« Nous sommes en crise »
Bordeaux - Strasbourg Strasbourg ( Bas-Rhin) DE NOTRE CORRESPONDANT
LES CHIFFRES parlent d´eux-mêmes. Depuis la trêve hivernale, Strasbourg n´a gagné qu´un seul match ( contre Le Mans, 3-0, 23 e journée), n´a pris que six points, n´a marqué que neuf buts, le tout en onze matchs. Un bilan digne d´un relégable.
Un bilan qui a plongé le Racing à la 14 e place de la L 1 et, jamais cette saison, la menace de la descente en L 2 n´avait été aussi présente ( quatre points d´avance sur Metz). « Nous sommes dans une situation d´alerte. D´une certaine manière, nous sommes en crise », dit d´ailleurs le directeur sportif, Marc Keller. Pourtant, en début de saison, les Strasbourgeois d´Antoine Kombouaré avaient le vent en poupe. Ils marquaient ( 30 buts fin décembre), développaient un jeu séduisant et certains les considéraient même comme l´une des bonnes surprises du championnat, notamment après leur victoire sur l´OM ( 4-1) le 17 octobre. Mais tout ça s´est envolé dès le début 2004. « Depuis deux ou trois ans, le club connaît une période délicate en janvier-février. Donc nous avions anticipé ce coup de moins bien, confie Keller. Mais maintenant, ça suffit ! S´il y a eu des circonstances, à présent, il faut que chacun se sorte les tripes. » Le ton est tout aussi rentre-dedans chez le président. « Quand nous avions repris le club, ce que personne ne voulait faire, précise Egon Gindorf, nous avions dit aux joueurs que nous prenions un risque, que ce club n´allait pas très bien. Nous nous sommes mis au travail et nous attendons d´être payés en retour par les joueurs. Un sportif ne doit pas uniquement avoir en tête l´argent qu´il peut gagner, mais il doit penser à ce que porter le maillot du Racing représente pour les gens. » Pour Keller, comme pour Gindorf, la responsabilité des joueurs est donc clairement engagée dans les résultats actuels.