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INTERVIEWS 28/04/20
Flamini : " Je savoure au maximum"
Mathieu Flamini avait fait sa première entrée en jeu chez les pros contre Paris en coupe de France. Trois mois plus tard, il retrouvait le PSG en tant que titulaire. «Le football, c’est comme ça, ça va très vite. J’en profite au maximum», assure-t-il.
Mathieu, on imagine que cette défaite à Paris reste difficile à accepter, même avec le recul…
Mathieu Flamini : «C’est un match qu’on aurait voulu gagner. Mais quand on n’est pas à 100% face à une bonne équipe, on le paye généralement. On loupe des choses, et ça ne suit plus mentalement. En tant que Marseillais, ma déception est encore plus grande, mais il faut faire avec…»
Il faut vite tourner la page, car une victoire contre Metz est devenue impérative pour garder une chance de qualification en Uefa...
M.F. : «Oui, c’est une rencontre importante. On va essayer de se rattraper samedi de notre défaite à Paris en empochant les trois points. Ce serait aussi la meilleure des façons de préparer Newcastle».
Tu avais débuté contre le PSG en coupe de France en janvier. Mesures-tu le chemin accompli depuis ?
M.F. : «Avant le match de dimanche dernier, j’y ai repensé. Cette entrée était un moment unique. Elle restera gravée à jamais dans ma mémoire. Effectivement, de l’eau a coulé sous les ponts depuis. Aujourd’hui, je me sens beaucoup plus à l’aise dans l’équipe, je prends davantage d’initiatives. En un mot, je pense avoir progressé».
Et tu nourris ta jeune carrière avec des matches européens de premier ordre...
M.F. : «Avoir la chance d’éliminer Liverpool, d’aller gagner à San Siro, de disputer une demi-finale de coupe d’Europe, tout ça c’est un peu un rêve. Le football, c’est comme ça, ça va très vite. J’en profite au maximum».
Le calendrier fait que l’OM est amené à jouer pratiquement tous les trois jours. Ce n’est pas toujours l’idéal physiquement, mais on imagine qu’un jeune comme toi savoure malgré tout ces moments-là...
M.F. : «C’est vrai, c’est assez épuisant pour les organismes. Mais j’ai conscience d’avoir la chance de faire un beau métier. Dans ces conditions, il faut se plaindre le moins possible, même si ce n’est pas toujours évident d’être à 100% quand il y a une telle succession de rencontres».
Te sers-tu de l’expérience de certains joueurs du groupe pour y remédier ?
M.F. : «J’apprends beaucoup au contact des certains de mes partenaires. J’écoute leurs conseils. Pour bien récupérer, je m’attache à beaucoup boire, à beaucoup dormir. Je limite au maximum les sorties, même pour faire les magasins. J’exerce un métier, et j’essaie de le faire avec le plus possible de professionnalisme».
L.O.