landreau vu par Suaudeau:
Votre première rencontre avec Micka ?
C’était au centre de formation. Mais vu comme il était « foutu », je le regardais pas trop ( rires). Je parle pas de sa tête mais de son gabarit. Il avait pas d’allure. Je m’y intéressais pas plus que cela. En même temps, je dois dire que j’ai jamais été un spécialiste des gardiens. De toute façon, pour bien connaître un joueur, il faut passer du temps avec lui. C’est ce qui est arrivé lorsqu’on est allé disputer la Coupe de l’Amitié en Belgique. Entre les blessés et les suspendus, je n’avais plus de gardiens et c’est donc lui que j’ai pris. Là, forcément, quand on passe du temps avec les gens, comme je le disais, c’est différent. Moi j’ai toujours vécu mon job qu’à travers la relation.
Comment s’est-il comporté justement lors de ce déplacement ?
Il appréhendait rien, lui. C’est quand même appréciable pour un entraîneur…surtout en ce qui concerne les gardiens. Parce que derrière le gardien, y a plus personne ( rires). Il avait cette forme de confiance ( qui n’est pas de l’irresponsabilité chez lui) qui fait qu’il sentait qu’il était fait pour ça, pour prendre des responsabilités à ce poste-là.
Après cette compétition, il a continué à s’entraîner avec le groupe pro qu’il n’a plus quitté.
Continuez-vous à suivre ses prestations depuis votre départ en 1997 ?
Je m’intéresse au personnage…Il a un avis sur pas mal de choses : à la fois sur l’équipe, sur le jeu et lui il craint pas de les dire. A l’inverse de beaucoup qui en parlent par personne interposée. Et avec moi , il a toujours abordé de manière très spontanée et très sincère tout qui avait trait à lui en tant que personne, en tant que gardien.
Quels sont encore ses faiblesses ou du moins les points sur lesquels il doit encore travailler ?
Il est intelligent.. Donc, à partir du moment où il est intelligent, ça veut dire qu’il anticipe super bien. Il a vraiment une connaissance du jeu qui est hors-normes par rapport à plein de gardiens. Il a encore des choses à améliorer mais je en suis plus son entraîneur. Mais s’il veut qu’on en parle, on en parlera que tous les deux.
Justement,vous avez gardé le contact avec lui. Est-ce qu’il est demandeur de conseils auprès de vous ?
Lorsqu’on discute c’est au hasard de rencontres. Mais on sait que si on a besoin de se parle, ça pose aucun problème ni pour l’un, ni pour l’autre.
En fait, quand on se parle, on se recadre un peu ( rires). Sans que ça y paraisse, ce qu’il me raconte, lui, ça me recadre aussi moi.
Il me demande pas vraiment de conseils mais on évoque plus la situation telle qu’elle est quand on se voit et comment je la perçois moi. Et ça a l’air de l’intéresser…