête d´attaquer. En fait, je ne crois pas qu´on ait reculé, mais on a moins avancé. Et comme la meilleure des défenses c´est l´attaque…"
Devant la presse, Alain Perrin regrettait samedi la tendance de ses joueurs à se montrer moins disponibles offensivement dès qu´ils mènent à la marque. La lacune se traduit par un taux élevé de pertes de balle. Ce qui a pour conséquence d´exposer la défense, de la mettre sur le grill. " C´était déjà notre défaut la saison dernière", a noté Fabio Celestini.
En complément, Sylvain N´Diaye a évoqué le rôle de Johnny Ecker et Habib Beye. Très actifs sur les ailes pendant une mi-temps, ils ont été des éléments importants de la domination phocéenne. Le premier a même inscrit un but, alors que le second a multiplié les débordements et les centres. Leur apport offensif fut plus discret par la suite. " Le gros de nos actions provenait des côtés. Quand ils ont moins participé afin de garder de la fraîcheur pour bien défendre, nous avons eu moins d´occasions", a analysé le milieu sénégalais.
Enfin, les commentaires auraient sans doute été plus enthousiastes si l´OM avait fait preuve de plus d´efficacité. Le gaspillage a failli coûté cher. Skacel, Vachousek, ou encore Mido auraient pu éviter à leur équipe de prolonger le " plaisir" jusqu´aux tirs au but. " Certains joueurs ont été trop nerveux quand ils se sont retrouvés devant le gardien. Je crois que c´est un souci individuel, un petit problème de confiance, pas de qualité", a constaté Mido. " J´en ai parlé avec Skacel. Je suis sûr que s´il marque sur son premier tir, cela le débloque pour le reste de la partie".
Fort heureusement ce surplus de nervosité n´était pas perceptible à l´heure décisive des tirs au but. Le véritable " effet Barthez" de l´après-midi, selon l´attaquant égyptien : " De par son expérience, il apporte de la sérénité aux autres. Il s´en sert pour parler aux joueurs, pour les calmer et exploiter au mieux leur potentiel".
Au final, l´OM n´a donc pas eu à souffrir de sa baisse de régime de la deuxième période, sinon physiquement en jouant 120 minutes au lieu de 90. Comme contre Toulouse fin décembre, Mister Hyde n´a pas gâché le résultat du travail du Docteur Jekyll.
Mais sur le long terme, le redressement de l´équipe au classement passera par des prestations plus homogènes.
Laurent Oreggia