LE CALENDRIER 2004/2005
Sam 07/08/04: 1ere journée: Metz-Nantes
Sam 14/08/04 2eme journée: Nantes-Bastia
Sam 21/08/04 3eme journée: Rennes-Nantes
Sam 28/08/04 4eme journée: Nantes-Toulouse
Sam 11/09/04 5eme journée: St-Etienne-Nantes
Sam 18/09/04 6eme journée: Nantes-Istres
Mer 22/09/04 7eme journée: Monaco-Nantes
Sam 25/09/04 8eme journée: Nantes-Lens
Sam 02/10/04 9eme journée: Strasbourg-Nantes
Sam 16/10/04 10eme journée: Nantes-Paris-SG
Sam 23/10/04 11eme journée: Caen-Nantes
Sam 30/10/04 12eme journée: AC Ajaccio-Nantes
Sam 06/11/04 13eme journée: Nantes-Auxerre
Sam 13/11/04 14eme journée: Lyon-Nantes
Sam 20/11/04 15eme journée: Nantes-Bordeaux
Sam 27/11/04 16eme journée: Marseille-Nantes
Sam 04/12/04 17eme journée: Nantes-Nice
Sam 11/12/04 18eme journée: Lille-Nantes
Sam 18/12/04 19eme journée: Nantes-Sochaux
Mer 12/01/05 20eme journée: Bastia-Nantes
Sam 15/01/05 21eme journée: Nantes-Rennes
Sam 22/01/05 22eme journée: Toulouse-Nantes
Mer 26/01/05 23eme journée: Nantes-St-Etienne
Sam 29/01/05 24eme journée: Istres-Nantes
Sam 05/02/05 25eme journée: Nantes-Monaco
Sam 19/02/05 26eme journée: Lens-Nantes
Sam 26/02/05 27eme journée: Nantes-Strasbourg
Sam 05/03/05 28eme journée: Paris-SG-Nantes
Sam 12/03/05 29eme journée: Nantes-Caen
Sam 19/03/05 30eme journée: Nantes-AC Ajaccio
Sam 02/04/05 31eme journée: Auxerre-Nantes
Sam 09/04/05 32eme journée: Nantes-Lyon
Sam 16/04/05 33eme journée: Bordeaux-Nantes
Sam 23/04/05 34eme journée: Nantes-Marseille
Sam 07/05/05 35eme journée: Nice-Nantes
Sam 14/05/05 36eme journée: Nantes-Lille
Sam 21/05/05 37eme journée: Sochaux-Nantes
Sam 28/05/05 38eme journée: Nantes-Metz
L´effectif de cet année pour le moment!!
GARDIEN:
GRONDIN Willy FRA
LANDREAU Mickaël FRA
RADIC Perica YOU
DEFENSEUR:
CACERES Julio Cesar PAR
CETTO Mauro ARG
DELHOMMEAU Pascal FRA
DROUIN Stéphen FRA
GUILLON Loïc FRA
LERAY David FRA
STINAT Denis FRA
VIVEROS Alexander COL
MILIEU:
BERSON Mathieu FRA
CAPOUE Aurélien FRA
DA ROCHA Frédéric FRA
FAE Emerse FRA
HADJADJ Fodil ALG
PAILLERES Loïc FRA
QUINT Olivier FRA
RUBIL Goran CRO
SAVINAUD Nicolas FRA
TOULALAN Jérémy FRA
YAPI-YAPO Gilles CIV
ATTAQUANT:
AHAMADA Hassan FRA
GLOMBARD Luigi FRA
N´ZIGOU Shiva Star GAB
PUJOL Grégory FRA
a noter que d fiche d´identité son posté dans les pages davant
dotre son a venir
Robert BUDZYNSKI
Né le 21 mai 1940 à Calonne-Ricouart
Marié 2 enfants
1958-1963 : Racing Club de Lens
1963-1968 : F.C Nantes
Depuis 1970 : DIRECTEUR SPORTIF
Georges EO
Né le 7 novembre 1948 à Lorient
1967-1972 : F.C Nantes
De 1972 à 1980 : Paris F.C - O. Marseille - Red Star
1980-1983 : Red Star - Entraîneur - Joueur
1983-1985 : Red Star - Entraîneur
Depuis 1987 : Entraîneur adjoint
2002-2003 : DIRECTEUR TECHNIQUE
Loïc AMISSE
Né le 9 août 1954 à Nantes
1973-1990 : FC Nantes Atlantique
1990-1991 : Angers ( D2)
1991-1997 : Entraîneur des moins de 17 ans
1997-2000 : Entraîneur de la CFA2
2000-2003 : Entraîneur de la CFA
2003 : Entraîneur du groupe professionnel
David MARRAUD
Né le 3 août 1964 à Jonzac
Marié 2 enfants
Formé à l´INF Vichy de 1982 à 1985
1985-1996 : F.C Nantes
1996-1997 : Perpignan F.C
1998-2003 : Entraîneur des gardiens au FCNA
2003 : Entraîneur adjoint
Gilles ALBERT
Né le 13 juillet 1954 à Nantes
Marié 5 enfants
