memoir
Amuse toi bien avec ton sachet ![]()
il manquerait plus que ca ![]()
Ouai il manque que ça des sachets ![]()
bon aller @plouch
Bon snif rouge!
rouge
faut que je vois zig moi !
He´s not here ![]()
qu´est ce que t´en sais ?
Parfois il est la mais poste pas ![]()
Bah là il ne répond pas à ton appel!
si sur msn ![]()
MSN... ^^
bonjour a tous sa va moi oui je parle si il y a quelq´un .
bonjour killer très bien si ça va pour toi moi aussi oui il y a quelqun
salut tout le monde !
je me remet a HC pourré ton m´envoyé un message pour le clan de la MUS merci
bientot je poste une fic
Keyzer
je la lirais mais c pour quel personnage ?
pour HC mon pseudo c zender
Arf ça à l´air excellent Shin Megami Tensei! ![]()
Chapitre X
« Prélude d’une destinée »
La nuit était paisible, les nuages parsemés et le ciel éclairé par la douce lueur de la pleine lune… Dans ce ciel si serein, l’immense dragon noir emportait celui qui avait tout perdu : Keyzer volait vers Ariela en tentant de retenir les larmes qui emplissaient ses yeux, dans un voyage qu’il pensait, ou plutôt espérait sans retour…
Il vit la nuit s’éteindre pour laisser place au jour de nombreuses fois, ne faisant que de rares escales pour se pouvoir en eau et nourriture… Il ne pensait plus vraiment à grand-chose…à quoi bon ? Trop penser l’aurait amener à se jeter dans le vide…Il était peu être trop lâche pour se suicider ouvertement, mais cette guerre qui s’annonçait semblait néanmoins être un suicide déguisé…
Trois jours et trois nuits s’étaient écoulées quand il vit enfin les côtes Arieliennes et l’immense forêt qui bordait la grande plaine. Il tira alors sur les rênes de Black Sabbath pour voler le plus bas possible afin de ne pas faire repérer sa position : un dragon de cette taille ne passe vraiment pas inaperçu, surtout en vol de haute altitude en cette nuit de pleine lune. Mais la manœuvre n’avait pas permit à suffisamment le dissimuler : deux dragons noirs, de taille moyenne, venaient de décoller du sol face à lui et se dirigeaient droit vers sa position avec à leur bord deux chevaliers en armure noire. Des adversaires ? Des brigands ? Keyzer se préparait à toute éventualité en serrant fort son sabre et prêt à ordonner à Black d’ouvrir le feu. Mais lorsque les deux chevaliers furent à portée de vue, il reconnut l’emblème de la Négation sur le poitrail : il venait enfin d’arriver à destination et ces deux dragons n’étaient là que pour lui servir d’escorte. « Suivez nous ! » Hurla l’un des chevaliers en faisant faire un demi-tour à sa monture, le mettant ainsi, sur les flancs de Black, dans la même direction. Des feux s’allumèrent au sol où un homme semblait faire des signaux avec des torches pour indiquer la clairière où les dragons pouvaient se poser. En s’approchant, Keyzer pus distinguer un petit attroupement de soldats en armures légère, ils n’étaient qu’une dizaine tout au plus. Les trois dragons se posèrent dans la petite clairière, à peine assez large pour les accueillir, et les trois hommes mirent pied à terre. A peine Keyzer avait il eut effleuré le sol que tous se prosternèrent, genou à terre et regard vers le bas. « Bienvenu votre altesse, nous espérions votre arrivée » commença l’un des soldats.
-Où sommes nous ? l’interrogea Keyzer sur un ton sec.
-Aux abords de Bellumia ! Nous sommes le poste avancé que le seigneur Sergeil a mis en place pour votre accueil.
-Je ne lui ai jamais dit que je viendrais…
-Il a confiance en vous, comme nous tous, continua t il avec enjouement
-N’élevez pas votre confiance en moi trop haut, je risquerai de vous décevoir… je ne sais moi-même, pas trop les raisons pour lesquelles je suis ici…
-Peu importe les raison, vous êtes ici : c’est la seule chose qui compte ! Peut être est ce la divine providence !
-J’en doute…Mais passons, où est Sergeil ? s’impatienta il
-Nous avons établi un petit camp au cœur de la forêt, le Seigneur Sergeil vous y attend ! Laissons les montures ici, je vous y accompagne moi-même.
