1995-96 à aujoud´hui : Le FC Nantes fidèle à ses valeurs
La reprise en juillet 1995 s´effectue sous les feux des projecteurs. Le champion de France est attendu. Dès la troisième journée se profile d´ailleurs un choc Nantes-PSG. " C´est un match qui vient trop tôt", déclare Jean-Claude Suaudeau dans la presse locale. En plus de la défaite ( 1-2), la rencontre condamne Jocelyn Gourvennec à six mois d´indisponibilité à la suite d´un tacle appuyé de Dieng et elle sonne le glas d´une longue période d´invincibilité à la Beaujoire ( depuis Nantes-Auxerre en octobre 1993). Du côté de l´effectif, cette saison est marquée par l´arrivée de l´international polonais Roman Kosecki et par le ménage à trois des gardiens : David Marraud, Dominique Casagrande et Eric Loussouarn. Battus 3-0 à Bordeaux, 4-1 à Bastia... les Canaris doivent attendre la quinzième journée pour trouver leur rythme. Ils s´imposent 1-0 au Havre. Fin décembre, ils se sont hissés en quatrième position et l´avenir leur sourit en Ligue des Champions puisqu´ils se qualifient pour les quarts de finale. Ils chuteront en demi-finale, battus par la Juventus de Turin. L´échec à Lens 2-1 ( 28e journée) marque la fin des espoirs européens pour 1996-97. Nantes finit à la septième position, synonyme de Coupe Intertoto ( défaite en demi-finale face au Standard de Liège). Reynald Pedros et Claude Makélélé intègrent pour leur part le groupe France en vue de l´Euro 96.
A l´amorce de la saison 1996-97, il ne reste plus que six joueurs à avoir connu le titre de 1995 : Ferri, N´Doram, Guyot ( il a signé sa première licence à Nantes comme poussin en 1978!), Makélélé, Le Dizet et Pignol. Alors que Kosecki est prêté à Montpellier, Adel Sellimi, Nenad Bjekovic et Javier Mazzoni posent leurs bagages à La Jonelière. Eliminé de la Coupe d´Europe pour la première fois depuis trois ans puis des Coupes de France et de la Ligue ( dès janvier 1997), le FCNA se concentre sur le championnat et réussit une magnifique remontée ( 18e la 8e journée... et 3e au final, ratant de peu la deuxième place), agrémentée d´une série de 30 rencontres sans défaite. Ce parcours est aussi celui d´un jeune gardien frais émoulu du centre de formation. Mickaël Landreau a 17 ans quand il est titularisé face à Bastia, à Furiani, le 2 octobre 1996. Il entame sa carrière professionnelle en arrêtant un penalty. Sept mois plus tard, il n´a subi que deux revers et encaissé seulement quinze buts en vingt-neuf matches. Quant à Japhet N´Doram ( deuxième meilleur buteur du championnat), il entre dans l´histoire en inscrivant le deux millième but du FCN(A) en D1. Il succède à Jacky Simon, premier marqueur le 1er septembre 1963, Omar Sahnoun ( 1000e le 17 novembre 1978) et Julio Olarticochea ( 1500e le 8 août 1986). Pour le Tchadien, c´est cependant la fin de l´aventure nantaise. Il quitte les bords de l´Erdre pour Monaco.
Venu au FCN comme joueur à l´été 1960, Jean-Claude Suaudeau a consacré près de quarante ans de sa vie aux Canaris. En juillet 1997, il passe la main à Raynald Denoueix qui prend sa place sur le banc. Le changement s´effectue sans heurt car les deux hommes partagent la même conception du jeu et des valeurs à défendre sur un terrain. Mais la concurrence des " grosses cylindrées" du championnat de France devient de plus en plus pressante. Et le recrutement coûte cher! Les clubs formateurs comme Auxerre ou le FCNA ont de plus en plus de mal à faire entendre leur voix. Onzième ( 1997-98) puis 7e ( 1998-99), Nantes poursuit son chemin en tirant sa force du centre de formation. Et cela fonctionne. Finalistes de la Coupe Gambardella 1996, Mickaël Landreau et ses copains ( Monterrubio, Piocelle, Leroy...) sont repartis du Stade de France, un beau soir de mai 1999, avec du bonheur plein les yeux. Vainqueurs de la Coupe de France, fêtés le lendemain dans les rues de la ville, ils ont montré que la chance sourit aux audacieux. Malgré un championnat 1999-2000 serré ( 12e), Nantes a su puiser en ses ressources pour s´adjuger une deuxième Coupe de France consécutive ( 2-1 face à Calais, " petit Poucet" de l´épreuve) et s´assurer un avenir européen à l´aube du prochain millénaire.
La conquête du " Graal"
Le FCN a disputé trois finales avant de conquérir sa première Coupe de France en 1979. Un exploit réalisé par Henri Michel, joueur emblématique du club, et ses partenaires. Les Nantais échouent à nouveau en 1983 et en 1993. La période de disette prend fin en 1999 quand Mickaël Landreau et ses camarades s´imposent aux dépens de Sedan. Les Canaris récidivent l´année suivante en battant Calais pour réaliser un superbe doublé. Et ils ratent le triplé en étant éliminé par Strasbourg, en demi-finale, au printemps 2001.
Il faut attendre le 16 juin 1979 pour voir les Nantais - le capitaine Henri Michel en tête - brandir la Coupe de France dans le ciel du Parc des Princes. L´équipe dirigée par Jean Vincent vient de battre les amateurs d´Auxerre sur le score de 4-1, après prolongations ( 1-1 à la fin du temps réglementaire) grâce à un triplé d´Eric Pécout ( 11e, 105e et 120e).
Auparavant, le trophée s´était toujours refusé aux Canaris. Ces derniers disputent leur première finale en 1966 alors qu´ils ont déjà le titre national en poche. Le doublé leur échappe face à Strasbourg ( 1-0). Nouvel échec en 1970 contre Saint-Etienne sur le terrain de Colombes. Battus 3-2 en championnat à Geoffroy Guichard, les Verts prennent leur revanche à cette occasion et dominent le FCN 5-0. Ils réalisent ainsi le deuxième doublé de l´histoire du club forézien. L´ultime refus a lieu en 1973, cette fois contre Lyon. Sacrés champions, les Canaris partent favoris malgré plusieurs blessés ( Michel, Bargas...) au sein de l´effectif. Sous une chaleur extrême, les " Gones" tirent au mieux leur épingle du jeu et l´emportent 2-1.
