source : http://www.olympiquedemarseille.com/Actualite/news.asp?IdNews=4885
FLASH-INFOS 03/05/20
L´OM, comme vous ne l´aviez jamais vu
De mai 2003 à février 2004, la caméra de Vassili Silovic s’est immiscée dans le quotidien de l’Olympique de Marseille, côté coulisses. Le résultat est diffusé sur Arte cette semaine, tous les soirs à 20h15.
Pendant près d’un an, Vassili Silovic et son équipe étaient là, parmi nous, rue Negresko. La caméra pudique a capté des tranches de vie olympienne. Pas celles que l’on a l’habitude de voir. Pas celles des buts, des joies et des peines du terrain, des conférences de presse soporifiques ou des vestiaires embués.
Au contraire, «Allez l’OM» est un aller simple pour la coulisse qui fait fi des apparences et des clichés. Découpé en cinq épisodes de 26 minutes, le documentaire est une immersion dans le quotidien extra-sportif du club. Celui des transferts ( notamment le départ de Bakayoko), des discussions pour les abonnements, ou encore de la gestion médiatique de «l’affaire Barthez».
La mise en images de situations ( parfois cocasses) plonge le téléspectateur dans la grande famille phocéenne. Elle lui présente trois de ses membres : la direction de l’OM, les responsables des groupes de supporters, et la presse marseillaise. Tout l’intérêt du feuilleton proposé par Arte repose sur l’observation neutre de leurs rapports. Et ils ne manquent pas de sel…
Pour quelle raison as-tu voulu te lancer dans cette aventure ?
Vassili Silovic : «Je n’étais pas du tout un passionné de football. Mais je connaissais Christophe Bouchet avec qui j’avais réalisé un documentaire sur Bernard Tapie. Son arrivée à la tête de l’OM a déclenché mon intérêt. Je voulais savoir comment se dirigeait le premier club de France».
Pourquoi as-tu choisi de raconter l’OM sous l’angle des relations direction-presse-supporters ?
V.S. «Ces trois univers cohabitent fortement. Il y a une vraie distribution des rôles, comme au théâtre, avec un certain plaisir pris dans ce rapport de forces. Par exemple, le club se trouve face à son peuple incarné par les groupes de supporters. Ces derniers lui demande continuellement des comptes, parfois crûment. Au final, c’est comme une grande famille dont les membres s’aiment et se chamaillent sans cesse.
Nous aurions pu aborder d’autres domaines comme les relations avec la mairie. Cela apparaît en filigrane. Quant aux joueurs, même si je ne comptais pas les placer au cœur de l’histoire, ils n’ont pas souhaité participer. En fait, ils ont emboîté le pas de l’entraîneur de l’époque».
Qu’est-ce qui t’a le plus surpris durant ces mois passés à l’intérieur du club ?
V.S. : «Tout d’abord, les chiffres qui circulent comparés à la taille de l’entreprise. L’OM, c’est un peu une PME mais avec des répercussions économiques et médiatiques énormes. Ensuite que l’extra-sportif occupe une place très importante dans ce monde sportif. Les préoccupations financières, sociales, etc… sont tellement nombreuses que le football en tant que jeu et sport peut passer au second plan.
Enfin, j’ai également été surpris par le contraste entre l’image de machine très performante que peut avoir le marché des transferts tel qu’il nous est décrit par la presse et la réalité. Il n’est pas toujours simple pour un club de garder le contrôle des événements. Je pense à l’arrivée de Barthez ou encore au départ de Bakayoko».
Le départ d’Ibrahima Bakayoko est d’ailleurs le sujet du premier épisode…
V.S. : «On a tous en tête l’idée que quand un club veut un joueur, il sort le chéquier et il arrive d’un claquement de doigts. On a trouvé intéressant de raconter un transfert à l’envers. Avec effectivement cet élément non-maîtrisé : la volonté du joueur. Dans le cas de Bakayoko, on observe toute la surprise des dirigeants devant l’entêtement de l’Ivoirien. Le rendu à l’écran est à la fois théâtral, mais aussi humain, je l’espère».
En tournant sur une durée aussi longue et en ne gardant que deux heures, on imagine que les concessions ont été difficiles. As-tu des trésors dans les cartons ?
V.S. : «Des trésors ? Non, je ne pense pas. Toute la difficulté de ce travail était de rendre une impression d’unité alors que nous n’avions que des fragments de vie. Donc, on a du faire des choix. Mais sans censure. Christophe Bouchet a respecté sa promesse de transparence sur le montage».
Laurent Oreggia
" Allez l’OM"
Feuilleton documentaire de Vassili Silovic ( France, 2004, 5x26mn) Coproduction : ARTE France, Point du Jour, OM TV
Lundi 3 mai 2004 à 20:15 ( Rediffusion : 10 mai à 17:45)
Episode 1 : Le rêve retrouvé
Mardi 4 mai 2004 à 20:15 ( Rediffusion : 11 mai à 17:45)
Episode 2 : Enfin, l’Europe
Mercredi 5 mai 2004 à 20:15 ( Rediffusion : 12 mai à 17:45)
Episode 3 : Le grain de sable
Jeudi 6 mai 2004 à 20:15 ( Rediffusion : 13 mai à 17:45)
Episode 4 : L’OM est à nous
Vendredi 7 mai 2004 à 20:15 ( Rediffusion : 14 mai à 17:45)
Episode 5 : Il pleut sur Marseille