A ces mots, l’immense dragon noir tourna la tête vers son maître, soufflant fort un air chaud de ses narines pour exprimer son mécontentement, mais Keyzer lui sourit et en lui touchant la gueule, il lui fit comprendre qu’il ne pouvait l’accompagner. Alors le dragon se calma et se recroquevilla sur lui-même afin de s’endormir.
Ainsi le soldat accompagna son suzerain au cœur de la forêt alors que le reste de la troupe guettait les cieux pour alerter le camp d’éventuels ennemis : en ces terres d’Ariela, la négation n’était plus la bienvenue ! Le soldat le conduisait de plus en plus profondément au cœur de l’obscure forêt dont les hautes cimes des arbres cachaient jusqu’à la moindre lueur de la pleine lune, les deux hommes semblait marcher à l’aveuglette mais le pas sûr du soldat révélait que le chemin lui était plus que familier. Après quelques dizaines de minutes d’excursion nocturne, quelques faibles lueurs apparurent à leurs yeux. Il s’agissait de quelques torches qui positionnaient et éclairaient le camp de la Négation. Les torches ne brûlaient que d’une légère intensité pour ne pas attirer l’attention au cas ou un dragon ennemi aurait survolé la forêt, si bien qu’il régnait à l’intérieur de ce camp une ambiance sombre et mystique. Malgré l’heure tardive, de nombreuses personnes déambulaient encore dans le camp et, tout en continuant leurs activités, ils fixaient les deux arrivants d’un regard froid et intrigué…
-Je pensais rejoindre un camp militaire, ces gens ne sont pas des soldats…constata keyzer avec intrigue
-Oui c’est vrai…ils font parti des exilés ! Ils ont été chassés d’Ariela pour avoir soutenu des positions politiques contraires à celles des Duc ou pour avoir revendiqué des droits dont les Ducs les ont privé. Ils sont tous prêt à se battre pour renverser la dictature qui règne en ce pays….Mais vous serez informer de tout cela plus tard, suivez moi : je vais vous mener à la tente du Seigneur Sergeil !
Les deux hommes traversèrent le camp pour se diriger vers la plus grande tente du campement. A l’intérieur, quatre chevaliers en armures discutaient autour d’une table où étaient disposaient tout une flopé de cartes, relevés de notes et lettres cachetées...un plan de bataille se construisait sous les yeux et les conseils de quelques Seigneurs de la Négation et sous la présidence de Sergeil de Mork, le Grand Seigneur de la Négation. A leur entrée, Sergeil se tourna vers Keyzer avec un large sourire puis, suivit de tous les autres chevaliers, il posa un genou à terre pour se prosterner, « c’est un honneur de vous voir votre majesté, vos hommes attendaient avec impatience votre arrivée » déclara-t-il avec joie. « Et maintenant ? » furent les seuls mot que ne pus prononcer Keyzer en proie à une multitude de doutes dont celui sur sa présence en ces lieux…Les chevaliers se relevèrent et pendant une grande partie de la nuit, ils exposèrent à leur souverain la situation d’Ariela, de leur armée et les nombreux plans auxquels ils avaient pensé. Ils lui expliquèrent que ceci n’était qu’un camp retranché et que la grande majorité de la Négation était encore dispersée. La plupart des Seigneurs de la Négation étaient partis constituer des troupes là ou ils le pouvaient, cherchant à réunir les anciens membres de leur armée dissoute. Les anciens hauts gradés avaient tous répondu à l’appel mais il était difficile de trouver de la piétaille, la moitié des soldats qui n’avaient pas été décimé lors de la guerre civile, était dans l’effroi le plus total ne serait ce qu’à l’idée de rejoindre les rang de leur ancienne armée : la guerre civile avait vraiment laissé de terribles séquelles…Les seigneurs s’étaient donc rabattus sur des non militaires, exilé de leur patrie, du simple paysan à l’ancien noble d’Ariela…Les seuls à avoir totalement répondu à l’appel étaient les mages de la Négation, ces prêtres de la Religion maudite, chassé d’Ariela n’avait de refuge nulle part : Ariela étaient la seule patrie ou ils étaient acceptés : partout ailleurs l’Eglise les pourchassaient…La reconquête d’Ariela était pour eux la seule issue favorable à leur Religion. On estimait donc à près de 80 000 hommes qui convergeaient vers Bellumia sous les étendard de la Négation, vers ce camp retranché, siège des décisions et à cet instant l’endroit ou se dressait le symbole de la légitimité de leur combat : Léthésias 1er de Magnus, fils de Hagen III, seul prétendant légitime au trône d’Ariela : leur souverain !
