AVANT-MATCH
Nice-OM : Pour la passe de trois 20/08/2004
Deux victoires en autant de matchs avec une place de leader à la clé, l’OM arrive à Nice gonflé à bloc. Avec leur prometteur nouveau schéma offensif et l’explosion attendue de Luyindula, les Olympiens devront garder la tête froide. Ils auront face à eux des Aiglons derniers de la classe et assoiffés de points. Coup d´envoi à 17h15.
NICE-OM
21/08/04 - 17h15 - C+
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QUAND LUYINDULA DECROCHE...
Coiffé de la couronne de leader, l’OM peut se permettre de viser la gagne à Nice, lanterne rouge. Et pour ce faire d’employer les grands moyens : «Nous ne serons pas frileux au stade du Ray. Nous ne nous priverons pas de nos armes. Je vais mettre mes trois attaquants comme je l’ai fait à domicile depuis le début de la saison. Ca n’ouvre pas forcément plus de portes à l’adversaire. Mes attaquants travaillent aussi défensivement».
Marlet, Bamogo, et Luyindula débuteront donc samedi. Seul le dernier cité n’a pas encore trouvé le chemin des filets. «Ca ne saurait tarder, dès qu’il aura marqué son premier but, les autres suivront naturellement. C’est un talent à l’état pur», assure Anigo.
Pour le «libérer» et le placer dans les conditions optimales, le technicien a eu une discussion avec l’ancien lyonnais après le match contre Bordeaux. Avec effets immédiats sur la rencontre face à Lille. «On s’est aperçu qu’il a besoin de décrocher. On l’a donc positionné différemment, et il était ainsi plus à l’aise que dans une attaque à plat. Il a bien bougé sur toute la largeur. Ca, c’est un vrai souci pour tout entraîneur adverse».
La suite de sa progression est attendue à Nice, dans la foulée de son premier but avec les Bleus, mercredi en amical. L’écho est confirmé auprès de Benoît Pedretti : «Le repositionnement de Péguy est le changement le plus criant comparé au match de Bordeaux. Les deux autres attaquants peuvent faire des appels croisés. On l’a vu contre Lille, Péguy embarque toute la défense ce qui libère Steve ( Marlet) et le défenseur est obligé de le faucher». L’unanimité prévaut donc quant à ce léger changement dont les conséquences dans le jeu olympien pourraient être énormes.
BAMOGO, A NE PAS CONFONDRE AVEC...
Pour l’instant, le monsieur plus du secteur offensif se nomme Bamogo, et ce n’est pas la plus mince des satisfactions d’Anigo : «Après les matches amicaux, beaucoup de gens l’ont trop vite comparé à un ancien olympien… Ca m’a mis en colère. Même si j’ai beaucoup de respect pour Bakayoko, ce n’est pas le même genre de joueur. Habib est un vrai bon élément. Je le crois tout à fait capable d’intégrer le groupe France dans les mois à venir».
Et quand bien même l’international espoirs ne trouverait pas la clé du verrou niçois, l’entraîneur marseillais pourrait toujours s’en remettre à sa réserve : «Je me bats pour garder mon banc tel quel. C’est un véritable atout, on l’a vu sur le but de Steve contre Lille où l’action venait de deux remplaçants entrés en jeu, Olembe et Cheyrou. Sauf si quelqu’un émet un vrai désir de partir, j’aimerais conserver toutes ces solutions».
UN DUEL DE TOUS LES INSTANTS
La réputation sulfureuse de l’équipe et du public niçois frôlant parfois la caricature frappe de son sceau le derby azuréen cette année.
Un parfum de «bataille rangée» exacerbé par la position délicate qu’occupe le «Gym» en ce début de saison. «Ca ne sera peut être pas du beau football, prévient Benoît Pedretti, ça va être un combat. On s’attend à un match difficile. Nice a des bonnes individualités et si on regarde le match contre Lyon ils ont été bons puis ils ont pris un but un peu bête».
La guerre de tranchées ( 0-0) l’an dernier au Ray est encore dans les esprits. «Ce derby a une saveur particulière surtout quand on se souvient du retour là bas l’an dernier, un match âpre, se souvient Steve Marlet, de plus avec le contexte, nous premiers et eux derniers, ce sera un match des extrêmes ce qui est toujours difficile. Mais si on arrive à prendre l’emprise sur le jeu, les coups ce sera secondaire».
Une position de bête blessée des Aiglons qui n’est pas de nature à effrayer les Olympiens. «On a des joueurs expérimentés, répond Laurent Batlles, à nous de les gérer et ne pas tomber dans la provocation. Et puis il faut arrêter, les Niçois ne sont pas des tueurs, ce sont des joueurs de foot. J’en connais certains comme Cobos ou Echouafni, ce sont des mecs bien. Ca va être un duel de tous les instants mais on n’est pas là pour faire des sentiments».