1977-1987 : professeur d´EPS
1987-2001 : entraîneur au F.C. Nantes Atlantique ( D4, CFA, DH)
2001-2002 : préparateur physique au Centre de Formation du F.C. Nantes Atlantique
Depuis 2002 : Préparateur physique du groupe professionnel
Fabrice BRYAND
Né le 24 juillet 1960 à Nantes
Marié 2 enfants
Diplômé Médecine Générale
CES Biologie et Médecine du sport
DIU de Traumatologie du sport
Depuis 1987 : Médecin au FCNA
Philippe DAGUILLON
Né le 9 mars 1959 à Paris
Marié 3 enfants
Depuis 1985 : F.C Nantes Atlantique
Jusqu´en 1994 : Kiné Equipes de France A et Espoirs
voila vous savez tout du staff technique
Maintenant voici l´histoire du fcna dans le temps!!!
Les qualités individuelles au service du groupe
En 2002-2003, le FC Nantes Atlantique vit sa quarantième saison en première division. Une présence ininterrompue au plus haut niveau qui en fait le club doyen de l´élite. Avec huit titres de champions de France à leur palmarès, les Canaris pointent en deuxième position dans la hiérarchie nationale derrière Saint-Etienne, sacré à dix reprises, et à égalité avec Marseille. En 1979, 1999 et 2000, les Jaunes ont également remporté la Coupe de France. Ils ont aussi participé à vingt Coupes d´Europe. Une stabilité au haut niveau accompagnée, depuis 1963, par le respect des valeurs collectives prônées par José Arribas, l´entraîneur fondateur du jeu à la nantaise.
Créé en avril 1943, le Football Club de Nantes intègre le championnat professionnel de deuxième division dès la saison 1945-46. Après une période d´apprentissage, sous l´impulsion d´hommes de bonne volonté, comme le Président Marcel Saupin, il rate de peu la montée vers l´élite en 1951-52. Il faut attendre onze ans pour voir les " Canaris" accéder à la première division ( 1963) sous l´égide de José Arribas, entraîneur emblématique qui restera en poste jusqu´en 1976. Le FCN confirme d´emblée qu´il n´a pas usurpé sa place parmi les meilleurs : il conquiert deux titres nationaux en 1965 et 1966.
Suit une période moins faste - elle permet néanmoins l´intégration de novices comme le gardien Jean-Paul Bertrand Demanes - qui aboutit à une troisième couronne en 1973. Les valeurs " historiques" de l´actuel FC Nantes Atlantique sont en place depuis longtemps : mêlant jeunes talents formés au club et joueurs expérimentés, le groupe se nourrit du jeu collectif. Le plus difficile pour l´entraîneur est de trouver le " dosage" judicieux afin que l´alchimie fonctionne.
Alors que les années 70 défilent au rythme des chocs Nantes-Saint-Etienne - succès garanti au Stade Marcel Saupin pour la venue des Verts -, Jean Vincent succède à José Arribas à l´été 1976. Son coup d´essai est un coup de maître puisque les Canaris remporte le championnat 1977. Il récidive en 1980 après avoir, dans l´intervalle, mené trois fois les Nantais à la deuxième place. Le palmarès de l´ex-international, à la tête du FCN, s´enrichit également d´une victoire en Coupe de France 1979 contre les amateurs d´Auxerre. Un trophée qui s´était refusé à trois reprises aux " Jaune et Vert". Ce succès leur ouvre les portes de la Coupe des Coupes. La compétition est une réussite avec une élimination face à Valence en demi-finale après avoir sorti le Steaua Bucarest et le Dynamo de Moscou.
