Merci Batlles
Lors de la première journée du Championnat de France de Ligue 1, Marseille a battu Bordeaux grâce à un but de Laurent Batlles dans les arrêts de jeu ( 1-0). L’ancien Bastiais permet à Déhu et ses nouveaux coéquipiers de débuter la saison de la meilleure des manières même si tout n’a pas été parfait face à de vaillants girondins.
par Maxime Dupuis
On l’attendait cette première de l’Olympique de Marseille. L’OM et son beau recrutement, ses nouvelles stars, l’OM sans Didier Drogba… Il y avait une multitude de raisons de s’intéresser au premier match des hommes de José Anigo version 2004/2005. Face à Bordeaux, déclarée victime expiatoire avant la partie, le club du président Bouchet a réalisé une performance de début de saison honnête et ont décroché le gros lot grâce à un coup de folie tardif signé Batlles. Il faudra monter en puissance pour espérer jouer les premiers rôles cette année.
Un arrêt et puis c’est tout
Au coup de sifflet initial, les pensionnaires du stade Vélodrome démarraient assez timidement. Pendant un bon quart d’heure, les Phocéens ne parvenaient pas à se trouver. Le liant milieu de terrain-attaque était quasi-inexistant et ce sont les jeunes pousses bordelaises qui réalisaient la meilleure entame. Barthez était d’ailleurs le premier portier à s’employer sur un centre de Riera ( 5e). Vite en jambes, le gardien de l’équipe de France allait ensuite très sérieusement se refroidir.
Les Marseillais commençaient à prendre le dessus au milieu de terrain et, sous l’impulsion de Benoît Pedretti, allaient forcer Ulrich Ramé à réaliser son seul arrêt de la première période. C’est Habib Bamogo, du pied droit, qui inquiétait le capitaine des Girondins ( 22e). L’ancien Montpelliérain, très remuant sur son côté droit, continuait de faire des misères à Cyril Rool et tentait une nouvelle fois sa chance à l’entrée de la surface. Son tir fusant passait à un petit mètre du but bordelais ( 35e). Sur une inspiration lumineuse, Benoît Pedretti et son lob n’avaient pas plus de réussite ( 38e).
Bordeaux en trombe
Dominateurs durant les quarante-cinq premières minutes, les Olympiens se faisaient secouer au retour des vestiaires. Par Cohade tout d’abord ( 49e) puis par le vétéran Laslandes ( 52e). Ballottés, les Olympiens allaient se remettre dans le sens de la marche. Sur un corner de Pedretti, Meïte inquiétait Ramé ( 53e). A la baguette et chef artificier sur les coups de pied arrêtés, l’ancien Sochalien se régalait et créait le danger. Comme sur ce coup de pied de coin sur lequel Ramé passait à travers. Beye reprenait du crane mais Cid sauvait sur sa ligne ( 58e).
A l’image de ses jeunes coéquipiers, Cid réalisait une rencontre très sérieuse mais allait vaciller après l’expulsion de Cyril Rool. Averti en première période, l’ancien Lensois rejoignait injustement les vestiaires à une vingtaine de minutes de la fin sur une simulation de Demetrius Ferreira ( 70e). Michel Pavon décidait donc de faire entrer Basto ( à la place de Riera) tandis que son alter ego marseillais lançait Cheyrou, Koke et Batlles. Les trois joueurs frais ne changeaient rien à la situation jusqu’à la 94ème minute. A vingt secondes du coup de sifflet final, Laurent Batlles tentait sa chance du droit. L’ancien Bordelais envoyait une mine sous la barre de Ramé ( 1-0, 94e) et offrait la victoire aux Olympiens. Loin d’être immérité mais cruel pour les Girondins.