Fabien Barthez est un gardien heureux. En 180 minutes, il n’a pas eu une seule fois à aller chercher le ballon au fond de ses filets. Invaincu, le capitaine annonce la couleur avant le déplacement périlleux de samedi à Nice.
Fabien, à quel type de match va-t-on avoir droit samedi ?
Fabien Barthez : «Ca va être un gros combat, quelque chose de dur. Nous avons débuté la saison par deux victoires. Compte tenu du fait que nous avons beaucoup de nouveaux joueurs, c’est pas mal… Bon, on connaît les derbies. On sait que Nice nous attend de pied ferme après ses deux défaites. Mais nous ne changerons pas notre état d’esprit du fait que ce soit une rencontre à l’extérieur. Si les mecs n’avaient pas les mêmes ambitions à chaque match, ce ne serait même pas la peine qu’ils jouent à l’OM».
Autour du terrain, c’est aussi très «chaud». Les supporters niçois ne sont pas forcément les plus fervents admirateurs de l’OM. Est-ce que ce contexte est plus particulier pour un gardien du fait de sa proximité avec le public ?
F.B. : «Le stade du Ray, c’est un petit stade à l’ancienne, avec effectivement beaucoup d’ambiance. C’est sympa. Personnellement, je sais que je suis attendu partout, comme tous les gardiens d’ailleurs. Au Vélodrome aussi, ils morflent… Ca fait partie du train-train si on peut dire».
L’OM n´avait pas moins de sept joueurs ( Beye, Méïté, Ndiaye, Barthez, Pedretti, Luyindula et Gavanon) en sélection cette semaine. Est-ce que cela peut avoir une influence dans le combat physique de samedi ?
F.B. : «Non, je ne crois pas. Ca ne doit pas en tout cas, car c’est le boulot des mecs que d’enchaîner les matches. Et puis, nous sommes encore au début de saison, donc tout le monde est frais».
Depuis le début de saison, les Olympiens se sont plaints de l’état du terrain du Vélodrome qui subit actuellement une cure de jouvence. A Nice, tu devrais retrouver une pelouse de bonne qualité. Un soulagement ?
F.B. : «Jouer sur un bon terrain met moins de pression au gardien. Il y a toujours un risque de payer cash une pelouse en mauvais état. Ce serait quand même un peu dommage de perdre un match pour ça…»
Une amélioration est perceptible dans le jeu de l’OM par rapport à la saison dernière. A quoi l’attribues-tu ?
F.B. : «Il y a davantage de touches de balle, de volonté de produire du jeu. Nous avons aujourd’hui un jeu moins direct que la saison passée. Nous nous appuyions beaucoup, parfois trop, sur Didier. Quand on compte sur un seul joueur, on ne peut pas aller très loin. Sur mes dégagements aussi je sens que les gars demandent beaucoup le ballon, qu’ils ont envie. J’envoie peut-être du coup moins de longues relances. C’est un plus. Maintenant, on connaît le football. Ca ne servirait à rien de s’emballer. Continuons à travailler et à nous remettre perpétuellement en question».