Le changement de décennie n´entame en rien la dynamique nantaise. Résultat : un cinquième titre en 1983... et un doublé championnat/Coupe raté de peu. Au centre de formation de la Jonelière, un modèle du genre en Europe, les générations futures se préparent sous la houlette d´anciens joueurs " maison". A l´image de Raynald Denoueix qui a depuis pris en charge l´équipe de D1. Des internationaux, devenus champions du monde en 1998 et vainqueurs de l´Euro 2000, sont sortis de cette " pépinière" : Didier Deschamps, Marcel Desailly, Christian Karembeu. En juin 2001 , Mickaël Landreau et Eric Carrière ont rejoint les Bleus - où évolue aussi Claude Makelele - à leur tour à l´occasion de la Coupe des Confédérations.
Tandis que le vaste stade de la Beaujoire est inauguré en mai 1984, les performances restent moyennes jusqu´en 1991-92... quand le club est rétrogradé en deuxième division à la suite de graves problèmes financiers. Grâce au plan de sauvetage mis en place par les dirigeants, la relégation est évitée sur le fil. Une nouvelle fois, le salut vient des forces vives du centre de formation épaulées par des " anciens" demeurés fidèles aux Canaris et un entraîneur charismatique : Jean-Claude Suaudeau. Au printemps 1995, le FCN devenu FC Nantes Atlantique ( en 1992) est à nouveau sacré champion de France de D1 avec un record d´invincibilité à la clé : trente-deux matches sans défaite.
Engagé en Ligue des Champions en 1995-96, il atteint les demi-finales, éliminé par la Juventus de Turin. Depuis, il poursuit sa carrière en championnat de France ( il détient le record des clubs français avec trente-neuf saisons consécutives en D1), évoluant entre le troisième ( 1996-97) et le 12e ( 1999-2000) rang. Jusqu´au huitième titre conquis de haute lutte en 2000-2001 après avoir raflé deux Coupes de France en 1999 et 2000 ! Successeur de Jean-Claude Suaudeau, Raynald Denoueix continue de porter la bonne parole au sein d´une équipe constituée en majeure partie d´éléments issus du centre de formation. Aux côtés de Nicolas Savinaud ou Nicolas Gillet, ils se nomment aujourd´hui Mathieu Berson, Hassan Ahamada ou Marama Vahirua... Encadrés par des joueurs plus expérimentés, ils perpétuent sur les terrains de l´Hexagone et d´Europe les valeurs collectives du FCNA.
LES PRESIDENTS
1943-44 : Jean LE GUILLOU
1944-45 : Marcel SAUPIN
1955-58 : Jean LE GUILLOU
1958-59 : Charles STEPHAN
1959-68 : Jean CLERFEUILLE
1969-86 : Louis FONTENEAU
1986-92 : Max BOUYER
1992-96 : Guy SCHERRER
1996-98 : Jean-René TOUMELIN
1999-01 : Kléber BOBIN
2001- -- : Jean-Luc GRIPOND
LES ENTRAINEURS
1943-46 : Aimé NUIC
1946-49 : Antoine RAAB
1949-51 : Antoine GORIUS
1951-55 : Emile VEINANTE
1955-56 : Antoine RAAB
1956 : STAHO
1956-59 : Louis DUPAL
1959-60 : Karel MICHLOWSKLI
1960-76 : José ARRIBAS
1976-82 : Jean VINCENT
1982-88 : Jean-Claude SUAUDEAU
1988-91 : Miroslav BLAZEVIC
1991-97 : Jean-Claude SUAUDEAU
1997- Décembre 2002 : Raynald DENOUEIX
Décembre 2002-03 : Angel MARCOS
2003 - -- : Loïc Amisse
1943-44 à 1962-63 : L´EPOQUE HÉROÏQUE
Sous l´égide de Marcel Saupin, qui a déjà accompagné l´accession de la Mellinet en division d´honneur Ouest en 1925, six sociétés décident de fusionner : Saint-Pierre, ACBL, Batignolles, ASON, SNUC section football et Mellinet. Le principe fondateur, proclamé le 21 avril 1943 dans l´arrière-salle d´un café de la place du Commerce, s´appuie sur les valeurs humaines en prônant " une association sportive à durée illimitée, ayant pour but de développer, par la pratique du football, les forces physiques et morales des jeunes gens et de créer entre tous les membres, des liens d´amitié et de solidarité." Jean Le Guillou est élu président du bureau directeur. Celui-ci possède un pur-sang qui court sous casaque jaune et verte. Le FCN lui doit ses couleurs canaris.
