source : http://www.lephoceen.com/saison/d1/resume.asp?IDMatch=389
Le cœur n’aura pas suffit
Marseille 1-2 Real Madrid
7ème journée ( 26/11/2003 20:45:00)
L’OM aura tout donné, mais sans être récompensé de ses efforts. La chance, infime soit elle de se qualifier pour les huitièmes de finale est réduit définitivement à néant. Face au Réal Madrid et ses stars, les Marseillais ont échoué de peu pour réaliser l’exploit. Un coup-franc de Beckham et un coup de poignard de Ronaldo en sont les coupables. Mido avait pourtant relancer l’OM, en vain.
L’équipe de départ :
Runje – Ecker – Christanval – Van Buyten – Meïté – Célestini – Hemdani – Vachousek – Meriem – Mido – Drogba.
Pour la première fois de la saison, Alain Perrin avait aligné pour la 2ème fois de suite la même formation, à savoir celle qui avait glaner les 3 points à Lille. Avec l’intention trouver un rythme de croisière et une constance dans les résultats sportifs.
Ce n’est par conséquent pas une surprise de retrouver le duo Mido-Drogba à la pointe de l’attaque phocéenne, épaulés tous deux par Vachousek à gauche et son pendant Meriem sur le flanc droit.
Avec le duo Hemdani-Célestini enfin reconstitué devant la défense, elle-même organisée autour du capitaine Christanval. Runje, un temps incertain, est bien présent pour le rendez-vous.
Une première mi-temps gorgée de regrets
Soucieux de ne pas laisser le monopole du ballon au « Merengues », les hommes d’Alain Perrin exercent un gros pressing dès l’entame de la rencontre. Un pressing qui s’avère payant au fil des minutes puisque ce sont les Marseillais qui se rendent les premiers dangereux. Bien lancé par Célestini, Drogba ne peut ajuster sa frappe ( 6ème). Pas le temps de souffler que Mido se présente seul face à Casillas après une lumineuse ouverture de Christanval. Hélas, le Pharaon enlève trop son tir ( 7ème). On se dit alors que les Phocéens ont peut être laissé passer leur chance.
Quelque peu émoussés après leur excellent début de match et une forte débauche d’énergie, les olympiens sont obligés de reculer et les Madrilènes prennent la possession du ballon en leur faveur. Cette tendance se confirme à l’heure de jeu lorsque Figo adresse un centre pour Ronaldo qui de la tête, oblige au capitaine Christanval à dégager tant bien que mal.
Quatre minutes plus tard, Ronaldo obtient généreusement un coup franc aux abords des 18 mètres des cages de Védran Runje. Roberto Carlos ? Zidane ? Beckham ? Bien difficile de connaître le tireur tant leur talent dans cet exercice est plus que reconnu. Finalement ce sera l’Anglais qui se charge du coup franc, et hélas comme bien souvent, le cuir termine le ballon au fond des filets ( 34ème). Runje, qui pensait probablement à un tir de R.Carlos, a été surpris et s’est avancé de façon quelque peu hasardeuse. Bref, la tâche se complique sérieusement. 1-0 pour le Réal !
Les coéquipiers de Van Buyten ont de quoi porter des regrets puisque ce coup franc était la première vraie occasion franche présentée aux hommes de Carlos Queiros. C’est là que les occasions manquées par les compères de l’attaque phocéenne prennent toute leur importance. Marqués par ce but encaissé, les Marseillais attendent la pause pour reprendre leurs esprits.
L’espoir renaît … pendant 10 minutes !
Avec la possibilité d’obtenir la qualification pour l’UEFA dès ce soir, les Marseillais redémarrent la seconde période tambour battant. Le temps de re-chauffer les crampons et Vachousek oblige Casillas à se coucher ( 55ème). Avec près de 60000 supporters dans le dos, l’OM se sent des ailes à l’approche de l’heure de jeu. Les Madrilènes semblent de plus en plus nerveux et Drogba et ses coéquipiers en profitent. Sur un coup franc rapidement joué, Célestini décale Meïté sur la droite, ce dernier efface Zidane et Cambiasso avant de servir Vachousek. Le Tchèque a déserté son côté gauche et centre au millimètre pour Mido qui catapulte littéralement le cuir dans les buts de Casillas ( 63ème). Le Vélodrome est en fusion, l’espoir renaît, et le Pharaon profite du poteau de corner pour manifester sa joie. Rien n’est joué ! 1-1 !
Les Marseillais se sentent des ailes, comme Drogba lorsqu’à peine 3 minutes plus tard il devance à nouveau Casillas de la tête, mais le ballon frôle la barre transversale.
Mais il en faut plus que ça plus bousculer le prestigieux Réal Madrid. Ronaldo donne des frissons à tout le stade quand sa tête passe tout près du poteau gauche de Runje.
Ce n’est hélas que partie remise une poignée de minutes plus tard. Parti d’un centre de Sytchev que Drogba ne peut reprendre, les « Merengues » passent la vitesse supérieure en contre et Ronaldo donnent un coup de poignard d’un extérieur du droit qui trompe Runje, suite à une merveille d’action collective. 2-1 pour le Réal !
Dès lors, plus question de réfléchir, il faut jeter toutes les forces dans la bataille. Dans cette optique, Alain Perrin fait rentrer Fernandao pour apporter un plus dans le domaine offensif. L’option est à deux doigts de s’avérer payante, Sytchev centre, Drogba surgit mais Casillas détourne ( 82ème). C’est chaud !
Les occasions s’enchaînent avec Drogba qui se retrouve seul face au portier ibérique, il arme, fusille, mais Casillas repousse de nouveau ( 86ème).
Malgré du courage, de l’abnégation, du cœur mais un manque de réussite, ajouté à cela l’aide de l’arbitre, l’OM n’obtient pas un match nul qui semblait pourtant être un minimum suite à une conséquente débauche d’énergie. L’OM quitte la Ligue des Champions la tête haute, avec les honneurs.
Paris, objectif minimum : Les 3 points !
Dans deux semaines, il faudra aller chercher au moins le nul sur la pelouse du Partizan Belgrade pour ainsi poursuivre l’aventure européenne en Coupe UEFA. Mais les têtes se tournent désormais vers dimanche et LE CHOC face au Paris Saint Germain au Stade Vélodrome. Malgré la défaite, face il faut le dire à la meilleure équipe du monde, les olympiens ont sans aucun doute réaliser leur meilleure partition depuis le début de la saison. Les hommes d’Alain Perrin ont su élever leur niveau de jeu et c’est de bon augure avant les prochaines échéances.
Celle qui vient, à savoir Paris, devra être la confirmation, celle d’un regain de forme et de la poursuite de la route vers les sommets avec une victoire indispensable à la clé…