Après le succès enregistré en 1979, le signe indien n´est pas tout à fait vaincu. Au printemps 1983, au terme d´un parcours régulier ( élimination de Melun, Baumes-les-Dames, Bordeaux, RC Paris et Lille), le FCN affronte le Paris Saint-Germain en finale. A la mi-temps, après un but " à la brésilienne" de José Touré sur une passe inspirée de Thierry Tusseau, les Nantais mènent 2-1. Safet Susic puis Toko réduiront à néant les espoirs des hommes de Jean-Claude Suaudeau. En 1993, contre ces mêmes Parisiens, le score sera sans appel : 3-0 au profit des joueurs de la capitale.
Le 15 mai 1999, le jeune capitaine Mickaël Landreau prend la succession de son glorieux aîné Henri Michel. Grâce à un penalty transformé par l´attaquant Olivier Monterrubio, en seconde période, la bande de la Gambardella 1996 défait Sedan ( 1-0) et ramène la Coupe dans la cité des Ducs. L´année suivante, après avoir sorti Geugnon ( 5-3 aux tirs au but) en 1/8e de finale, Rennes ( 2-1 après prolongations) en 1/4 et Monaco ( 1-0), champion de France 99-2000, en demi-finale, au stade Louis II, le FCNA se tire avec courage du " piège" calaisien. Victorieux 2-1 de ces courageux amateurs dont l´épopée a passionné la France, le FC Nantes Atlantique réalise l´exploit rare de remporter le précieux trophée deux fois de suite. En 2000-2001, il rate le triplé de peu en échouant en demi-finale à Strasbourg où il s´est incliné 1-4. Mais, il se rattrape en s´adjugeant un huitième titre de champion de France.
Vingt et une participations nantaises aux joutes continentales
Depuis la saison 1965-66, date de son apparition initiale en Ligue des Champions ( élimination d´emblée par le Partizan de Belgrade), le FC Nantes Atlantique totalise vingt et une qualifications, toutes Coupes d´Europe confondues, pour trente-neuf années de présence ininterrompue en première division française. Ce total comprend huit engagements en Ligue des Champions ( C1) en comptant la saison 2001-2002, deux en Coupe des vainqueurs de coupe nationale ( C2) et onze en UEFA ( C3).
Dans ce palmarès, deux résultats se détachent : une demi-finale ( 2-1, 0-4) face à Valence en C2 ( 1979-80) dont le score - très favorable aux Espagnols - traduit mal l´acharnement nantais à s´imposer ; une demi-finale ( 0-2, 2-3) en Ligue des Champions remportée par la Juventus de Turin. Pourtant, au terme d´un match retour héroïque au stade de la Beaujoire, il s´en fallut de peu pour que les Canaris réussissent l´exploit !
Enfin, les joueurs en jaune et vert ont disputé les quarts de finale de la Coupe UEFA à deux reprises : en 1986, ils sont éliminés par l´Inter de Milan ( 0-3, 3-3) ; en 1995, ils sont défaits par le Bayer Leverkussen ( 1-5, 0-0).
En 2000-2001, après un bon début de parcours, ils ont chuté à Porto en huitième de finale aller de l´UEFA, s´inclinant 1-3. Au retour, malgré un succès 2-1, ils n´ont pu renverser la tendance.
LIGUE DES CHAMPIONS 1995-96 : EN ROUTE POUR UNE DEMI-FINALE EUROPEENNE
Trois ans seulement après avoir échappé à la relégation en deuxième division, le FC Nantes Atlantique remporte le titre de champion de France 1995-96, qualificatif pour la ligue des champions, la saison suivante. Les Canaris démarrent les matches de poule de façon assez moyenne réalisant une partie nulle ( 0-0) contre le FC Porto suivie d´une défaite au stade olympique d´Athènes face au Panathinaïkos ( 1-3). Après cette période de rodage, les deux victoires successives ( 3-1, 2-0) aux dépens d´Aalborg permettent aux Nantais de se replacer dans la course aux quarts de finale. Le score de parité obtenu sur le terrain de Porto ( 2-2) après un combat " héroïque" et un doublé de Reynald Pedros - alors au sommet de son art - consolide les positions jaune et verte avant la venue du Panathinaïkos à la Beaujoire. Sur une pelouse enneigée, les coéquipiers de Japhet N´Doram ne plient pas et manquent même la victoire de peu. Qu´importe, le résultat ( 0-0) est suffisant pour accéder à la phase finale. C´est la deuxième fois, après le parcours réussi en Coupe des Coupes 1979-80, que le FC Nantes Atlantique atteint un tel niveau lors d´une épreuve continentale.
En accueillant le Spartak Moscou au stade Louis Fonteneau, le club français dispose de plusieurs atouts. D´une part, les Moscovites sortent d´une longue période hivernale assortie de trois mois d´inactivité; d´autre part, l´équipe a beaucoup changé depuis la poule préliminaire car plusieurs joueurs ont été transférés. A l´aller, le scénario est idéal : une tête de Japhet N´Doram en première mi-temps; une seconde, croisée, de Nicolas Ouédec à vingt minutes du coup de sifflet final... voilà de quoi envisager le retour avec optimisme. Même si Reynald Pedros ne finit pas la partie, suite à son expulsion. Deux semaines plus tard, dans la capitale soviétique, le doute s´empare des Nantais ( 2-0 pour Moscou à la pause) avant que Nicolas Ouédec ne douche les 30000 spectateurs du Lokomotiv Stadium. Grâce à deux contres assassins, l´attaquant propulse ses camarades en demi-finale.
L´adversaire promis à de quoi impressionner! La Juventus de Turin est en effet l´une des plus redoutables formations européennes avec des stars comme Vialli, Ravanelli, Di Livio, Del Piero et... Didier Deschamps, ex-élève du centre de formation du FCNA, parti tenter sa chance en Italie après un séjour victorieux à l´Olympique de Marseille. Dans l´enceinte surchauffée du stade Delle Alpi, ils sont plus de 50000 tifosis à soutenir la vieille Dame. L´expulsion de Bruno Carotti juste avant la pause change la donne : les Nantais ont alors toutes les peines du monde à endiguer les assauts turinois. Vialli puis Jugovic, d´une magnifique frappe de vingt mètres, trouvent les chemins des filets de Dominique Casagrande. A 2-0, rien n´est perdu mais la revanche s´annonce serrée. Malheureusement, les Transalpins ont du métier. Sous le regard médusé du public de la Beaujoire, le rusé Vialli coupe court aux espoirs Canaris dès la 17e minute. Pedros suspendu, Ouédec rapidement blessé... les Nantais sont perturbés mais ils s´accrochent. Eric Decroix, Japhet N´Doram puis Franck Renou trompent Peruzzi tandis que Sousa, pour la Juventus, réduit le score. A 3-2, le FCNA s´incline avec les honneurs... et quelques regrets.