Il faut attendre la saison 1945-46 pour voir ce nouveau club accéder en deuxième division professionnelle ( zone nord)... même si la quasi-totalité de l´effectif est semi-pro. Les débuts sont prometteurs puisque les Nantais se classent cinquièmes puis huitièmes en 1946-47 alors que les deux groupes de D2 ont été rassemblés en un championnat unique. Jusqu´en 1951-52, les résultats favorisent une position en milieu de tableau : 11e ( 47-48), 9e ( 48-49), 17e ( 49-50), 10e ( 50-51).
En 1951-52, la venue d´Emile Veinante au poste d´entraîneur est synonyme de tous les espoirs car il vient de faire monter Metz en D1. Bien placés jusqu´au printemps, les Canaris échouent de peu. Ils terminent en quatrième position. Et c´est reparti pour un long cycle dans le ventre mou : 6e ( 52-53), 9e ( 53-54), 10e ( 54-55), 17e ( 55-56), 13e ( 56-57 et 57-58), 14e ( 58-59), 7e malgré un titre de champion d´automne en 1959-60.
Si le FCN patiente en division inférieure, il en faut plus pour décourager les volontés. D´autant que le public répond présent au stade Malakoff dont les installations nocturnes ont été inaugurées en septembre 1957 : l´assistance cumulée passe de 75320 à 149261 spectateurs entre 1958-59 et 1959-60. A l´amorce de la saison 1960-61, José Arribas, un ancien pro du Mans, prend en main les destinées de l´équipe... et Jean-Claude Suaudeau signe une licence de stagiaire. Le destin est en marche! Les noms de Philippe Gondet, Bernard Blanchet, Daniel Eon, Gilbert Le Chenadec... brilleront bientôt au firmament. Douzième au terme des matches aller, après notamment un revers cuisant à Boulogne-sur-Mer ( 10-2), le FCN poursuit son chemin vaille que vaille. José Arribas s´applique à consolider un collectif dont la moyenne d´âge est seulement de vingt-cinq ans. La venue de Marseille à Malakoff ( 3-1 dont deux buts de Gondet), en janvier 1961, puis le retour à Boulogne où l´affront est lavé sur le score de 1-2 laissent augurer d´un avenir meilleur. L´année 1960-61 s´achève avec une onzième place et la suivante en sixième position, à quatre points de l´Olympique de Marseille qui monte.
Le millésime 1962-63 sera le bon! Du 12 septembre au 9 décembre, le FCN engrange vingt-deux points en douze rencontres. Il se hisse au deuxième rang du classement provisoire. A la trêve, après un succès 3-0 contre Le Havre, marqué par un " coup du chapeau" de Bernard Blanchet, Nantes ( 2e) bataille avec Saint-Etienne ( 1er). Ce duel deviendra un classique! Alors que les résultats sportifs sont là, le club perd l´une de ses figures emblématiques : le 10 janvier 1963, le Président Marcel Saupin décède. Le " Lion" ne verra pas les Jaunes en D1. Pour honorer sa mémoire, le stade Malakoff sera rebaptisé de son nom. Début mai, la lutte est incertaine et les Verts occupent le fauteuil de leader qu´ils le conserveront. Grâce à deux victoires consécutives ( à Saint-Etienne justement 0-1 puis à Lille 3-4), le FCN consolide néanmoins sa position de dauphin. Au terme de vingt ans d´existence, il accède enfin à la première division.
1963-64 à 1972-73 : TROIS TITRE EN DIX ANS
Avec la montée en première division, le plus dur est fait. Il faut désormais confirmer... L´effectif est renforcé en conséquence avec la venue de Gaby de Michèle, Jerzy Grabowski et l´arrière-central Robert Budzynski devenu aujourd´hui le directeur sportif du FCNA. Une huitième place dans le championnat 63-64 et un beau parcours en Coupe de France ( élimination par Bordeaux en demi-finale) : l´objectif est atteint avec la manière. Et les surprises ne sont pas finies. Dès l´entame de saison 1964-65, les protégés de José Arribas occupent les avant-postes du championnat en compagnie de Valenciennes et Bordeaux.
