La palme pour Les Verts
22/05/2004
Par ERIC DELTOUR
De Sports.fr
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La 38e journée à la loupe
Terrible chassé-croisé samedi lors de la 38e journée de L2 au cours de laquelle Saint-Etienne et Caen se sont livrés un superbe mano à mano à distance pour la conquête du titre. Pendant que les Normands écrasaient Troyes ( 3-0), les Verts, tenus en échec par Châteauroux sur leur pelouse, ont finalement arraché leur troisième titre de champion de France de L2 grâce à un but exceptionnel de Damien Bridonneau inscrit à quatre minutes du coup de sifflet final. En bas de tableau, Valence, dominé à domicile ( 0-1) par Angers, accompagnera Besançon et Rouen en National.
Les Verts se sont arrachés pour le titre.
Quel final! Au terme d´un championnat de L2 de très haut niveau, au cours duquel la course à l´élite aura rarement atteint un tel niveau, tant par la densité des prétendants que par le suspense permanent qu´il aura suscité, Saint-Etienne et Caen ont offert samedi un final en forme d´apothéose. Stéphanois et Normands, en un chassé-croisé haletant, auront signé une digne conclusion à cet infernal parcours du combattant.
Les Verts n´ont pas craqué. Malmenés par une équipe de Châteauroux, capable de recoller au score dans un contexte qui lui était pourtant totalement défavorable, les hommes de Frédéric Antonetti auront dû aller chercher au plus profond d´eux-mêmes les ressources pour remporter ce succès sans lequel le titre, récompense attendue par tout le peuple vert, se serait envolé pour... la Normandie.
Bridonneau, ce héros
Car pendant que la Berrichonne préparait au mieux sa finale de Coupe de France face au Paris SG, le Stade Malherbe ne faisait qu´une bouchée de Troyes ( 3-0). Pour les adieux de l´icône locale, Franck Dumas, les Malherbistes ont fait mieux qu´assuré l´essentiel. Dans un Stade d´Ornano rempli jusqu´à à la gueule, avec près de 20 000 personnes réunies pour l´occasion, c´est à un véritable festival que se sont livrés les Caennais. Un but dès la quatrième minute de jeu de Ben Askar et Malherbe se retrouvait champion potentiel grâce à une meilleure différence de buts. De quoi refroidir Geoffroy-Guichard impatient de voir ses protégés ouvrir enfin la marque. Et si à Caen, la fête à Dumas battait son plein, dans le Forez, un autre vétéran allait être à l´honneur. Suite à une faute indiscutable sur Compan, Patrice Carteron se voyait offrir une occasion unique de délivrer les siens sur penalty et de recueillir l´hommage de Sainté.
Un but qui suffira au bonheur stéphanois jusqu´en milieu de seconde période et au but de Guei ( 68e) pour une équipe de Châteauroux, tout à coup soudée autour d´une même cause. Un supplément d´âme suite à la grave blessure de leur coéquipier Giraudon, victime d´une nouvelle rupture du tendon d´Achille en première période. Révoltés par ce coup du sort qui privera leur camarade de la finale du Stade de France face à Paris, les Castelroussins étaient parvenus à instiller le doute dans les esprits stéphanois.
Dumas-Carteron: l´hommage
Dumas s´en va avec le sentiment du devoir accompli.
D´autant plus que les nouvelles venues de Caen étaient alors contraires à la consécration des Verts. A d´Ornano, forts d´une vingtième victoire cette saison, on fêtait déjà Franck Dumas en un tour d´honneur à la hauteur du personnage quand le jeune Vert Damien Bridonneau, poussé par plus de 30 000 supporters stéphanois, d´une reprise de volée magique, s´en allait offrir le titre à un stade en délire. Un troisième titre en deuxième division venait alors grossir le richissime palmarès stéphanois. Dans l´attente du trophée rapportée par Frédéric Thiriez, le président de la Ligue, Antonetti et ses joueurs pouvaient exulter après une saison où les embûches se seront multipliés autant dans la coulisse que sur le terrain.
Un terrain fatal samedi à Valence, dominé sur sa pelouse ( 0-1) par le SCO d´Angers, adversaire direct dans la lutte pour sauver sa tête en L2. Au terme d´une saison mouvementée, marquée par une succession de trois entraîneurs différents, les Angevins, repris en mains par Noël Tosi, ont signé une série de sept succès en onze matches, abandonnant le dernier billet pour le National aux Valentinois. Relégués à la 18e place par Gueugnon, victorieux ( 0-5) à Lorient, et par Laval, vainqueur surprise ( 3-4) à Amiens, Ravera et ses hommes n´ont plus que l´espoir hypothétique de voir leur défaite à Istres ( 1-3) cassée ( *) pour sauver leur tête en L2.