COUPE DE L´UEFA : ONZE PARTICIPATIONS DEPUIS 1971
Grâce à sa victoire en Coupe de France, en mai 2000, le FC Nantes Atlantique s´est qualifié pour la Coupe de l´UEFA ( C3) 2000-2001. Dans cette compétition, tout a commencé en 1971-72 par l´élimination de Porto suivie d´une défaite face à Tottenham en 1/16e de finale. La dernière participation remonte au mois de décembre 1999. Nantes s´est incliné en 1/16e de finale au profit des " Gunners" d´Arsenal ( 0-3 à Londres puis 3-3 au stade de la Beaujoire-Louis Fonteneau). En trente ans, le FCNA a connu des fortunes diverses. Il a atteint deux fois les quarts de finale en 1985-86 puis en 1994-95, année où il devient aussi champion de France.
1985-86 : cruelle défaite à San Siro
A l´automne 1985, le FCN démarre sa campagne européenne par un déplacement en Islande. Le voyage au pays des fjords se solde par un résultat encourageant contre Valur Reykjavik ( 1-2), préambule à un implacable 3-0 en terre nantaise, quinze jours plus tard. Au tour suivant, opposés au Partizan de Belgrade, les coéquipiers de Jean-Paul Bertrand-Demanes ramènent un nul courageux de Yougoslavie ( 1-1). Dans un stade de la Beaujoire ravi, ils ne font ensuite qu´une bouchée de leurs adversaires. Jorge Burruchaga allume la mèche à la 13e minute, Loïc Amisse, en début de seconde période, sur une passe impeccable de Christophe Morice, alourdit le score, Vincent Bracigliano en solitaire... et de nouveau Loïc Amisse, pour un doublé, portent le total à 4-0.
En 1/8e de finale, le FC Nantes retrouve le Spartak Moscou. Il se sort du piège soviétique avec rigueur ( 1-0 grâce à un penalty transformé par Christophe Morice à Tbilissi où la rencontre a été déplacée) même si le retour à domicile s´avère délicat. Les hommes de Jean-Claude Suaudeau contiennent les assauts de Chavlo, Gavrilov, Rodionov et consorts... jusqu´à l´ouverture de la marque par Tcherenkov à la 70e minute. Dans les instants qui suivent, José Touré reprend de la tête un centre de Christophe Morice. Il trompe le " grand" Dassaev et offre un quart de finale de C3 à son club.
L´Inter de Milan est le prochain écueil. En Lombardie, le 5 mars 1986, les Nantais tombent de haut face à l´une des meilleures formations européennes, forte d´une pléiade de vedettes. Altobelli ( 13e minute), Tardelli ( 62e) et Rummenige ( 76e) sont sans pitié. Remonter trois buts sera difficile. Quatre jours avant la venue de l´Inter à la Beaujoire, Nantes domine le Paris Saint-Germain ( 2-0) en championnat... une façon de garder bon moral. A la question " Que pouvez-vous encore espérer?", le défenseur international Yvon Leroux répond avec optimisme : " La qualification pour les demi-finales de la Coupe d´Europe. Ou tout du moins l´emporter pour effacer le cauchemar de San Siro. Ce n´est pas le vrai Nantes qui a joué là-bas." Mais la vivacité des Canaris ne suffit pas pour inverser la tendance. A 3-1 à la mi-temps ( Michel Der Zakarian, Vahid Halilhodzic et Yvon Le Roux pour le FCN contre Collovati pour l´Inter), le miracle est pourtant envisageable. A la 52e minute, tout s´effondre. José Touré se blesse au genou et Michel Der Zakarian est expulsé. Brady transforme le penalty consécutif ( 59e) au carton rouge et Altobelli, d´un retourné spectaculaire ( 65e), annihile les derniers espoirs canaris. Le parcours en UEFA 1985-86.
1994-95 : pénurie de gardiens
Deux ans après la menace d´une relégation en division inférieure, le FC Nantes Atlantique a remonté la pente de belle manière. Avec sa génération " dorée" - Ouédec, Karembeu, Pedros, Loko... -, il rejoue déjà les premiers rôles au niveau national. En Coupe d´Europe, tout démarre aussi pour le mieux, à l´automne 1994, avec l´élimination du Rotor Volgograd ( 32e) puis des Russes du Tekstilshchik Kamyshin, en seizième de finale. A ce stade, Nantes est le seul club tricolore à échapper à l´hécatombe : l´Olympique de Marseille, les Girondins de Bordeaux et l´AS Cannes sont battus. En huitième, le FCNA retrouve le FC Sion, tombeur de l´OM, trois semaines plus tôt.
Les Canaris sont sans pitié pour les Suisses : après un implacable 4-0 encaissés à La Beaujoire, les Helvètes arrachent le nul 2-2 au retour. Une performance insuffisante pour arrêter les leaders et futurs lauréats du championnat de France. Lors du tirage au sort pour les quarts de finale, l´adversaire des Canaris semble à leur portée. Mais le Bayer Leverkusen - aidé par le sort - va déjouer les pronostics.
A la veille du départ pour l´Allemagne, Jean-Claude Suaudeau enregistre en effet le forfait du gardien Eric Loussouarn. Blessé, celui-ci rejoint à l´infirmerie ses homologues David Marraud et Dominique Casagrande. Le FCNA n´a plus de portier! Par chance, Jean-Louis Garcia - il n´a disputé que deux matches en deux ans et il est en cours de reconversion vers le poste d´entraîneur - a conservé une licence professionnelle... Il peut donc tenir la place. Mais son dévouement ne sera pas suffisant. Menés 0-2 après 20 minutes, les Nantais reviennent au score grâce à un penalty transformé par Nicolas Ouédec en seconde période. Deux minutes plus tard, le capitaine Jean-Michel Ferri est expulsé : la rencontre est d´ailleurs " physique" avec cinq cartons jaune distribués - deux au Bayer Leverkussen et trois au FCNA - ainsi que trois rouge : outre Jean-Michel Ferri, Reynald Pedros et l´Allemand Wörms sont sanctionnés ( 90e). Tandis que les Nantais, réduits à dix, continuent d´attaquer... la partie bascule à leur détriment lors des onze dernières minutes avec trois buts encaissés. Il faudrait un exploit à La Beaujoire pour contrer le destin. Le 14 mars 1995, sous le regard de plus de 34000 spectateurs chauffés à blanc, les Nantais - privés de Jean-Michel Ferri et Reynald Pedros, suspendus - sont impuissants face au mur défensif mis en place par les Allemands. Le FCNA quitte la Coupe de l´UEFA avec beaucoup de regrets. Nicolas Ouédec termine néanmoins troisième meilleur buteur de la compétition avec 8 réalisations derrière Kirsten ( 1er)... du Bayer Leverkusen ( 10 buts) et Ravanelli ( 2e) de la Juventus de Turin ( 9 buts). Le parcours en UEFA 1994-95.
