Bouchet : " Maintenir le cap"
A quelques heures d´un match primordial pour la suite de l´aventure européenne de l´Olympique de Marseille, le Président Christophe Bouchet fait le point sur les remous que traverse actuellement le club phocéen.
Avant ce match important contre le Partizan, peut-on faire le point sur la situation du club, car on a assisté le week-end dernier à une tempête médiatique…
C.B. : " La tempête médiatique s´est déclenchée toute seule, elle n´est pas venue, ni de moi, ni du club. Quand on perd 6 de nos 7 derniers matchs, dont la plupart au Vélodrome, les supporters ne le supportent pas et il est normal que le temps se couvre. Mais il faut essayer de garder la tête froide, de maintenir le cap. Les expériences passées ont prouvé que tout changer n´apportait pas forcément de bonnes solutions."
A la lecture des journaux de dimanche, on pouvait penser qu´Alain Perrin était sur le point de partir…
C.B. : " J´ai lu les journaux au petit déjeuner et j´ai eu ce sentiment… Les gens me prêtent des repas, des dîners, des rendez-vous avec telle ou telle personne. Je suis assez calme. On ne peut pas vraiment être serein après six défaites… Mais il faut savoir se préparer pour les prochaines échéances. Toutes ces défaites n´ont pas la même signification, ce qui est gênant, c´est qu´elles arrivent eu même moment. Le staff et les joueurs en ont une bonne analyse, il faut donc se serrer les coudes. On est à Belgrade, c´est là que l´on va voir si les joueurs, mais aussi l´ensemble du club, sont des hommes."
On a pu lire qu´il y avait un malaise entre les joueurs et Alain Perrin ?
C.B. : " Quand on perd autant de matchs prestigieux, s´il n´y a pas de malaise, c´est qu´il y a un problème. Personne ne peut dire, aujourd´hui, qu´il n´y a pas de malaise. Mais ce n´est pas une raison pour faire n´importe quoi. Il ne faut pas risquer de faire encore pire. Il y a une crise mais tout le staff et les joueurs en sont pleinement conscients. C´est un peu comme si nous en étions à la 43ème minute de la première période d´un match de football, il nous reste deux minutes avec trois minutes de temps additionnel, il faut se livrer à fond. A la mi-temps ( le Président de l´OM fait allusion à la trêve, ndlr), on y réfléchira tous ensemble, joueurs, staff et dirigeants. Ce n´est pas en plein enchaînement de matchs, comme nous le vivons actuellement, que l´on va tout changer. Je n´ai eu aucun rendez-vous avec des entraîneurs."
Quelle est l´importance de la qualification en UEFA pour le club ?
C.B. : " C´est primordial au niveau sportif. Ce qui nous manque à ce groupe, ce sont des matchs de référence contre des équipes fortes. Il faut progresser pour engranger ce genre de rencontres. Ce groupe a de la valeur, on est capable de rivaliser avec Porto, Lyon, Monaco. Il faut le prouver en jouant contre des équipes européennes. C´est important pour la confiance, l´expérience et pour inverser la tendance."
Avez-vous trouvé une explication à cette mauvaise période ?
C.B. : " Le groupe a traversé des périodes déstabilisantes : le match de Madrid a été mal vécu, la venue avortée de Fabien Barthez. Si on avait pu en mesurer la secousse avant, on aurait agi autrement. Ensuite c´est une question de mental. Il faut être très fort, à ce niveau, pour enchaîner les matchs, les entraînements, les mises au vert.
On rencontre aussi des problèmes au niveau sportif avec des blessures ( Christanval indisponible en début de saison, Dos Santos toujours convalescent).
Peut-on s´attendre à des évolutions dans les jours ou les semaines à venir ?
C.B. : " Non, nous faisons tout ce qu´il faut pour être stable. Rien n´est noir. Il faut que l´on fasse tous juste un petit peu mieux, moi le premier, pour y arriver. On n´est pas loin… Et puis changer de cap pour tourner en rond dans la tempête ne servirait à rien."