attention les gars, Coupet parle d´amour du maillot !
c´est bizarre, je croyais que c´etait uniquement réservé à St Etienne et Marseille !
pourtant Coupet à joué à St Etienne non ?
et il dit ça de l´OL ? tiens tiens....
«L’amour du maillot transpire »
GRÉGORY COUPET pense que le groupe
lyonnais a les moyens de voir loin.
Sur le parking des joueurs, le gardien lyonnais est bien entouré.
Il s’attarde de longues minutes pour raconter cet OL qui n’en
finit pas d’impressionner,à la fois par sa sérénité et par ses performances,
jusqu’ici sans tache.
LYON –de notre envoyé spécial
« COMMENT AVEZ-VOUS vécu
cette soirée en Turquie ?
– C’était une grosse performance.
Nous avons réussi à nous exprimer
dans une ambiance chaude. Quandon
a pris le but, on ne s’est pas désunis ;
c’est la marque d’une équipe qui ne
doute pas. Il se dégage actuellement
une sérénité, une confiance et une
volonté de se battre ensemble. Quand
les Turcs ont inscrit leur but, on avoulu
en rajouter un pour les laisser à distance.
Ce serait vraiment pas mal,
dans un groupe aussi relevé, d’obtenir
la qualification dès la quatrième
journée.
– Il ne faudra pourtant pas trop
s’enflammer…
– Nous avons des références. Il ne
faut pas oublier Monaco l’an passé :
en Championnat, les Monégasques
avaient dix points d’avance en janvier
et deux de retard trois mois plus tard.
On ne doit pas nous infliger ça en
retour. Nous avons l’obligation de ne
pas nous relâcher et d’avoir le même
esprit conquérant en Championnat.
– Est-ce l’OL le plus fort que
vous ayez connu ?
– Actuellement on peut le dire, mais
on fera les comptes à la fin de la saison.
On ne sera plus forts que lorsqu’on
aura gagné des titres. On peut
simplement parler de notre plus beau
début de Championnat : nous pouvons
même essayer de faire le plus
beau champion d’automne.
– Aller de Fenerbahçe à Istres
( samedi, 17 h 15), n’est-ce pas
délicat à gérer mentalement ?
– Le stade sera différent, l’ambiance
aussi. Il faut arriver à se reconcentrer,
à trouver la motivation.
– 2005 peut-elle être l’année de
Lyon ?
– Si on gagne quelque chose, encore
une fois... Il ne faut pas se gargariser,
même si on impressionne. Restons
humbles. Cela n’empêche pas l’ambition.
– Comment vivez-vous votre
invincibilité actuelle ?
– Elle renforce l’équipe dans ses
objectifs. Si on pouvait être invaincus
toute l’année, ce serait exceptionnel !
On s’impose des défis et cette série en
est un. Mais il faut avoir l’humilité de
savoir qu’on peut perdre à tout
moment, qu’on peut perdre à Istres.
C’estmême dangereux de faire face à
tous ces éloges. On s’installe ensuite
dans un train-train qui peut faire mal.
– D’où votre coup de gueule à
Prague ( 2-1)après lematch ( *) ?
– À Prague, c’est la rencontre où on a
été le plus gentil. Et on aurait pu
perdre des points importants. Je l’ai
dit aux joueurs dans le vestiaire. Il est
important d’assumer ses propos. On
s’était relâchés, on était moins disciplinés.
Notre force est collective.
Quandon parle d’amour du maillot, ici
il transpire. On a du plaisir à se transcender
les uns pour les autres. Il y a un
vrai don de soi.
– Le groupe est renouvelé et on
a l’impression qu’il vit ensemble
depuis une éternité. Pourquoi ?
– Je ne me l’explique pas. Mais il est
facile de s’intégrer à l’OL, à ce groupe,
à cette ville. Les joueurs sont simples.
Il y a aussi une grande stabilité au
niveau des dirigeants et un très bon
préparateur physique qui est là depuis
longtemps ( Robert Duverne).
– Vous empilez les performances
de haut niveau. N’est-ce
pas trop dur d’être la doublure
de Barthez ?
– Au contraire, c’est une belle motivation.
C’est même peut-être grâce à
ça que j’ai les dents longues.
– Lyon semble à l’abri d’une
crise, comme celle que vivent
Paris ou Marseille…
– On arrive à perpétuer des relations
simples, tout le monde le voit bien.
Entre les joueurs et la presse, c’est
simple et convivial. Je vous parle là,
sur le parking, comme les autres
joueurs le font. Ça peut désamorcer
toutes sortes de problèmes : entre
vous et nous, ça ne crée jamais de tensions.
Quand certains clubs s’enferment,
ne parlent pas, ça devient plus
compliqué, ça met une pression négative...
»
HERVÉ PENOT
( *) Il n’avait pas apprécié la fin de
rencontre.