40 ans en Ligue 1 : le record
Nantes,le 3 avril 2003. Créé le 21 avril 1943, le FC Nantes devenu FC Nantes Atlantique en 1992 s´apprête à souffler ses soixante bougies. Pourtant l´un des clubs les plus jeunes en Ligue 1, le FCNA fêtera aussi un record dont il est l´unique détenteur : 2002-2003 était en effet la quarantième saison consécutive du club parmi l´élite ! A l´occasion d´une conférence de presse, Eric Leport - directeur général - a présenté le programme des festivités pour la fin de la saison. Trois rendez-vous à la Beaujoire lors des matches contre Paris SG, Guingamp et Marseille donneront du volume à cet événement, ainsi que les sorties d´un DVD et d´une cassette vidéo, la parution d´un livre et le lancement d´une gamme textile.
" 40 ans en Ligue 1 : le record"… c´est sous cette signature que seront déclinées les festivités autour du double anniversaire du FC Nantes Atlantique. Plus que les 60 ans du club, Eric Leport souhaite mettre l´accent sur le record que le FC Nantes Atlantique est le seul à détenir : cela fait maintenant quarante ans de suite que les Canaris foulent les terrains de l´élite du football français. Metz avait joué 35 saisons consécutives avant de descendre la saison dernière et Paris SG, premier " poursuivant" derrière Nantes, n´en compte que 29. Depuis son accession en première division, le FC Nantes a joué 1477 matches - le 1500e devrait avoir lieu à l´occasion de la 16e journée l´année prochaine - et a engrangé 1945 points. Toute une histoire ! Trois évènements sont prévus au stade de la Beaujoire : un tifo géant en tribunes lors de Nantes-Paris SG ( 19 avril), un tournoi de sixte entre clubs de supporters avec finale en lever de rideau de Nantes-Guingamp ( 10 mai), une soirée spéciale avant et après Nantes-Marseille ( 24 mai), ultime rencontre de la saison.
A cette occasion, une série limitée de produits " collectors" est lancée :
- Une cassette vidéo et un DVD : les plus beaux buts en D1 et L1, des interviewes inédites, des séquences interactives… ( sortie prévue fin mai 2003).
- Un livre : Ecrit par Pierre Minier, il retrace l´histoire complète des Canaris depuis leurs premiers jours. Cet ouvrage est enrichi de nombreux entretiens ( Jean Vincent, Jean-Claude Suaudeau, Raynald Denoueix, Robert Budzynski, Claude Simonet…) et de statistiques détaillées ( feuilles de matches, tableaux récapitulatifs, liste complète des joueurs ayant évolué au sein de l´élite…). Sans oublier une iconographie fournie ( sortie prévue fin mai). Il est dores et déjà possible de réserver votre exemplaire à un tarif préférentiel.
- Une gamme de vêtements : un maillot replica, un polo de rugby, une écharpe, un tee-shirt ( sortie prévue du 12 au 18 mai).
Nantes, le 2 décembre 2003. L´an passé, c´était les quarante saisons consécutives en Ligue 1. Hier, c´est Robert Budzynski qui fêtait ses quarante ans au club. Demain mercredi, le FC Nantes Atlantique disputera son 1500e match parmi l´élite française. S´il n´est pas le seul dans ce cas, c´est bien le seul à l´avoir fait sans retour en Ligue 2.
Loïc Amisse disputa 503 des 1500 matches
du FC Nantes
Impossible de le manquer dans la presse du jour. C´est bien un événement. Le FC Nantes Atlantique disputera son 1500e match en Ligue 1 face à Lille, mercredi 3 décembre ( 19h). Les Canaris ne sont pas pour autant les seuls à avoir réalisé cette prouesse puisque douze autres clubs ont aussi passé le cap des 1500 matches en Ligue 1. On retiendra le premier, Sochaux, avec déjà 1966 matches parmi l´élite. Mais ce qui fait que ce record est unique, c´est que les Ligériens sont les seuls à l´avoir accompli d´une traite.
L´histoire avait commencé le 31 août 1963, lors d´un match FC Nantes - Sedan au stade Marcel Saupin ( 2-2). Deux ans plus tard, les Canaris étaient Champions de France ! Depuis, le FC Nantes n´a plus quitté l´élite où il joue sa quarante-et-unième saison consécutive. En 1499 matches, les jaunes ont inscrits 2270 buts, en ont encaissé 1568, pour 692 victoires, 414 nuls et 393 défaites.
Le FC Nantes, un jeu et des valeurs
Plus que les chiffres, Loïc Amisse - qui disputa 503 de ces 1499 matches ! - retient le fond. " Cela montre que c´est un club sain, qui a su travailler dans la continuité, avec sérieux et ses idées de conception du jeu, explique-t-il. La formation fait partie des éléments qui ont permis cela. Le club apporte chaque années de nouveaux joueurs. Maintenant 1500 matches en Ligue 1, c´est difficile de réaliser ce que cela représente. Je pense alors aux entraîneurs que j´y ai côtoyé : Arribas, Suaudeau, Zaeta, Denoueix ou encore Albert..."
Et c´est bien ce que l´on veut retenir à l´occasion de ces caps que le club passe : ce sont les hommes qui ont fait de ce club ce qu´il est aujourd´hui. Les entraîneurs qui ont marqué de leur empreinte avec bien sûr José Arribas - le fondateur du " Jeu à la Nantaise" et des valeurs que ses successeurs se sont attachés et s´attachent à faire perdurer -, Jean Vincent, Jean-Claude Suaudeau, Raynald Denoueix et aujourd´hui Loïc Amisse. Mais aussi les joueurs : pêle-mêle Bernard Blanchet, Philippe Gondet, Henri Michel, Didier Deschamps, Claude Makelele, Marcel Desailly, Vahid Halilhodzic... impossible de tous les citer ici puisque 328 joueurs contribuèrent à l´histoire du FC Nantes. Le relais est désormais entre les mains des Mickaël Landreau, Nicolas Savinaud, Frédéric Da Rocha, Mathieu Berson et des jeunes pousses prometteuses qui font aujourd´hui leurs premiers pas sur les pelouses de Ligue 1. Cette aventure commencée en août 1963 au Stade Marcel Saupin est loin de se finir.
