source : http://www.olympiquedemarseille.com/Actualite/news.asp?IdNews=4682
A LA UNE 12/03/04
Anigo : " Rien n´est fait"
José Anigo a vécu, écharpe de l´OM autour du cou, jeudi soir à Anfield un grand moment dans sa carrière d´entraîneur. Mais au lendemain de la performance réalisée par ses hommes, le technicien marseillais se veut prudent sur les chances de qualification et pense déjà à Strasbourg.
En arrachant ce match nul, l´OM semble avoir fait un pas important vers la qualification…
José Anigo : " Rien n´est fait. C´est encore du 50-50. Liverpool est tellement fort offensivement qu´il peut nous inquiéter à tout moment. Il faudra un grand OM au match retour pour passer ce tour. J´espère que tout le monde en a conscience. Il faudra peut-être accepter des situations de jeu pas forcément séduisantes mais efficaces".
L´OM a particulièrement bien étouffé les velléités anglaises...
J.A. : " Nous avions projeté de couper les relais qui alimentent l´attaque en pressant Liverpool très haut. Il n´y a que ça à faire quand on se retrouve face à des joueurs qui ont la qualité de passe d´un Gerrard".
On a le sentiment que la position d´outsider convient bien à l´OM…
J.A. : " Quand nous nous levons la pression propre à notre rôle d´équipe phare en France, nous sommes bien meilleurs. A Anfield, je nous ai trouvé dans notre vrai registre. Nous ne sommes encore qu´une bonne équipe de Ligue 1 à qui elle reste beaucoup de travail".
Ce type de match te permet-il d´acquérir des certitudes sur ton effectif en vue de la saison prochaine ?
J.A. : " A Marseille, il y a une sélection naturelle qui se fait. Il y a ceux qui s´y sentent comme des poissons dans l´eau, et les autres. Quand j´observe par exemple la progression d´un joueur comme Habib Beye en quelques mois, cela donne des assurances pour la suite. Il fait partie de ceux qui sont arrivés à extérioriser ce qu´ils avaient en eux".
Robert Louis-Dreyfus était présent jeudi soir. Que vous êtes vous dit ?
J.A. : " Il m´a dit qu´il était content de la manière et de l´esprit affichés par l´OM hier soir. C´est important à mes yeux de donner du bonheur à quelqu´un comme lui qui a tant fait pour ce club".
" Je pense aussi avoir trouvé une certaine assise"
Tu as suivi toute la rencontre avec une écharpe de l´OM autour du cou. C´est une image qui restera…
J.A. : " J´ai toujours revendiqué mon identité olympienne. J´ai simplement profité de ce match de coupe d´Europe pour mettre les couleurs de ma ville et de mon cœur autour du cou. Je suis très fier d´être Marseillais"
Maintenant, il s´agit de tourner la page pour se replonger dans le championnat…
J.A. : " Pour nous, la page est déjà tournée. Nous sommes dans le match contre Strasbourg depuis ce matin ( vendredi, ndlr). Nous avons commencé à le préparer avec des soins pour ceux qui ont joué et un entraînement classique pour les autres".
As-tu toujours dans l´idée de faire tourner ton effectif ?
J.A. : " C´est ce que j´avais dit avant Bastia, et finalement je ne l´ai pas fait. Peut-être que ce sera le cas contre Strasbourg. On peut imaginer que ceux qui n´ont pas joué à Liverpool aient un surcroît de motivation pour montrer leur valeur. Cependant, je pense aussi avoir trouvé une certaine assise dans mon équipe".
Que t´inspire cette formation strasbourgeoise ?
J.A. : " J´ai vu les deux matches contre l´OM ( en championnat et en coupe de France) à la télévision. C´est une équipe qui joue bien, et qui à l´époque disposait d´un fort potentiel offensif avec Ljuboja. L´avantage, c´est qu´elle aime jouer. Le match ne devrait pas être fermé".
Une dernière question plus personnelle : comment envisages-tu l´avenir ?
J.A. : " C´est une évidence que j´ai envie de continuer la saison prochaine. Et maintenant j´ai la certitude que j´ai les capacités pour le faire. Je suis dans la peau d´un entraîneur qui construit sa carrière, c´est pourquoi je suis un peu agacé parfois qu´on me reproche une certaine jeunesse. Il faut bien débuter un jour que je sache. C´est le cas pour tout le monde, dans toutes les professions. On apprend chaque jour un peu plus, et on s´améliore".
Envoyé spécial à Liverpool, Laurent Oreggia