Dimanche soir, auront lieu au Stade Armand-Cesari les retrouvailles entre Laurent Batlles et Bastia. Le milieu de terrain marseillais, en visite avec l’OM, ose espérer qu’il sera bien accueilli par un club et des supporters qui lui sont chers.
Laurent Batlles, dimanche, vous ferez votre retour à Bastia ?
Oui, ça va être un match particulier pour moi car, comme je l’ai toujours dit, si je suis à Marseille, c’est un peu grâce aussi à tous les joueurs, supporters et dirigeants de Bastia. Je n’étais pas parti pour partir au mois de décembre, j’avais prévu de rester jusqu’à la fin de saison à Bastia et de trouver autre chose ensuite. Je suis très content de retourner là-bas, mais ça va être à double tranchant, car nous avons besoin de gagner en championnat. Eux aussi ont besoin de points. Donc, j’irai avec le maillot de Marseille, mais, par rapport à tout ce qui s’est passé pendant un an là-bas, ça sera quand même avec beaucoup d’émotion que je retrouverai Furiani.
Comment imaginez-vous que les Bastiais vont vous accueillir ? Chaleureusement ?
Oui, je l’espère car je leur dois énormément, je l’ai exprimé avec beaucoup de sincérité, ce n’était pas du vent. Ca s’est très bien passé pendant un an là-bas et j’espère que ça se passera bien. D’après les échos que j’ai eus, ça devrait bien se passer. Beaucoup de gens m’appellent encore de Bastia et souhaite que je revienne y jouer. Il me tarde surtout vraiment de retrouver mes anciens coéquipiers, le staff et tous les supporters bastiais. Car j’ai passé un an extraordinaire là-bas.
Le téléphone doit commencer à vous brûler l’oreille ?
Oui, mais, maintenant, je suis Marseillais. Si nous pouvons gagner à Bastia, nous ne nous en priverons donc pas. Même si je sais très bien que beaucoup de monde là-bas joue le maintien et a besoin de points. Quand je suis parti de l’équipe, elle avait 24 points et ce n’est pas facile de laisser l’équipe dans cette situation. Ils ont les ressources pour assurer le maintien, mais, avant cela, il leur faudra battre Marseille et cela ne sera pas facile pour eux.