voilà un article qui résume bien la situation de l´OM, certes un peu long, mais très complet:
les transferts, la tactique, les interrogations.. etc
L’OM prépare sa nouvelle saison
Publié le : 6/7/2004 par Steve D.
A un mois du championnat, l’OM - actuellement en stage à Albertville - a déjà bien entamé son recrutement avec les arrivées de Pedretti, Dehu, Bamogo et Cheyrou. Ce marché estival des transferts est moins agité que l’an passé sur les bords de la Méditerranée, mais les retouches annoncées par Bouchet et Anigo sont bien là, et d’autres priorités doivent aboutir d’ici peu. Tour d’horizon des forces en présence et de la future équipe dessinée par Anigo.
« On va essayer de faire en sorte que le groupe reste aussi propre et sain que l´an passé. Avec les joueurs que l´on a déjà pris, on devrait être pas mal ». Le discours de José Anigo est clair : lui qui a amené un groupe démuni, en manque de repère et de confiance, jusqu’à la dernière marche de la coupe d’Europe ( UEFA), ambitionne de prôner la stabilité et de conserver le noyau de son groupe. Barthez, Hemdani, Ferreira, Drogba, les fers de lance de la campagne européenne en 2004 seront olympiens cette saison. Bien sûr, les rumeurs de départs de Drogba, Flamini et plus récemment du capitaine Hemdani pourraient enrayer la mécanique olympienne, mais tout cela n’est pour l’heure que spéculations. Excepté les cas épineux de Meriem, Flamini et Marlet, le groupe ne devrait guère changer. Les exemples de Lyon et Monaco sont les plus flagrants dans l’hexagone, la stabilité est généralement gage de sécurité et de résultats. Christophe Bouchet annonçait à l’issus de la saison écoulée, vouloir « apporter des retouches au groupe, et l’améliorer en qualité ». Il est vrai qu’avec le recul, le recrutement de l’année dernière était beaucoup trop conséquent, et que privilégier l’aspect quantitatif n’a guère apporté du bien au club. Au contraire, on le voit aujourd’hui avec l’envie urgente de se séparer de boulets « économiques » tels que Christanval, Mido, Skacel ou Vachousek.
· L’OM et son marché « français »
Après une farouche bataille qui dura plusieurs semaines avec les dirigeants lyonnais et parisiens, l’OM a démarré son recrutement estival sur les chapeaux de roue en obtenant notamment, la signature d’une valeur sûre de notre championnat, Benoît Pedretti. Ce jeune milieu de terrain français ( 23 ans), courtisé déjà l’an passé par Alain Perrin, doté d’une qualité de passe exceptionnelle, d’une vision de jeu intéressante, et véritable patron du milieu de terrain, s’est engagé avec son « club de cœur » pour les quatre prochaines années. Autant dire que l’OM, malgré une décevante 7ème place dans le dernier exercice, montre fermement ses intentions dans ce marché d’été et n’a en aucun point perdu son pouvoir attractif.
Cette signature, qui verra celles de Dehu, Bamogo et Cheyrou s’y ajouter, confirme que l’Olympique de Marseille base essentiellement son recrutement sur des joueurs français. A savoir par-là, la volonté d’acheter des joueurs ( français ou non) évoluant, ou ayant évolué dans le championnat de France. Fini les excuses, parfois à juste titre, d’adaptation ou d’acclimatation : une stratégie de recrutement voulu par José Anigo et Pape Diouf, nommé manager général en mai. Il n’est pas sans connaître le manque de patience des supporters marseillais, et qui d’autre que José Anigo pourrait dire le contraire.
· Une tactique qui se dessine
Dès sa prise de fonction en tant qu’entraîneur de l’équipe première, José Anigo fustigeait le manque de travail tactique réalisé par son prédécesseur, mais aussi les innombrables soucis défensifs antécédents. Pour parer à ces défaillances, il décidait de passer du 4-4-2 au 3-5-2 avec une défense renouvelée et le replacement de Brahim Hemdani au poste de libéro. Un choix qui s’est avéré payant, l’OM maîtrisant tour à tour les attaques déjà bien rodées de Liverpool, Inter Milan et Newcastle. Alors que l’on pensait que cette solution miracle allait être reconduit, le recrutement actuel semble modifier la donne, et laisse présager un 4-2-3-1.
