Une interview de Marc Wilmot concernant la rencontre de jeudi.
Marc Wilmots a accompagné, dimanche, l´entraîneur bordelais à Bruges-Anderlecht
DONGELBERG Consacré sur le tard en équipe nationale, Marc Wilmots a également marqué l´histoire des clubs qu´il a fréquentés. Il est le bienvenu à Saint-Trond et au Standard. Il retournera un jour à Schalke 04. Il a évolué moins longtemps à Bordeaux -une saison, en 2000- 2001- mais la confrontation européenne entre les Girondins et le Club Bruges lui poserait presque un petit problème de conscience. «Je me sens viscéralement belge. Je suis donc tenté de soutenir notre dernier représentant en Coupe d´Europe. Mais j´ai aimé Bordeaux au point que j´y ai acheté une maison, à Saint- Aubin-de-Médoc. Je retourne en Gironde tous les trois ou quatre mois. Je serai donc partagé, jeudi soir...»
Il le sera d´autant plus qu´il a suivi, dimanche, le choc entre Bruges et Anderlecht. Il servait de cicérone à Michel Pavon, l´entraîneur des Girondins: «Michel fut mon capitaine d´équipe en Aquitaine avant de répondre à une sollicitation du Betis Séville. Il habite à cinq cents mètres de ma maison. Il la surveille de temps à autre. Il a trois garçons, moi, deux. Quand nous nous retrouvons, nous improvisons de fameuses parties de ballon.»
Marc Wilmots et Michel Pavon ont dialogué en entraîneurs, dimanche, dans la Venise du Nord: «Michel n´est pas un adepte de longues palabres. Il sait très bien ce qu´il veut. Son discours fait d´autant plus vite mouche que sa vision du football est lumineuse. Tactiquement, il voit très clair.»
Le Bordeaux d´aujourd´hui est plus anonyme que celui de Wilmots. «Frédéric Roux, le suppléant du gardien Rame, Jemmali, Basto et Feindouno étaient substituts à mon époque. Ils étaient jeunes, aussi. Ils ont beaucoup progressé aujourd´hui. La jeunesse est d´ailleurs une caractéristique de cette formation. Les Girondins disputent un championnat moyen parce que les transferts qu´ils ont réalisés n´ont pas instantanément répon- du à l´attente. Deivid n´a pas vraiment remplacé Pauleta. Il est tout jeune. Au Brésil, il avait inscrit quinze buts en dix-huit matches. Venu du Real, Celades a mis du temps à s´imposer. Riera est excellent. Mais il n´a, lui aussi, que vingt-deux ans. Chamakh, qui remplace Darcheville, a vingt ans, tout comme Planus, le défenseur titulaire. Costa est un authentique espoir brésilien.»
Marc Wilmots n´émet aucun pronostic: «Cette confrontation de styles m´allèche vraiment. Je m´attends à deux belles parties. Athlétiquement, le Club est supérieur aux Girondins. S´il peut presser haut et exploiter les coups de coin et les coups francs, il peut se qualifier. Les deux équipes sont proches l´une de l´autre.»
Quel conseil Marc Wilmots dispenserait-il à Trond Sollied? «Je l´inciterais à exploiter la taille supérieure de ses joueurs. Je le convaincrais de faire reculer les Girondins et de multiplier les centres.»
A Michel Pavon, Marc Wilmots a suggéré: «Jouez à ras de terre, ressortez les ballons proprement. Surtout, ne balancez pas de longs services!»
Dimanche, un attaquant brugeois a crevé l´écran de Marc Wilmots: «Verheyen m´a épaté! Comme il court intelligemment! Il est malin comme un singe: toutes ses actions sont efficaces. Dans les grands matches, il répond toujours présent.»
Marc Wilmots se réjouit aussi du bon esprit qui a présidé au premier match: «Le Club et les Girondins se sont, très courtoisement, échangé deux cassettes de leurs matches. C´est bien...»
Le Hesbignon n´a pu honorer l´invitation bordelaise. Mais il se réjouit déjà d´assister au match retour...
source: http://www.dhnet.be