Fin mai 1965, en s´imposant 2-1 aux dépens de Monaco, ils coiffent leurs rivaux au finish et s´offrent un premier titre de champion de France. Les portes de la Coupe d´Europe sont grandes ouvertes. Elles se referment bien vite, le Partizan de Belgrade sortant Nantes dès le premier tour. Une deuxième couronne suit dès 1965-66 sans une défaite à domicile et soixante points marqués. Seule ombre au tableau : la défaite face au RC Strasbourg en finale de la Coupe de France ( 1-0).
Dauphins des Verts en 1966-67 ( année marquée par le recrutement d´un espoir prometteur : le futur capitaine Henri Michel), les Canaris connaissent ensuite une baisse de rendement : 7e ( 67-68), 10e ( 68-69), 10e ( 69-70) et une finale de Coupe de France perdue au profit de Saint-Etienne ( 5-0).
Patrice Rio, Gilles Rampillon, Jean-Paul Bertrand-Demanes... les recrues de 1970-71 sont encore des inconnus. Ils feront plus que prouver leur amour du maillot. Troisième puis septième en 71-72, l´équipe - toujours coachée par José Arribas - a intégré les anciens et les jeunes pousses, l´unité s´effectuant autour du capitaine Henri Michel.
La concrétisation de cette cohésion est un troisième titre dès 1972-73 devant Nice et Marseille. Mais la Coupe se refuse encore à Nantes : Lyon domine la finale au Parc des Princes ( 2-1).
1973-74 à 1982-83 : LES ANNÉES VINCENT
Les bons résultats continuent en 1973-74 : 2e en première division, sacre national en première division pour la réserve et victoire en Gambardella pour les juniors dirigés par Jean-Claude Suaudeau. Loïc Amisse s´affirme sur son flanc gauche et Max Bossis se révèle en suppléant de Gaby de Michèle qui stoppe sa carrière en 1975 avec 387 matches en D1! En 1974-75, Nantes passe un tour en Coupe UEFA en battant le Legia Varsovie mais chute contre les Tchèques d´Ostrava. Le retour aux affaires courantes du championnat se conclut par la cinquième place... non qualificative pour l´Europe puis la quatrième en 1975-76. A l´époque, Saint-Etienne domine l´élite et la venue des Foréziens au stade Marcel Saupin est une affiche de haut niveau. En mars 1976, le choc se dispute à guichets fermés devant 26744 spectateurs.
A l´intersaison 1976-1977, au terme de seize années de loyaux services, José Arribas tire sa révérence. Il rejoint l´Olympique de Marseille. Jean Vincent le remplace. L´ex-international A ( 45 sélections) débute à Marcel Saupin par un brillant 3-0 contre Marseille puis ses troupes s´en vont gagner 6-2 à Sochaux. La transition est assurée. Le beau jeu est au rendez-vous et Jean Vincent réussit son pari : il conquiert un quatrième titre de champion à la tête d´une équipe de " jeunots" ( 22 ans de moyenne d´âge) qui a inscrit la bagatelle de 80 buts. Si ce n´était la défaite face à Saint-Etienne en demi-finale de la Coupe de France - épreuve longtemps maudite pour le FCN - la joie serait totale.
Succédant aux années Arribas, les années Vincent s´annoncent aussi fastes : vice-champions en 1977-78, 1978-79 et 1980-81, les Nantais ravissent un cinquième titre en 1979-80. Auparavant, le signe indien a été vaincu. Le 16 juin 1979, après une finale à suspense où les amateurs d´Auxerre vendent chèrement leur peau ( 4-1 après prolongations), les Canaris brandissent la Coupe de France dans le ciel parisien! La saison 1979-80, outre la suprématie en championnat, permet d´écrire l´une des plus belles pages de l´histoire du club en Coupe des Coupes. Les Irlandais de Cliftonville, le Steaua Bucarest, le Dynamo de Moscou succombent. Le rêve prend fin contre Valence en demi-finale. 1981-82 est une année de transition marquée par le départ de Jean Vincent - parti sous le soleil du Cameroun en prévision du Mondial 82 - auquel succède Jean-Claude Suaudeau. Autre arrivée : celle de Vahid Halilhodzic. Quant à Henri Michel, il stoppe sa carrière de joueur et devient l´adjoint du sélectionneur Michel Hidalgo. Il a passé seize ans en Jaune et Vert!