En effet, l’insolante réussite de Didier Drogba à la pointe de l’attaque phocéenne résulte un constant éloquent : le jeu de l’OM s’est montré plus fluide et performant lorsque Drogba se retrouvait seul devant, soutenu par deux ailiers. Les résultats en coupe UEFA ne font qu’accréditer ce constat. Par ailleurs, les venues de Bamogo, auteur de 16 buts avec Montpellier, mais avec une formation d’ailier offensif droit, et celle de Bruno Cheyrou, milieu offensif gauche, permettent d’envisager la même formule pour la saison à venir.
Depuis plusieurs jours, il se dit que Marseille pourrait enrôler Felipe, capitaine et meneur du jeu de Flamengo ( Brésil), qui apporterait cette dose créative et d’ingéniosité qui a fait défaut à maintes reprises au cours de la saison. Le trident offensif Cheyrou – Felipe – Bamogo, placé derrière Drogba, semble être le souhait de José Anigo. Même si les supporters piaffent d’impatience quant à la venue d’un autre génie, celui-là Argentin : Marcelo Gallardo.
Sur le plan défensif, le recrutement de Dehu et Pedretti, respectivement ex-capitaine parisien et sochalien, amèneront un poids supplémentaire à un secteur qui s’est révélé efficace en fin de saison. Toutefois, il existe une énorme interrogation : Frédéric Déhu prendra t-il la succession de Hemdani en tant que chef d’une défense à 5, ou retrouvera t-il comme ce fût le cas au Paris Saint-Germain, une défense à plat composée de 4 éléments. Choix Cornélien pour José Anigo, et ce pour plusieurs raisons.
Des joueurs comme Beye, Méité et Ferreira, très performant dans une défense à 5, apporteront-ils un rendement quasi similaire dans une défense à 4 ? A priori, Habib Beye est le mieux loti puisqu’il excellait à Strasbourg avec cette configuration. Quid de Méité et Ferreira ? Péchant dans la relance, Abdou Méité a montré ses limites l’an passé quand Alain Perrin l’utilisait aux côtés de Van Buyten. Quant à Ferreira, plutôt préoccupé par l’aspect offensif, il devra s’adapter au système mis en place.
Le côté gauche en chantier, les dirigeants marseillais font leur possible pour obtenir la signature de Bixente Lizarazu. Un temps intéressé par Juan Pablo Sorín, c’est vers le Basque que les yeux se tournent, désormais. Devenu une priorité absolue, sa signature pourrait intervenir dans les jours qui viennent, mais son salaire mirobolant fait traîner les débats. Partisan d’une défense à 4, une éventuelle venue de l’international français confirmerait et conforterait l’idée d’un 4-2-3-1 avec Hemdani et Pedretti comme ratisseurs et pourvoyeurs de ballons.
· Une seconde chance ?
Pour être compétitif, et ce même sans une participation européenne, l’OM doit se doter d’un banc. Pour cela, il faut pouvoir doubler les postes, et ceci passe inexorablement par la conservation d’éléments étant susceptible de pallier chaque absence, physique ou autre. « Des joueurs que l’on voyait partir, viendront probablement à être conservé » déclarait Anigo au point presse de samedi. On pense notamment à Mido, voir Olembé et Vachousek. Alors que les dirigeants se disaient prêts à enrôler un attaquant supplémentaire permettant de « faire souffler » Didier Drogba, la solution la plus adéquate ne serait-elle pas de conserver Mido ? Encore faut il que la volonté du joueur soit là. Idem pour Vachousek, pétri de talent, mais qui tarde à le démontrer aux yeux des supporters olympiens. Quant à Olembé, sa polyvalence serait utile à l’entraîneur marseillais, sur le flanc gauche ou bien en tant que milieu défensif, poste côtoyé à Nantes.
A un mois de la reprise, le chantier de l’OM semble encore loin d’aboutir, mais nul doute que les dirigeants s’attachent à construire une formation compétitive et pouvant rivaliser avec ses concurrents tout au long du championnat. Premier élément de réponse avec les rencontres de préparation qui débutent ce mercredi avec OM/Grenoble, à Albertville.