LES EQUIPES CHAMPIONNES DU FC NANTES
Nantes, le 24 juin 2001. Doyen des clubs de D1, le FCNA jouera en 2001-2002 sa trente-neuvième saison consécutive parmi l´élite. Avec huit étoiles de champion de France, il arrive en deuxième position, à égalité avec Marseille ( neuf couronnes si l´on tient compte de celle acquise durant la guerre 39-45), derrière Saint-Etienne ( dix titres). Illustration de la stabilité nantaise, seulement cinq entraîneurs se sont succédés sur la période : Arribas, Vincent, Suaudeau, Blazevic et Denoueix. Plusieurs joueurs ont également marqué l´histoire des Canaris dont Loïc Amisse. Après 503 matches professionnels en jaune, celui-ci a rejoint l´encadrement du centre de formation en assumant la responsabilité de la CFA.
Nantes est monté en D1 à l´issue du championnat 1962-63. Depuis, le club ligérien n´a plus quitté l´élite. En 2000-2001, il y a disputé sa trente-huitième saison consécutive, record à battre ! Les Canaris ont inscrit 1850 points en 1409 matches. Ils comptent 657 victoires, 395 nuls et 357 défaites. Ils ont marqué 2182 buts pour 1474 encaissés soit une différence positive de 708. Le FCN(A) se classe cinquième derrière le quarté formé de Saint-Etienne ( 2175 points), Bordeaux ( 2115), Marseille ( 2114) et Monaco ( 2041).
Au palmarès des joueurs, plusieurs Canaris ont franchi le cap des cinq cents rencontres. C´est le cas de Maxime Bossis ( 502 dont 413 avec Nantes), Loïc Amisse ( 503/503), Patrice Rio ( 509/436), Jean-Paul Bertrand-Demanes et Henri Michel ( 532/532). A titre de comparaison, le recordman de la catégorie est Jean-Luc Ettori qui a gardé la cage de Monaco à 602 reprises, de 1975-76 à 1993-94.
Les précédents titres du FC Nantes
1964-1965
A peine monté, le FCN obtient son premier titre de champion de France. Les cadres d´alors s´appellent Bernard Blanchet, Robert Budzynski - ces deux anciens joueurs font aujourd´hui partie du staff du club, respectivement en charge de la détection et de la direction sportive -, Gilbert Le Chenadec ou Jean-Claude Suaudeau qui deviendra entraîneur des pros... autant de noms qui ont marqué l´histoire du club.
L´effectif : Blanchet ( 32 matches), Boukhalfa ( 26), Bout ( 15), Budzynski ( 33), Castel ( 1), De Michèle ( 27), Eon ( 33), Gondet ( 16), Grabowski ( 2), Guillot ( 5), Jort ( 4), Lamy ( 4), Le Chenadec ( 33), Muller ( 29), Prou ( 4), Santos ( 27), Simon ( 32), Suaudeau ( 29).
Entraîneur : José Arribas.
Meilleur buteur D1 : Simon ( FC Nantes), 24 buts.
J. Pts G. N. P. p. c. Diff.
1er 34 43 16 11 7 66 45 +21
1965-1966
La méthode José Arribas continue de porter ses fruits. Troisième saison en D1 pour les Nantais... et deuxième titre consécutif. D´une année sur l´autre, le groupe a peu bougé. Meilleur buteur du championnat, Philippe Gondet " score" à 36 reprises tandis que les Canaris réalisent un parcours exceptionnel avec 26 victoires en 38 matches pour seulement 4 défaites !
L´effectif : Blanchet ( 37), Budzynski ( 34), Castel ( 1), De Michèle ( 35), Eon ( 37), Georgin ( 7), Gondet ( 37), Grabowski ( 29), Jort ( 1), Le Chenadec ( 32), Magny ( 18), Mourier ( 3), Muller ( 30), Prou ( 15), Robin ( 28), Santos ( 2), Simon ( 30), Suaudeau ( 31), Touré ( 11).
Entraîneur : José Arribas.
Meilleur buteur D1 : Gondet ( FC Nantes), 36 buts.
J. Pts G. N. P. p. c. Diff.
1er 38 60 26 8 4 84 36 +48
1972-1973
Au début des années 70, le FCN obtient son troisième titre devant Nice et Marseille. José Arribas est toujours aux commandes des pros. Tandis que Bernard Blanchet assure la transition d´une décennie à l´autre, une génération émerge. Elle est formée de Jean-Paul Bertrand-Demanes, Henri Michel ou Gilles Rampillon. En défense, Raynald Denoueix dispute sept matches.
L´effectif : Arribas ( 19), Bargas ( 15), Bertrand-Demanes ( 34), Blanchet ( 35), Couécou ( 31), DE Michèle ( 38), Denoueix ( 7), Donoyan ( 4), Gardon ( 34), Hamon ( 3), Maas ( 34), Marcos ( 24), Michel ( 38), Osman ( 38), Pech ( 34), Rampillon ( 30), Rio ( 9), Shanoun ( 3).
Entraîneur : José Arribas.
Meilleur buteur D1 : Skoblar ( Marseille), 26 buts.
J. Pts G. N. P. p. c. Diff.
1er 38 55 23 9 6 67 31 +36
1976-1977
Le début de l´ère Jean Vincent est marqué par un titre conquis au terme d´un parcours dominateur. Nantes compte 9 points d´avance sur Lens, son dauphin. Du 15 mai 1976 au 7 avril 1981, les Canaris établiront un record de France avec 92 matches sans défaite à domicile ! C´est Auxerre qui mettra fin à la série.
L´effectif : Amisse ( 38), Bargas ( 29), Baronchelli ( 37), Bertrand-Demanes ( 34), Bibard ( 1), Bossis ( 24), Denoueix ( 20), Desrousseaux ( 4), Gadocha ( 9), Lacombe ( 1), Michel ( 38), Muller ( 15), Osman ( 20), Pécout ( 29), Rampillon ( 26), Rio ( 34), Sahnoun ( 31), Steck ( 2), Triantafilos ( 5), Tusseau ( 26), Van Straelen ( 12), Vendrely ( 4).
Entraîneur : Jean Vincent
Meilleur buteur D1 : Bianchi ( Reims), 28 buts.
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1er 38 58 25 8 5 80 40 +40
1979-1980
Alors que les Nantais ont enfin conquis la Coupe de France, au terme de la saison précédente, ils dominent l´exercice suivant avec trois points d´avance sur Sochaux ( 2e) et Saint-Etienne ( 3e). Baronchelli, Bertrand-Demanes, Bossis, michel, Pécout, Rampillon, Touré... la " grande" équipe est en activité. Elle a fait rêver tous les supporters dans l´enceinte chaleureuse de Saupin.