Toute cette armée, nouvellement levée, allait parvenir au camp dans les jours suivants et Keyzer devait être préparé pour cette rencontre, il devait devenir Le Prince des Seigneurs de la Négation comme l’avaient étés les Princes et Rois précédent d’Ariela. « En quoi consiste cette préparation ? » demanda Keyzer, encore embrouillé par la complexité de la situation…
-Je ne vous cacherai rien seigneur, accueillir la négation en soi est une lourde opération…C’est l’un des processus de sélection des seigneurs de la Négation, beaucoup de ceux qui subissent cette préparation ne survivent pas… répondit Sergeil d’un ton solennel
-Mourir…la mort ne m’effraie plus…
-Vous survivrez, j’en suis persuadé ! reprit le seigneur de la Négation avec engouement
La délégation des Seigneurs de la négation, suivie du jeune prince, sortit alors de la tente ou s’était déroulé toute cette entrevue pour se diriger vers l’antre des prêtres de la Négation. Des hommes vêtus de longues toges d’un vert profond et brodées de larges bandes de tissu rouge écarlate, Ils portaient d’étranges bijoux contenant des pierres vertes émeraudes dont une semblait être greffée sur leur front, comme cela l’était pour Sergeil et les Seigneurs de la Négation. Malgré leurs rides et la couleur blanche de leurs cils et de leurs barbes, il était presque impossible de leur donner un âge avec précision. A l’intérieur de la tente des prêtres, un étrange escalier en pierre avait été bâti, étrange car il s’enfonçait dans le sol sans qu’il n’y ait d’issu à sa fin et la tente ne sembler abriter que cet étrange structure. Deux des mages descendirent ses escalier, arrivé à son extrémité, chacun dégaina un poignard de cérémonie avec lequel ils s’entaillèrent la main avant de l’appliquer contre la paroi. Du sang qui ruisselait, s’échappèrent des runes qui sous les incantations des mages, recouvrirent tout le mur. La paroi s’estompa pour laissa place à une immense couloir… « Un shapai… » Murmura Keyzer…
- vous connaissez cette ancienne incantation ? demanda l’un des mages qui venaient d’ouvrir ce passage
-Oui, on m’a déjà évoqué ce procédé…, répondit il en serrant son sabre.
-Suivez nous votre altesse, reprit le mage.
Keyzer se retourna vers la troupe qui l’avait accompagné mais « veuillez entrez seul s’il vous plait votre majesté… », lança le prêtre de la Négation pour le presser à entrer dans le couloir. Il s’avança donc dans le sombre passage qui se referma aussitôt les deux guides passés. Le couloir était sombre mais on distinguait une salle éclairée au bout de celui-ci. La salle était immense et illuminé par des milliers de bougies réparties dans les innombrables cavités dont les murs et la voûte regorgeaient. Ces petites flammes disséminées dans toute la pièce donnaient une ambiance à la fois chaleureuse et d’un mysticisme glacial. La salle était immense et pourtant elle n’abritait qu’un simple autel de marbre. Des prêtes apparurent, sortant de la pénombre qui les masquait, pour s’approcher du jeune Keyzer. Sans bouger, le regard perdu dans le vide, il les laissa se saisir de ses vêtements. Puis, sous leurs indications, il avança, nu, à travers la pièce pour s’allonger sur le marbre glacial de l’autel. Un frisson lui parcouru le dos, de la courbe de ses reins jusqu’au haut de sa nuque tandis que sa peau s’hérissait.
- Et maintenant ? murmura t il
- Nous allons pouvoir commencer…essayez de ne pas crier ni bouger : vous risqueriez d’y rester, répondit l’un des prêtres qui l’entouraient.
