Le tribunal des prud´hommes de Marseille, statuant en référé, a mis mardi en délibéré au 16 novembre sa décision concernant la demande de l´ancien entraîneur de l´OM, Alain Perrin, du versement par le club d´une provision de 4,5 millions d´euros pour «rupture abusive» de son contrat de travail.
Evincé de son poste de manager le 14 janvier, Alain Perrin, qui était employé depuis le 1er juillet 2002 en contrat à durée déterminée jusqu´au 31 juin 2005, s´était vu notifier le 18 février, après 35 jours de mise à pied conservatoire, son licenciement pour «faits de harcèlement sexuel sur plusieurs employées, exhibition sur le lieu de travail, défaut d´information de l´employeur».
Lors de l´audience mardi, assez tendue, et qui ne devait évoquer que la forme et non le fond de l´affaire, l´avocat de l´OM, Me Henri Labi, a expliqué avoir «un bon dossier» et posséder «le témoignage d´au moins 11 personnes», évoquant des faits de harcèlement sexuel «d´une extrême rudesse».
Alain Perrin conteste les faits avancés par le club pour justifier son licenciement. «Depuis son licenciement, Alain Perrin ne demande qu´une chose: qu´on lui communique les éléments de preuves de nature à étayer les allégations contenues dans sa lettre de licenciement, a déclaré son avocat, Me Jean-Jacques Bertrand. Mais on joue au chat et à la souris avec ces preuves.», Selon lui, une clause du contrat liant les deux parties oblige le club à verser «l´intégralité des sommes dues jusqu´au terme du contrat», quel que soit le motif invoqué.
Me Labi a quant à lui estimé que la faute grave invoquée rendait le tribunal des référés «incompétent», et demandé à ce que cette affaire soit renvoyée sur le fond.