LYON ENCORE UNE FOIS
Par Olivier Paquereau
Pour la troisième année consécutive, Lyon a été sacré champion de France. L´OL, qui disposait sur le papier du meilleur effectif, a finalement eu raison d´une enthousiaste équipe de Monaco, longtemps leader.
Monaco leader 25 fois, Lyon 9 !
Le 9 janvier 2004, Monaco s´impose devant Lyon ( 3-0) lors du match-phare de la 20e journée du Championnat de France. Pout tout le monde, la situation paraît claire. L´équipe de la Principauté, leader de la L1 depuis plus de trois mois, ne semble pas capable de laisser filer le titre. Pourtant, le 23 mai, c´est bien Lyon qui est champion de France. Et Monaco n´est même pas sûr de disputer la C1 la saison prochaine ! En fait, le Championnat a été découpé en deux parties : la première a vu Monaco régner pendant exactement 25 journées, la seconde a été marquée par le retour en force de Lyon. Comme lors des deux précédentes saisons, les Lyonnais ont laissé du champ à leurs adversaires, avant de grignoter doucement du terrain. Fort d´un collectif soudé sur toutes les lignes, l´OL a finalement pris le dessus sur une AS Monaco, agréable à regarder mais usée sur le plan physique au fil des matches. Avec, à l´arrivée, un bilan impeccable et impressionnant : Lyon a marqué 79 points - soit le meilleur total en L1 depuis Monaco en 1997 - et remporté 24 matches sur 38. L´OL a également fini le Championnat avec la meilleure attaque ( 64 buts inscrits) et la meilleure défense ( 26 buts encaissés). Tout simplement réaliste.
Et le Paris-SG dans tout ça ? Avec une nouvelle équipe en début de saison ( Graille comme président, Halilhodzic comme entraîneur, Pauleta comme recrue principale), le club de la capitale espérait une qualification européenne, mais ne s´attendait pas à jouer le titre de champion à trois journées de la fin de la saison ! Cela n´était pourtant pas gagné au soir de la 5e journée, lorsque le PSG n´occupait que la 17e place du classement. Mais Paris a doucement remonté la pente, avant de monter crescendo vers les sommets. D´octobre à février, l´équipe de Halilhodzic a occupé la 4e place, puis a grimpé d´un cran, à la faveur d´une victoire à Toulouse ( 1-0), et est restée à ce niveau jusqu´au mois de mai. Dans l´ombre de la course-poursuite entre Lyon et Monaco, le Paris-SG a ensuite fait mieux qu´un simple rôle d´arbitre, en chipant la 2e place à l´ASM. Un sésame qui lui a finalement ouvert les portes de la Ligue des champions.
Le seul ténor de la L1 à ne pas s´être mêlé à la course au titre a été l´Olympique de Marseille. Leader seulement au soir de la 6e journée, l´OM a ensuite lentement décliné : 2e fin octobre, 3e un mois plus tard, puis, brutalement 6e. Et l´équipe phocéenne n´a jamais été en mesure de remonter la pente. Alors qu´on croyait que Marseille avait fini par trouver une certaine stabilité après des années de galère, les périodes de doute ont ressurgi, entraînant la chute du manager général Alain Perrin et l´arrivée, au poste d´entraîneur, de José Anigo. Malgré un beau parcours en Coupe de l´UEFA, l´OM n´a pas su redresser la barre. Bilan : une 7e position, bien loin de ses espérances.