D’autres prêtres s’approchèrent de l’autel, avec des lamelles de cuir, ils sanglèrent les bras et les jambes du jeune prince pour le plaquer au marbre glacial et ainsi empêcher qu’il ne puisse bouger. L’un deux lui proposa un bout de cuir afin qu’il puisse le mordre lorsque la douleur serait trop intense mais Keyzer déclina l’offre d’un signe de la tête. La cérémonie pouvait commencer. Il sentit des centaines d’aiguilles lui transpercer le corps en de multiples endroits tandis qu’un liquide s’infiltrait dans ses veines : la douleurs était insupportable, le liquide semblait le ronger de l’intérieur, faire bouillir son sang et entailler ses veines ! Il tentait de ne pas hurler sous cette effroyable torture mais il ne pu s’empêcher de laisser échapper quelques cris. Son corps était couvert de sueur, il avait de plus en plus chaud, de plus en plus mal et il se retenait de toutes ses forces pour ne pas convulser. A mesure que les minutes passaient, il sentait le liquide recouvrir chacun de ses organes internes en ayant l’impression qu’ils allaient se décomposer, exploser à l’intérieur de son corps. Il avait maintenant atteint son cœur et se mêlait au sang qu’il contenait et chacun de ses battements le propulsait dans les moindres recoins de son corps, chaque morceau de chair, chaque organe, chaque membre de son corps lui renvoyait une douleurs incommensurable, une douleur telle que la pire des morts aurait été une douce sérénité. Seules dix minutes s’étaient écoulaient alors qu’il pensait souffrir depuis des heures, quand la douleurs commença à se calmer, ou plutôt quand il commença à s’y habituer. Il ouvrit enfin les yeux et découvrit son corps luisant d’une aura verdoyante et poignardé de dizaines de seringues contenant quelques reste d’un liquide verdâtre et brillant, et chacune tenue par un prêtre de la négation.
- la phase finale peut commencer, déclara l’un d’entre eux…
A ces mots, il sortit de sa tunique une sphère d’un vert très foncé, presque noire, elle semblait flottait au dessus de sa main. Sa main se tourna, paume vers le front de Keyzer, et la sphère continua à flotter dans les airs, à quelques centimètres de la peau du mage. Elle se mit soudain a onduler, à pulser, comme si l’énergie qu’elle contenait était en train de s’affoler, pour ensuite lentement changer de forme. La partie faisant face à la main du prêtre était toujours sphérique mais son opposé s’était transformé en un cône acéré.
- Visita Interiorem Terrae Rectificando Invenies Operae Lapidem ! !!!, crièrent ils tous, avant que le premier n’enfonce l’étrange pierre dans le front de leur jeune victime.
Du sang gicla en une quantité impressionnante sous les hurlements du nouveau Prince de la Négation. La douleurs de cette pierre qui venait de lui traverser la boite crânienne était inouïe mais ce n’était rien comparé a la souffrance qui en découla. Il sentait l’énergie brûlante s’insinuer dans les moindres recoins de son cerveau, s’enrouler autour de chaque neurone, prendre possession de tout son être….c’était insupportable et indescriptible, tant la douleur était intense et disséminé en chaque parcelle de son corps….s’en était trop, il s’évanouit….
A son réveil, il était seul dans une tente qui avait était spécialement aménagé pour l’accueillir. Plusieurs heures avaient probablement passé alors qu’il émergeait de son sommeil. Il se leva et enfila la toge blanche qui était posée sur le rebord du lit, nouée à la taille à l’aide d’une fine corde, il laissa retomber le haut du vêtement sur ses jambes afin de rester torse nu. Il entrouvrit la toile de la tente et contempla la vue…. La nuit était sombre mais la vision du sol blanc recouvert d’une épaisse couche de neige qui devait tomber depuis plusieurs heures, était splendide. « De la neige ? Avec cette chaleur ? » pensa t il. Comment la neige pouvait elle tomber alors que la température était suffocante, il était torse nu, avec cette toge pour seul vêtement, et pourtant il était en sueur tant la chaleur faisait rage….mais alors qu’il se questionnait sur l’étrangeté de cette neige, il aperçut des gardes qui patrouillaient dans le camps. Les hommes couverts de gros habits chauds, grelottaient de froid….la neige n’avait rien de particulier en cette nuit glaciale. Reprenant ses esprits, il comprit que cette chaleur qu’il sentait émanait du plus profond de ses veines ou son sang semblait bouillir, une formidable sensation de puissance l’envahissait. Il pouvait sentir la négation couler dans ses veines, sentir sa pierre frontale pulser au rythme de son cœur, il pouvait presque palper les flux d’énergie qui se propageaient dans l’air…il était véritablement devenu le Prince des Seigneurs de la Négation, Léthésias 1er digne héritié du trône d’Ariela.
