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INTERVIEW
Barthez : " Ne pas se laisser de joker" 07/09/2004
Blessé à la cheville lors d’un entraînement avec les Bleus, Fabien Barthez n’a pas encore repris avec le groupe phocéen. Avant le déplacement à Sochaux, il tire les enseignements de la défaite face à Metz. Observateur attentif, il donne également son point de vue sur la nouvelle équipe de France.
Tout d’abord comment a évolué ta blessure ?
Fabien Barthez : «J’ai repris la course ce matin. J’ai encore ressenti une douleur assez vive à la cheville. L’inflammation est toujours là. Je me suis donc contenté de trottiner».
Seras-tu opérationnel pour dimanche et le déplacement à Sochaux ?
F.B. : «Je ne m’avancerai pas là-dessus. Il faut voir comment ça évolue. S’il faut sauter un match pour bien guérir, on ne prendra pas de risque». ( *)
Comment l’OM abordera cette rencontre ?
F.B. : «C’est un match capital, il ne faut pas se laisser de joker. Nous l’aborderons comme il le faut. On l’a déjà dit mais c’est vrai, le championnat est notre coupe d’Europe cette saison. Et puis, la défaite contre Metz nous est resté en travers…»
Quels enseignements y a-t-il à tirer de cette défaite au Vélodrome ?
F.B. : «Nous avons fait un début de match catastrophique, moi le premier. Mais nous étions malgré tout parvenus à revenir à la marque. Ensuite, nous nous sommes découverts de manière inconsidérée. Un point, ça aurait été très bien. Même à la maison, au bout du compte ça peut faire la différence un point de plus ou de moins. Nous avons eu trop envie d’arracher cette victoire. Dans un sens, c’est bien. Mais à trop vouloir gagner, on s’expose des fois à des retours de bâton comme contre Metz. Nous devrons nous en souvenir».
Cette contre-performance a-t-elle laissé des traces ?
F.B. : «Il ne faut pas. Nous ne sommes que début septembre, nous n’avons que 3 points de retard sur le premier et la saison sera longue. Il vaut mieux perdre ce point du nul maintenant qu’en mars ou en avril».
José Anigo a commencé les travaux sur le passage à une défense à quatre. Est-ce préjudiciable que ta blessure t’empêche d’y prendre part ?
F.B. : «Non. Je n’ai pas réellement discuté de tout ça avec José. Tout ce qui relève de la tactique est de toute façon exclusivement de son ressort. Au fond, à 4 ou à 5 derrière cela ne change pas fondamentalement mon jeu. Et, on a l’habitude de s’adapter d’un match sur l’autre selon que l’équipe évolue plus ou moins haut.».
Quelle réflexion t’inspire le résultat des Bleus contre Israël ( 0-0) ?
F.B. : «Il n’y a plus de petites équipes au niveau international. Israël l’a démontré contre nous. Ce résultat ne complique pas du tout la qualification au Mondial. Il reste vraiment beaucoup de matches…»
Le discours du sélectionneur était résolument optimiste après le match. Cependant, la France semble avoir du pain sur la planche…
F.B. : «Il y a tout le temps du travail. Après l’Euro 2000, tout le monde pensait qu’on y était, et puis derrière se sont enchaînées les déceptions au Mondial 2002 et au Portugal cette année».
Personnellement, te sens-tu perdu dans cette nouvelle équipe de France ? Comment cela se passe avec les jeunes ?
F.B. : «Je ne me sens pas du tout perdu. Les repères sont différents mais à la limite on ne nous demande pas d’avoir des repères au niveau international. Cela n’a rien à voir avec la vie en club. En sélection, on vient, on joue et on gagne. C’est tout. Quant aux plus jeunes, il n’y a aucun souci à se faire de ce côté là. Ils sont très bien».
- José Anigo espérait mardi que Fabien Barthez serait bon pour le service dimanche à Sochaux
Laurent Oreggia