Mais il a rien compris N´Diaye, faut être pessimiste ! !!
INTERVIEWS 16/04/20
Interview de Sylvain N´Diaye
Rarement appelé par Alain Perrin ( qui l’avait pourtant recruté), Sylvain N’Diaye a du attendre l’arrivée de José Anigo pour faire son trou dans l’équipe marseillaise. Après une semaine forte en émotions, il s’apprête à retrouver son ancien club, Lille.
Sylvain, la venue de Lille dimanche entre le déplacement à Milan et celui à Newcastle ressemble à un piège, non ?
Sylvain N’Diaye : «C’est vrai que ça en a tout l’air, même si nos têtes sont maintenant vraiment tournées sur ce rendez-vous de dimanche. On a à cœur d’obtenir la qualification pour la coupe de l’Uefa. Car, dans le cas contraire, on se préparerait à vivre une saison moins palpitante l’année prochaine sans l’Europe. En tout cas, nous sommes encore en course sur deux tableaux, ça prouve au moins que nous ne sommes pas si mauvais que ça… Je nous crois d’ailleurs capable de mener de front ces deux objectifs».
Un mot sur l’apport de José Anigo…
S.N. : «Sans dénigrer son prédécesseur, José a insufflé un nouveau souffle. Mercredi soir, on sentait qu’on pouvait lui offrir un énorme cadeau en éliminant l’Inter. Dans nos relations de tous les jours, c’est un point très positif qu’il soit Marseillais. Quand il nous parle, il incarne d’une certaine manière la voix du peuple olympien».
D’un point de vue personnel, José a aussi fait de toi un titulaire à part entière…
S.N. : «Non, je ne me considère pas comme ça. En ce moment, je suis titulaire mais en football tout va très vite. En tout cas, ça montre la confiance qu’il me porte. Les jambes sont en train de revenir après une première moitié de saison difficile pour moi. Sur le terrain, cela se passe de mieux en mieux avec Mathieu ( Flamini), les automatismes viennent petit à petit. Même si nous devons encore davantage parler pour mieux fonctionner».
Dimanche, tu vas retrouver une équipe que tu as quitté voilà moins d’un an…
S.N. : «Oui, mais ce serait faux de dire que je la connais bien pour autant. Car il y a eu beaucoup de changements depuis mon départ. Il y a un certain nombre de joueurs qui sont arrivés, notamment sous forme de prêt. D’après les échos que j’en ai, ils sont actuellement dans un cycle positif, avec un bon état d’esprit. Lille peut encore prétendre à quelque chose dans le championnat et donc nous devrons nous méfier. La clé du match sera peut-être notre fraîcheur mentale. Elle est due en partie à nos bons résultats européens et à notre victoire à Lyon».
Ensuite, Newcastle arrivera très vite. L’OM a un joli coup à jouer dans cette compétition. Le rêve est-il permis ?
S.N. : «Déjà, évoluer à San Siro était un rêve de gosse pour moi. Alors y gagner, vous imaginez… L’Europe, ce n’est que du bonheur pour nous. Je suis conscient qu’aller en finale de la coupe de l’Uefa est peut-être la chance d’une seule vie. Beaucoup de grands joueurs n’en ont jamais disputé. Tout est possible. Je suis assez confiant avant cette demi-finale. Nous avons les moyens de passer».