L´effectif : Amisse ( 34), Ayache ( 21), Baronchelli ( 29), Bertrand-Demanes ( 35), Bibard ( 4), Bossis ( 33), Desrousseaux ( 3), Michel ( 34), Muller ( 36), Pécout ( 33), Picot ( 6), Rampillon ( 37), Rio ( 36), Touré ( 10), E. Trossero ( 35), V. Trossero ( 32), Tusseau ( 34).
Entraîneur : Jean Vincent
Meilleur buteur D1 : Kostedde ( Laval) et Onnis ( Monaco), 21 buts.
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1er 38 57 26 5 7 76 30 +46
1982-1983
Après une année de " rôdage", Vahid Halilhodzic donne sa pleine mesure à la pointe de l´attaque des Jaunes. Il termine meilleur buteur du championnat avec vingt-sept réalisations avec trois longueurs d´avance sur l´Auxerrois Szarmach. Au classement, les Nantais achèvent leur parcours avec une confortable marge sur leurs poursuivants : Bordeaux est à dix points et le Paris SG à onze. Pour le FCN, ce titre marque le début d´une nouvelle ère puisqu´il a été acquis sous la direction de Jean-Claude Suaudeau, ex-joueur professionnel dans les années 60. Parmi l´effectif d´alors, un nom marque les esprits : celui de Seth Adonkor. Malheureusement, le demi-frère de Marcel Desailly disparaîtra dans des conditions tragiques, victime d´un accident de la route.
L´effectif : Adonkor ( 37), Agerbeck ( 9), Amisse ( 35), Ayache ( 35), Baronchelli ( 35), Bertrand-Demanes ( 38), Bibard ( 22), Bossis ( 37), Der Zakarian ( 1), Halilhodzic ( 36), Morice ( 4), Muller ( 29), Picot ( 30), Poullain ( 21), Rio ( 36), Touré ( 37), Tusseau ( 37).
Entraîneur : Jean-Claude Suaudeau
Meilleur buteur D1 : Halilhodzic ( FC Nantes), 27 buts.
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1er 38 58 24 10 4 77 29 +48
1994-1995
Vingt-deux buts pour Patrice Loko et dix-huit pour Nicolas Ouédec... les deux attaquants ont inscrit plus de 50% du total nantais au cours d´une saison exceptionnelle ( sans oublier Japhet N´Doram crédité de onze réalisations ! ). A tel point que l´on parlera de " génération dorée". Menacé de relégation en D2 par la DNCG, quelques années auparavant, le FCNA est reparti sur une assise nouvelles, construisant une équipe compétitive sur la base d´éléments issus du centre de formation de la Jonelière. Une recette qui a fait ses preuves puisque le titre 2000-2001 a été acquis en appliquant la même recette.
L´effectif : Capron ( 30), Casagrande ( 20), Cauet ( 25), Decroix ( 35), Ferri ( 33), Garcia ( 1), Garcion ( 3), Guyot ( 15), Karembeu ( 34), Le Dizet ( 37), Loko ( 37), Loussouarn ( 5), Makélélé ( 36), Marraud ( 14), Moreau ( 9), N´Doram ( 32), Ouédec ( 34), Pedros ( 32), Pignol ( 30), Renou ( 11), Siasia ( 14).
Entraîneur : Jean-Claude Suaudeau
Meilleur buteur D1 : Loko ( FCNA), 22 buts.
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1er 38 79 21 16 1 71 34 +37
2000-2001
Le titre a été long à se dessiner. Les Nantais, leaders à la trêve, ont ensuite cédé le commandement du championnat à Lille. Au soir de la trentième journée, ils ont repris la tête jusqu´au terme de la saison. Ils ont été couronnés le 12 mai 2001 après leur victoire 1-0 contre Saint-Etienne au stade de la Beaujoire. A la tête du groupe pro depuis trois ans, Raynald Denoueix a ainsi remporté son quatrième trophée ( deux Coupes de France, une couronne nationale et un trophée des Champions).
L´effectif : Ahamada ( 12), Aristouy ( 1), Armand ( 23), Berson ( 28), Carrière ( 32), Dalmat ( 1), Da Rocha ( 31), Delhommeau ( 9), Deroff ( 7), Devineau ( 1), Fabbri ( 29), Gillet ( 27), Grondin ( 1), Landreau ( 33), Laspalles ( 30), Leroy ( 1), Macé ( 2), Moldovan ( 23), Monterrubio ( 22), Olembe ( 30), Piocelle ( 1), Rubil ( 1), Savinaud ( 25), Silva ( 20), Touré ( 14), Vahirua ( 15), Ziani ( 31).
Entraîneur : Raynald Denoueix
Meilleur buteur D1 : Anderson ( Lyon), 22 buts.
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1er 34 68 21 5 8 58 36 +22
supporter nantais je vous conseil de lir les pages précédente qui vous apprendrons toute l´hstoire de ce club mitique.
tout y est mentionné championat coupe europe etc...
bonne lecture!
bon désolé d´arrivé après la guerre
3-1 c un excellent résultat surtout avec l´equipe quasiment de reserviste aligné.
Imaginez avec les titulaires...
Cork avait commencé son championnat et etait en pleine bourre tant mieux. Il faudra etre vigilent mais je penses qu´ils peuvent viser facilement les trois points
c ki les prochains adversaires?
apres cork city je ne sai pa du tou ki on va jouer!
je nai pa le calendrier de lintertoto
si kelkun sai, kil ne se gene pa pour le metre!!!
je crois que ce sera contre le slovan liberec, les tchèques
enfin ils on gagné leur premier match..
Slovan Liberec ( RTC ) - Roda ( PYB) : 1-0
But : Papousek ( 20eme) pour Slovan Liberec
merci viveros
Confortable avance pour les canaris avant de se rendre à Cork samedi. Mathieu Berson absent hier et Shiva N’Zigou out ( 19/07/2004)
Les canaris se sont facilement imposés hier après-midi sur le score de 3-1 face à une rugueuse équipe de Cork qui n´en est pas pour autant un monstre de football. Après avoir mené très rapidement dès la 12ème minute sur une reprise d´Olivier Quint ponctuant un remarquable travail du jeune Aurélien Capoue, ceux-ci ont enfoncé le clou à la 22ème minute sur une superbe ouverture de Jérémy Toulalan pour Hassan Ahamada qui n´avait plus qu´à dribbler le portier pour conclure.