1983-84 à 1991-92 : UN CLUB EN MUTATION
A l´été 1982, le groupe a de l´allure. Dans ses rangs : Bertrand-Demanes, Rio, Baronchelli, Touré, Adonkor, Ayache, Bibard, Bossis, Amisse, Muller, Tusseau, Halilhodzic... Au final, les statistiques sont implacables : 1er du championnat avec dix points d´avance sur Bordeaux ( 2e), meilleures attaque ( 77 buts) et défense ( 29 buts), meilleur buteur ( Halilhodzic avec 27 réalisations).Un palmarès complété par une finale de Coupe de France... perdue face au Paris Saint-Germain ( 3-2) malgré un but d´anthologie de José Touré.
Au début des années 80, le football français est entré en mutation. Il sera de plus en plus difficile pour les clubs formateurs de résister aux assauts des recruteurs extérieurs. Fidèles à ses valeurs humanistes des débuts, le FCN garde pourtant une ligne de conduite dont il n´a jamais dévié.
Ancien joueur, Raynald Denoueix - et actuel entraîneur du groupe professionnel - dirige le centre de formation de La Jonelière, un modèle du genre en Europe. Il y inculquera les valeurs " maison" à plusieurs générations de Canaris parmi lesquels nombre d´internationaux. Un soir de juillet 1998, trois d´entre eux sont devenus champions du monde : Desailly, Deschamps et Karembeu. Le 12 juillet 2000, les mêmes ramènent le trophée de l´Euro 2000 en France.
Le FCN se classe sixième en 1983-84 ( le stade de La Beaujoire est inauguré le 8 mai 1984), 2e ( 84-85 et 85-86), 12e ( 86-87), 10e ( 87-88) alors que Miroslav Blazevic prend ses fonctions d´entraîneur fin mai 1988, 7e ( 88-89 et 89-90), 15e ( 90-91) et 9e ( 91-92) sous la houlette de Jean-Claude Suaudeau revenu aux commandes le 29 janvier 1991... aux performances sportives en demi-teinte s´ajoute une situation financière délicate... à tel point que la DNCG - structure assurant le contrôle de gestion des clubs - décide la relégation d´office du FCN en deuxième division. Le Président Max Bouyer, successeur de Louis Fonteneau en décembre 1986, doit passer la main à Guy Scherrer. En juillet 1992, le FCN devient FC Nantes Atlantique. La structure ainsi créée ( la section " amateur" gérée par l´association Loi 1901; la section professionnelle organisée en SAOS, société anonyme à objet sportif) est repêchée par la DNCG et réintégrée en D1.
1992-93 à 1994-95 : LA RECONSTRUTION
Astreint à un strict plan d´apurement des dettes à la reprise 92-93, le FCNA s´appuye sur les forces vives du centre de formation. Ils se nomment Ouédec ( meilleur buteur en 92-93 et 93-94), Pedros, Karembeu, Capron... Ils sont épaulés par des aînés fidèles à leurs couleurs, à l´image de Jean-Michel Ferri et Japhet N´Doram. Le 8 août 1992, Nantes-Metz, match inaugural de la saison attire... 8650 spectateurs. Le chemin semble long pour se réconcilier avec le public. Pas tant que cela puisque l´exercice s´achève à la cinquième place nationale ( comme en 93-94) et une finale de Coupe de France perdue 3-0 contre le Paris Saint-Germain. En septembre 1994, le cœur des Nantais a chaviré. Ils sont plus de 7000 à s´abonner et l´affluence moyenne atteint 25000 personnes.
Il y eut l´épopée en Coupe des Coupes, il y aura celle du championnat 94-95, débouchant sur un septième titre. Après cinq journées, les Nantais possèdent déjà huit points d´avance sur les Parisiens et la dynamique ne s´essouffle pas. Le fameux 3-0 devient le score habituel à domicile.
Les chiffres sont éloquents : meilleur marqueur ( Patrice Loko avec 22 buts), meilleures attaque ( 71 buts) et défense ( 34 buts) ainsi qu´un record d´invincibilité : 32 rencontres sans défaite.
Le FC Nantes Atlantique passe trois tours en Coupe de l´UEFA mais cède le pas face à Leverkussen.