un p´tit mot sur la formation :
La formation en question
La jeune génération verte a poussé les portes des pros. L´ASSE peut se flatter d´avoir formé 55% de son effectif professionnel actuel. Frédéric Antonetti évoque la formation stéphanoise, ses exigences, ses orientations et ses contraintes face à la concurrence.
En début de saison, vous avez souhaité mettre en place une vraie politique concernant les jeunes. Où en êtes-vous ?
L´ASSE possède un centre de formation avec des jeunes de qualité qui se montrent. S´il n´y avait pas eu un travail de fond effectuer auparavant, qui remonte à 4-5 ans en arrière, il ne serait pas possible de mettre en place une politique de formation. Rendons donc à César ce qui appartient à César et donc à ceux qui ont mis cette politique de formation en place. Cela porte ses fruits maintenant et peut-être un peu tôt car si certains jeunes avaient effectué une année supplémentaire en formation, cela ne leur aurait pas fait de mal. Mais c´est la force des choses, l´occasion fait le larron.
Quel bilan en tirez-vous ?
C´est un travail de longue haleine. Quand on décide à un moment donné de faire une ouverture sur les jeunes, il faut être patient. Quand ils n´ont que 18 ans, ils sont moins performants qu´à 23 ans. Notre travail consiste à les amener petit à petit à prendre conscience de l´écart qui existe entre les équipes de jeunes et les pros, des exigences du niveau professionnel. Les jeunes doivent se rendre compte qu´à un moment donné, ils vont avoir l´opportunité de signer leur vrai contrat professionnel à Saint-Étienne et que s´ils travaillent, il y aura des ouvertures.
Comment décidez-vous de lancer un jeune ?
C´est simple quand il le mérite. On veut toujours gagner tous les matches. Dès qu´on pense qu´un jeune va apporter, on le fait jouer. Mais le mérite prime.
Quelles consignes leur donnez-vous avant un match ?
Les consignes ? D´avoir les qualités de la jeunesse, c´est à dire l´insouciance, le culot et de jouer comme s´ils étaient avec les 18 ans ou la CFA. Ils doivent jouer libérés. A partir du moment où un jeune a des qualités, la suite vient toute seule. Cela reste du football.
Quelles sont vos satisfactions jusqu´ici ?
C´est encore trop tôt pour en tirer quelles que satisfactions que ce soient. Si je suis satisfait sur la généralité, je le serai encore davantage quand l´un d´entre eux signera pro, quand l´un d´eux deviendra titulaire en pro. Aujourd´hui, nous avons quatre joueurs formés à l´ASSE, sur les dix dernières compositions d´équipe, qui font régulièrement partie du onze de départ : Janot, Hernandez, Mendy et Sablé. Concernant l´effectif total, sur 28 joueurs qui le composent, 15 d´entre-eux ont été formés au club. 55 % des joueurs de l´effectif sortent du centre de formation de l´ASSE. On fait dire ce que l´on veut à des statistiques mais cela reste tout de même la réalité. Les résultats chez les jeunes en CFA prouvent que nous sommes sur la bonne voie. La saison dernière, trop de pros empêchaient les jeunes de jouer avec la réserve. Cette saison, ils le peuvent et c´est une bonne chose.
Que pensez-vous que les jeunes apportent aux pros ?
Ils sont là pour réussir mais aussi pour titiller les pros. Un jeune qui arrive, cela crée de la concurrence.
Comment voyez-vous l´avenir de la formation ?
Il faut quand même rester très prudent. A Saint-Étienne, on fait souvent référence aux années 70. Ce contexte a complètement changé. Aujourd´hui, pour être performant au niveau du centre de formation, il faut prendre en compte la concurrence qui s´est élargie. A l´époque, deux clubs faisaient de la formation : Nantes et Saint-Etienne. C´était plus facile car ils n´avaient que du premier choix.
Un travail de fond a été effectué à l´ASSE mais maintenant la concurrence est sévère. Si on veut continuer ce travail, il va falloir investir sur le recrutement car c´est là où tout se joue. Certains n´hésitent pas à mettre la main au porte-monnaie pour enrôler un jeune de 14 an. Si l´on veut avoir des jeunes qui aillent au bout, il va falloir non seulement bien travailler à l´école de football de l´ASSE mais aussi aller se battre sur le terrain avec Lyon, Auxerre ou Nantes, qui ont un avantage, celui d´avoir plus de moyens.
source : http://www.asse.fr
> allé samy houri ! !!!!!