En seconde période à la 65ème, les jaunes se mettront définitivement à l´abri par leur capitaine d’un soir Fred Da Rocha à la conclusion d’un bon centre d´Olivier Quint.
En fin de rencontre alors qu’ils évoluaient à 10 et sans doute un peu émoussés ceux-ci se sont fait surprendre par Fen sur une balle en profondeur ( 80’).
Un but qui change beaucoup de chose pour le retour, mais sur ce qu’on a vu hier soir il y a de la place pour passer.
De cette rencontre, on retiendra que les canaris ont pris leurs adversaires au sérieux et que les 3 buts inscrits l´ont été au terme d´actions collectives, une mention spéciale pour le 3ème but, inscrit par Da Rocha après un mouvement à la nantaise. Difficile de tirer des conclusions d´un seul match mais on aura aimé le sérieux nantais.
Côté joueurs, mention spéciale à Olivier Quint, dans tous les bons coups ainsi que pour Jérémy Toulalan, déjà avec un poumon d´avance sur tout le monde. On aura également aimé la première rencontre d´Aurélien Capoue dont la prestation nous fait dire qu´il y a beaucoup de talent chez ce jeune. Evitons les comparaisons hâtives mais le numéro 11 jaune et vert a marqué des points sur son aile gauche.
Mathieu Berson absent hier : Le grand blond qui souhaite toujours rejoindre Aston Villa, était absent sur la pelouse, alors qu’il figurait sur la feuille de match. De quoi nourrir les rumeurs dans les tribunes. Hors celui-ci qui en toute dernière minute ressentait une gène aux adducteurs a simplement du déclarer forfait étant remplacé par Loïc Paillières.
Shiva N´Zigou out : Le jeune gabonais souffre d´une lésion musculaire à la cuisse droite contractée lors d´un match avec sa sélection nationale. Il est sera indisponible pour un minimum d´un mois.
Jean-Luc Gripond peut souffler un peu, la crise d’avant-saison n’aura pas lieu demain. Pour peu qu’il parvienne à trouver dans les deux semaines le grand attaquant promis et qu’il pare rapidement au probable départ de Mathieu Berson, absent de dernière minute hier soir, il pourra entamer sa saison presque sereinement. Les Nantais ont en effet rempli correctement leur contrat devant le Cork City FC, malgré un dernier but qui laisse aux Irlandais l’espoir de renverser la vapeur samedi prochain ( 15h). Cette victoire amplement méritée ne peut malgré tout gommer les nombreuses interrogations qui subsistent quant à la qualité du jeune cru 2004-2005.
Des Tags à l’accueil et Berson vers Londres.
Alors qu’aux guichets les tags fleurissaient à l’encontre du président du FCNA, les supporters ont eu la mauvaise surprise de constater l’absence de Mathieu Berson sur la pelouse, bien qu’il ait été retenu l’avant-veille dans le groupe et qu’il était pressenti comme titulaire, voir comme capitaine de la formation ligérienne. Certes Berson revenait d’une légère blessure qui avait perturbé sa préparation, mais on se doute que l’insistance d’Aston Villa, revenu à la charge vendredi avec une proposition revue à la hausse, est la principale raison de l’absence de Berson dimanche. Par ailleurs sa participation au troisième tour de l’Intertoto le priverait de Coupe UEFA s’il devait porter prochainement les couleurs d’Aston Villa. Bref le téléphone de Jean-Luc Gripond a du beaucoup fonctionner ces deux derniers jours, et il apparaît désormais certain que Berson et Aston Villa ont finalement remporté leur bras de fer contre le président du FC Nantes. Ce départ nous attriste profondément. Il nous reste à connaître le montant de la future transaction, et les intentions du staff Nantais quant à son nécessaire remplacement. Il a été question vendredi dans le quotidien l’Equipe du recrutement possible de l’ex-Monégasque Farnerud. Il est certain que le FC Nantes a besoin au minimum d’un joueur de ce calibre.
Paillères préféré à Hadjadj.
La composition de Loïc Amisse, proche de celle annoncée par la presse, réservait tout de même quelques surprises. On s’explique ainsi difficilement la titularisation de Willy Grondin, alors que celui-ci ne devrait plus être la doublure de Mickaël Landreau. Dans le cas contraire, il apparaît évident qu’ajouter aux 2 gardiens présents sur le banc et aux 2 jeunes retenus samedi par Serge le Dizet, il y a un joueur de trop à ce poste dans l’effectif. La titularisation de Paillères à la place de Berson fut aussi assez surprenante, puisque à l’instar de Grondin, Loïc Amisse avait déclaré ne pas compter sur le grand milieu de terrain pour la saison prochaine. Espérons que sa présence hier soir lui permettra de trouver rapidement un club en rapport avec ses indéniables qualités. Enfin comme prévu, Quint, lui aussi prié de se trouver un club, était titularisé comme meneur de jeu, tandis que Da Rocha était à la fois capitaine et avant-centre. Nicolas Savinaud aurait pu aussi briguer le brassard, mais sa présence à la direction dans l’axe d’une défense à 3 n’est pas pour nous déplaire, et pourrait être une solution à reconduire au cas où la situation de Caceres devait perdurer, alors qu’il n’est pas certain qu’il puisse évoluer dans le registre de Mario Yepes ou Nestor Fabbri.
Les attaquants marquent.
Malgré la relative faiblesse des Irlandais, qui ne se sont procurés que deux occasions franches, dont la première de la partie ( 6’) sur un contre superbement dévié en corner par Willy Grondin, les Nantais ont livré un match appliqué, avec de bonnes phases de jeu et surtout une bonne organisation. On est aussi rassuré sur leur condition physique, alors que le déroulement de cette intersaison mouvementée et la défaite contre Yverdon nous faisaient déjà craindre le pire. Il est aussi tout à fait intéressant de constater que les 3 joueurs offensifs ont marqué, alimenté par 3 passeurs différents.
2 à 0 à la mi-temps.
La première mi-temps fut largement à l’avantage des Nantais qui auraient même pu mener par un but supplémentaire si la tête à bout portant de Hassan Ahamada ( 41’) avait trouvé le cadre. Avant cela, Olivier Quint bien servi en retrait par Aurélien Capoue ( 11’), après un bon débordement, puis Hassan Ahamada, à la conclusion d’une superbe ouverture de Jérémy Toulalan ( 21’) avaient montré une efficacité prometteuse et permis aux jaunes de mener rapidement par deux buts d’écart, tandis que les joueurs de Pat Dolan se contentaient de contres et d’une succession de corners.
