Fiorèse attend le «déclic» contre Paris 03/11/2004
Parisien durant deux saisons et demi, Fabrice Fiorèse commence à trouver ses marques au sein de l’effectif olympien. A quelques jours de la double confrontation parisienne, il préfère songer à sa performance sur le terrain plutôt qu’à devenir l’emblème de l’antagonisme avec le club francilien.
«Je vais vivre cette soirée comme j’ai l’habitude de le faire quand on joue à l’extérieur», lâche Fabrice Fiorèse en faisant fi de la supposée pression qui pourrait peser sur ses épaules avant le match de dimanche. «Aujourd’hui, je porte le maillot de l’OM et je donne le maximum pour le club qui m’emploie. Si on me demande des conseils, c’est avec plaisir que j’en donnerai pour le bien de mon équipe», rajoute-t-il. Et l’attaquant olympien de voir dans les deux rencontres contre Paris l’occasion d’être enfin accepté définitivement par le public marseillais. «Comme à chaque fois que j’ai changé de club, j’ai envie de montrer pourquoi on m’a choisi. Ce serait la cerise sur le gâteau si cela pouvait être le déclic pour moi au niveau des compteurs, que ce soit en terme de buts ou de passes décisives. Individuellement et pour le groupe, ce serait super de mettre fin à cette série de six victoires pour Paris» espère-t-il, débordant d’envie.
Car le revers subi par l’OM en novembre dernier contre Paris apparaît comme la clé du léger désaccord qui subsiste encore entre le joueur et une frange des supporters phocéens. Fin novembre 2003, l’OM n’est pas au mieux en championnat et en Coupe d’Europe, un coup de poignard de Fabrice Fiorèse à la 87e minute permet au PSG de repartir du Vel’ avec la victoire au grand dam des supporters bleus et blancs. «C’est peut être pour ce but au Vélodrome qu´une petite partie du public a eu du mal à m’accepter, concède l’intéressé. Mais il ne faut pas se focaliser sur ça. Il faut arrêter, les supporters soutiennent une équipe et ses joueurs, et j’en fais partie. Je ne pense pas qu´il y ait réellement de blocage. Je crois surtout que si les gens me sifflent parfois c´est plutôt à cause de la qualité moyenne de mes prestations depuis mon arrivée ici». Pragmatique, il songe au succès contre ses anciens coéquipiers qui pourrait devenir «un match référence et surtout, une victoire référence».
Conscient de ce qui pourrait l’attendre dimanche au Parc des Princes suite à son transfert, le joueur ne se défile pas et s’avoue même «excité» à l’idée de retrouver le Parc : «Ca va vous faire rire mais je vais y retrouver des amis», confie-t-il tout sourire. Il s’est déjà préparé à la bronca qui pourrait lui servir d’accueil sur la pelouse parisienne : «Il y aura pas mal de personnes qui m’aiment... et qui vont se faire une joie de me siffler. A part mettre des boules quiès, je ne peux pas faire grand chose. Je préfère le prendre à la rigolade. En fait, j’aimerais voir si les gens sont bêtes ou pas, voir s´ils sont capables de faire la part des choses».
Deux matches contre Paris pour être adoubé par Marseille, Fabrice Fiorèse ne veut pas choisir entre L1 et Coupe de la Ligue, et il cible la victoire : «Il n’y a pas de préférence, ce sont deux objectifs différents auxquels nous tenons beaucoup. Je ne fais pas de distinction, je veux gagner les deux matches». Premier acte dimanche, au Parc de des Princes.
Bah c´est tout le mal qu´on lui souhaite à Fiorèse de poignarder le PSG comme il nous a poignardé.