National Akpakoun 1 Ð Reims 0
Bien plus que ses prestations en Rouge en Blanc, Rodrigue Akpakoun laissera une drôle de trace de son court passage au Stade de Reims. L´international béninois vient de gagner le procès qu´il avait intenté au club rémois devant le tribunal des prud´hommes.
Récemment, le Stade a été condamné à verser à son ancien attaquant, l´année de contrat qu´il réclamait, majorée des dommages et intérêts pour préjudice professionnel et moral.
Arrivé à Reims en juin 2001 en provenance de Sète, Rodrigue Akpakoun avait paraphé un contrat fédéral réglementaire d´un an, agrémenté, selon lui, « d´un avenant d´une année supplémentaire si le club accédait en Ligue 2 et s´il avait disputé au moins 25 matches ».
A l´intersaison, peu satisfait de sa production et en accord avec l´entraîneur Marc Collat, le club a alors proposé au joueur de le garder dans son effectif mais à des conditions financières revues largement à la baisse, « mon salaire d´alors était divisé de plus d´un tiers », précisait-il.
L´audience de conciliation du 23 juillet 2002 ne débouchait sur aucun accord. Celle fixée en novembre de la même année était reportée en février 2003, le joueur ayant changé de conseil.
Défendu par l´avocate parisienne Me Kadri Ð également défenseur du FC Istres Ð, Rodrigue Akpakoun obtenait finalement gain de cause. « J´en faisais une affaire de principe, pas une question d´argent. Je suis d´autant plus satisfait que le tribunal a répondu à toutes mes exigences, estimant que la démarche du club avait été abusive », affirmait-il hier depuis Tunis, où il dispute la Can avec la sélection du Bénin.
Côté rémois, on ne se satisfait évidemment pas de ce verdict : « Nous ferons appel », explique le président Jean-Pierre Caillot, tout en précisant que la somme à verser au joueur avait été provisionnée.
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