Un dernier but qui redonne l’espoir aux Irlandais.
Au retour des vestiaires, les Verts montraient quelques timides velléités avant que les Canaris ne reprennent le contrôle de la rencontre, avec pour conclusion logique un troisième but marqué cette fois par Fred Da Rocha, sur un nouveau centre en retrait d’Olivier Quint. 2 passes décisives sur des centres en retrait, voilà qui n’est certainement pas pour déplaire au coach nantais autrefois spécialiste de cette action typiquement nantaise. Les Nantais ont ensuite le tort de se relâcher, et à la suite d’un attentat sur Nicolas Savinaud, non sanctionné par un arbitre soudainement bien laxiste, les Irlandais se présentent en surnombre en contre alors que Stephen Drouin se faisait soigner sur la touche. Fenn parvient à tromper Grondin malgré le retour in extremis de Jeremy Toulalan. Les Nantais tentent ensuite d’ajouter un nouveau but mais sans succès.
Toulalan au top, Capoue prometteur.
A Nantes, Grondin n’a pas été particulièrement rassurant, notamment dans ses sorties et dans sa lecture tactique de la rencontre. En défense, Savinaud a parfaitement assuré et fut bien secondé par Guillon et Drouin déjà très en jambes et toujours entreprenant, malgré un certain déchet. Au milieu, Toulalan est déjà très en jambes et toujours aussi précieux. Paillères semble toujours trop lent et approximatif dès qu’il est pressé, alors qu’il possède une excellente qualité de passe longue. Fae n’est pas à son meilleur poste à droite et pas encore en grande condition physique. Aurélien Capoue est la bonne surprise de la soirée, même s’il lui reste à peaufiner ses déplacements tout en musclant son jeu. Il a tout de même été très intéressant par ses débordements et ses centres et a bien combiné avec Olivier Quint dans un jeu qui penchait logiquement à gauche. L’ex-Sedannais a alterné le très bon ( son but, sa passe décisive, sa bonne volonté) et le moins bon ( déchet dans des gestes faciles, récupération quasi inexistante). Enfin, devant Da Rocha a été essentiel par son activité et sa lecture du jeu, tandis que Hassan Ahamada a beaucoup tenté et fut très présent sur tous les points chauds. Il aurait mérité de marquer un ou deux buts de plus. Son efficacité reste donc à peaufiner. Les entrants Leray et particulièrement Glombard furent assez discrets. Le jeune attaquant nantais paraissant même extrêmement en retard dans sa préparation.
Combien de retours samedi prochain ?
Le match retour s’annonce donc relativement facile malgré ce but encaissé à 10 minutes de la fin de la rencontre, et malgré un public irlandais certainement bouillonnant. On en eut d’ailleurs un bel aperçu hier soir tandis que la Beaujoire sonnait particulièrement creux. Il faut dire qu’en dehors de la date de ce match, les prix peu attractifs n’ont pas participé au réchauffement de l’ambiance. Samedi prochain, Loïc Amisse pourra peut-être compter sur les retours de Mickaël Landreau, Pascal Delhommeau et de Gilles Yapi. Parmi les nouveaux, on ne compte pas trop sur la résolution des problèmes administratifs de Viveros et Caceres, mais on peut par contre espérer voir Bagayoko être aligné à la pointe de l’attaque nantaise. Enfin, Emerse Fae semble être sorti sur blessure, on espère que ce ne sera pas trop grave et que d’autres joueurs ( Drouin, Savinaud,…) n’auront pas trop de séquelles du traitement pour le moins rugueux de certains joueurs de Cork.
aparamen ya pa ka marseille ou on ame pa le président!!!!
gripond part stp
FC Nantes / Cork City FC : 3- 1 ( 2-0)
Spectateurs : 11 000
Arbitre : M. Lopes Ferreira ( Por)
Terrain : Très bon état
Temps : Ensoleillé, doux.
But: Quint ( 11´) Ahamada ( 21´) Da Rocha ( 65´) Fenn ( 80´)
passe décisive: Capoue ( 11´) Toulalan ( 21´) Quint ( 66´)
Carton jaune: O´Callaghan ( 15´) Murphy ( 27´) Lordan ( 66´) Quint ( 81´)
FC NANTES :
Grondin - Savinaud, Drouin, Guillon - Fae ( Leray, 58´), Paillères, Toulalan, Capoue - Quint - Da Rocha ( cap), Ahamada ( Glombard, 69´)
Entr. : Loïc Amisse.
CORK CITY FC :
Devine - Lordan, Bennett, Murray ( cap), Murphy - Doyle, O´Brian, O´ Callaghan, Kearney - Fenn,O´ Flynn.
Entr. : Pat Dolan.
Résultats du 3ème tour aller
Thoun ( Sui) 2 - 2 Hambourg ( All)
Schalke 04 ( All) 5 - 0 Vardar Skopje ( Mcd)
Slovan Liberec ( Rtc ) 1 - 0 Roda JC ( Pb)
Slaven Koprivnica ( Cro) 0 - 0 Spartak Trnava ( Svq)
LILLE ( Fra) 2 - 1 Dinamo Minsk ( Blr)
Shinnik Yaroslav ( Rus) 1 - 4 Leiria ( Por)
Zlin ( Rtc) 2 - 4 Atletico Madrid ( Esp)
RC Genk ( Bel) 0 - 1 Borussia Dortmund ( All)
Villareal ( Esp) 1 - 0 Spartak Moscou ( Rus)
Vetra Vilnius ( Lit) 1 - 1 Esbjerg ( Dan)
Tampere ( Fin) 0 - 0 Ofk Belgrade ( Ser)
• Le calendrier de la coupe Intertoto
› 3ème tour match retour 24/07
› Demi-finales : 28/07 – 04/08 ( vainqueur de l´opposition entre Liberec et Roda)
› Finales : 10/08 – 24/08
Le programme de la semaine
Semaine du 19 juillet au 25 juillet
Ce programme est donné à titre indicatif et est susceptible d´être modifié par l´entraîneur. Les séances matinales débuteront à 10h00. L´après-midi, les protégés de Loïc Amisse s´entraîneront à partir de 16h30.
Lundi 19 juillet : Repos
Mardi 20 juillet : Entraînement l´après-midi.
Mercredi 21 juillet : Entraînement le matin et l´après-midi.
Jeudi 22 juillet : Entraînement l´après-midi.
Vendredi 23 juillet : Départ pour Cork dans la matinée.
Samedi 24 juillet : Cork City FC - FC Nantes Atlantique ( 19h) - retour dans la soirée.
Dimanche 25 juillet : Décrassage le matin