Ben allez une autre :
Le vent souffle sur les plaines de la contrée marseillaise.
Je jette un dernier regard sur ma Volvo, mon pote Fred et mon domaine.
José, le coach de l´OM, est venu me chercher;
Les marseillais ont décidé de mener le combat dans la vallée.
Là où tous nos ancêtres, de grands joueurs de pétanques,
Après de grandes batailles se sont imposés en maîtres.
C´est l´heure maintenant de défendre notre terre
contre une armée de Parisiens prête à croiser les protèges tibias.
Toute la tribu s´est réunie autour de grands verres de Pastaga
pour invoquer la Bonne Mère afin qu´elle puisse nous protéger .
Après cette prière avec mes frères, sans faire état de zèle,
les chefs nous ont donné à tous des gorgées d´EPO ( Eau Pastis Olive),
Pour le courage, pour pas qu´il y ait de faille,
Pour rester grands et fiers quand nous serons sur le terrain.
Car c´est la première fois pour moi que je pars au combat
Et j´espère être digne de la tribu de l´OM.
{Refrain:}
Dans la vallée ( oh oh) de FioFio(la li la la).
Dans la vallée ( oh oh), j´ai pu entendre sa Volvo.
Dans la vallée ( oh oh) de FioFio ( la li la la).
Dans la vallée ( oh oh), les chants des CU forts dans le Vélo.
Après quelques incantations de Pape Diouf et de Jo Corbeau,
Toute la tribu, la rage au ventre, courait vers les Parigos.
La lutte était terrible et je ne voyais que des ombres,
Tranchant l´ennemi qui revenait toujours en surnombre.
Mes coéquipiers tombaient l´un après l´autre devant mon regard,
Sous le poids des armes que possédaient tous les BB,
Des Fumi, des piles et des bateries de portables dans le jardin du Vél
qui écoulait du sang sur l´herbe verte du rond central.
Comme ces jours de peine, où l´homme se traîne
À la limite du règne du mal et de la haine.
Fallait-il continuer ce combat déjà perdu ?
Mais telle était la fierté de toute la tribu.
Alors j´ai mis mon serre tête,ma tunique bleu et blanche,
De coups bas en plus des tacles violents;
Fallait défendre la terre de nos ancêtres enterrés là,
Et pour toutes les lois de la tribu de l´OM.
{au Refrain}
Au bout de la vallée on entendait le son d´une corne,
De coach Vahid qui rappelait toute sa secte.
Avait-il compris qu´on lutterait même en enfer
Et qu´à la tribu de l´OM appartenaient ces terres ?
Les Parigos repartaient, je ne comprenais pas
Milles bornes qu´ils avaient fait pour en arriver là,
Quand mon regard se posa tout autour de moi,
J´étais le seul debout de l´OM ; voilà pourquoi
Mes doigts se sont écartés tout en lâchant mon serre tête,
Et le long de mes joues se sont mises à couler des larmes.
Je n´ai jamais compris pourquoi la Bonne Mère m´a épargné
De ce jour noir de notre histoire que j´ai contée.
Le vent souffle toujours sur les plaines de la contrée marseillais
Et j´ai rejoint ma Volvo, mon pote Fred et mon domaine.
J´ai tout reconstruit de mes mains pour en arriver là,
Je suis devenu Roi FioFio de la tribu de l´OM.