Les Marseillais euphoriques
Marseille - Strasbourg 4-0 Marseille ( Bouches-du-Rhône) DE NOTRE CORRESPONDANT
APRÈS LE MATCH NUL à Liverpool ( 1-1) en huitième de finale aller de la Coupe de l´UEFA, José Anigo avait laissé quelques-uns de ses cadres au repos pour accueillir Strasbourg. Dos Santos n´est rentré qu´en seconde période, Batlles a été dispensé et NDiaye ménagé jusqu´à l´heure de jeu. Cela n´a pas empêché l´OM de corriger l´équipe d´Antoine Kombouaré et de laver l´affront du 4-1 encaissé à la Meinau au match aller.
L´expulsion de Fabrice Ehret à la 22 e minute, sanctionnée par un penalty transformé par Drogba, avait donné le ton. Marlet, puis Ferreira par deux fois ( 48 e et 92 e ) ont ensuite marqué à leur tour. « Cette victoire nous fait du bien, car nous venions de prendre quatre buts à Bastia en championnat et il fallait réagir. Il ne faut tout de même pas s´enflammer parce que, chaque fois qu´on redresse la tête, on rechute derrière », explique Brahim Hemdani, le capitaine marseillais. « On avait pointé du doigt les carences de l´attaque, là, tout a réussi », savoure Marlet. Drogba, ménagé après la pause, en raison d´une douleur musculaire, va maintenant s´attacher à récupérer au plus vite. « Je me sentais bien dans le match », lance-t-il. José Anigo, l´entraîneur de l´OM, ne cache pas sa satisfaction : « Si l´on m´avait dit que, dans la même semaine, on ferait match nul à Liverpool et qu´on marquerait quatre buts à Strasbourg, j´aurais signé des deux mains. Cette victoire nous permet de reprendre trois points sur Sochaux, mais rien n´est fait. Si nous confirmons dimanche prochain, là, je serai content. J´ai une bonne semaine pour travailler et quand on gagne, c´est plus facile. » C´est bien là l´essentiel de la soirée de gala offerte aux supporters marseillais. L´OM grappille deux places au classement et se repositionne au contact des écuries européennes. Mais là encore, Anigo ne veut pas se laisser griser par ce score flatteur face aux Alsaciens. « Je ne vais pas me plaindre quand tout nous sourit, mais je sais la fragilité des choses. Au niveau de la qualité du jeu, il y a encore à faire... »
L´attaquant égyptien Mido, mécontent d´être remplaçant, hier, a quitté le Vélodrome avant le début du match. « Mido a vingt ans, c´est comme l´un de mes enfants, commente José Anigo. Il oublie parfois le chemin de la maison et c´est à nous de le remettre sur la bonne voie. Il doit comprendre qu´une équipe, c´est un collectif. Il est au service de ce collectif. On discutera mercredi de ce petit problème familial. »
Jean-Louis Pacull
Le Parisien , lundi 15 mars 2004