« Demain est un grand jour….de hauts officiers doivent arriver et il me faut les recevoir…. », pensa le jeune prince en s’installant sur le fauteuil recouvert de velours et de soie fine. Cette chaleur qui lui parcourait les veines, l’empêchait de fermer les yeux, de trouver le sommeil. Le regard dans le vide, assis dans on fauteuil, il se posait beaucoup de questions…Pourquoi était il là ? Après tout ce conflit ne le concernait pas…Mais si c’était vrai ? S’il était réellement ce Léthésias ? C’était peut être ça ce désir qui lui brûlait le ventre, un désir de venger ceux que sa mémoire avait effacés…En vengeant le roi d’Ariela, peut être que, dans un certain sens, il vengerait ses parents adoptifs ? D’ailleurs que leur était il arrivé ? Cette mémoire qui lui faisait défaut le rendait fou… « Pourquoi ai-je l’impression que l’on m’a volé ma vie ? » était la question originaire de tous ses troubles…Mais une charmante voix, pleine de douceur et de sensualité l’arracha à ses tourments. « Puis je entrez, seigneur ? » elle était là, écartant les toiles de la tente, divinement belle, sa peau pâle, ses cheveux d’argent, ses yeux du bleu dont les dieux s’inspirèrent pour colorer les plus beaux océans, si elle n’était pas un déesse, elle en avait la beauté. La prêtresse de la Négation s’avançait lentement vers le jeune Prince, puis, elle s’arrêta à quelque mètre de lui.
- que fais tu là ? lui demanda sèchement Keyzer
- on m’a dit que vous vous étiez éveillé, je sais que l’opération a été dure…je suis ici pour vous aider à vous détendre, mon seigneur…. Dit elle de sa voix douce et timide.
Elle était enveloppée d’une longue toge blanche qu’elle défit d’une main, la toge tomba le long de son corps, dévoilant les courbes magnifiques de sa nudité, amplifiées par les lumières chaudes et vacillantes des bougies parsemées. Doucement et entièrement nue, elle s’approcha, s’assit sur les genoux de son Prince et passa une main sur son visage. Ses doigts caressèrent sa joue tandis que son pouce s’immisçait entre ses lèvres. Sa bouche vint couvrir son cou de baisers tandis que Keyzer fermait les yeux…
-non…arrête, dit il
- chuu, laissez vous faire majesté… lui susurra t elle
Elle continuait à le couvrir de baisers, ses mains s’aventuraient sur le corps de son seigneur, se faufilant sous sa toge en quête de plaisir sensuel…Mais Keyzer restait insensible…
- arrête, vas t’en…recommença t il
Mais la prêtresse n’avait pas l’intention de s’arrêter là ! Elle continuait l’exploration de ce corps encore endolori par la douloureuse épreuve qu’il avait subite…
- HORS D’ICI ! !!!
Le cris du jeune prince s’accompagné d’une formidable déferlante d’énergie qui emplit la tente, faisant voltiger toutes les toiles, dans une lueur verdâtre ! Lorsqu’il réalisa ce qui s’était passé, il vit la jeune femme apeurée qui avait été projetée en arrière par cette mystérieuse énergie, nue dans la neige et le froid…Keyzer laissa retomber sa rage et s’approcha lentement de la jeune femme. Sur le chemin, il pris la toge dont elle s’était débarrassé un peu plus tôt, puis, lentement, il s’accroupit face à elle et lui tendit.
- allez, calme toi…il est tard, retourne te coucher, lui dit il en souriant.
La prêtresse reprit confiance et s’en alla vers sa tente…Keyzer revint à l’intérieur et s’écroula sur son lit…des larmes perlèrent aux coins de ses yeux, il ne pu dire qu’un mot, avant de s’endormir… « Lou… »..
Le soleil était encore très sur l’horizon, n’ayant pas encore quitté sa robe rouge orangée, lorsque deux prêtres pénétrèrent dans la tente de leur Prince. Léthésias n’avait pu s’assoupir que quelques heures qu’on était déjà venu le chercher. Malgré tout, il n’était pas fatigué, ces quelques heures de sommeil avaient probablement été les plus reposante de toute sa vie. Les deux mages le conduisirent jusqu’au shapai que, comme la veille, deux autres mage ouvrirent. Mais cette fois-ci, le shapai s’ouvrit sur une salle différente qui contrastait avec l’immense salle vide et glaciale dans laquelle il reçut sa pierre. En effet, celle-ci était d’une taille plus modeste mais richement décorée. De grands lustres parcouraient le plafond, éclairant la salle d’une lumière chaude et chaleureuse, d’immenses tentures rouges et de grands tableaux ornaient les murs tandis que le sol était recouvert d’un long tapis rouge brodé d’or. Au fond de cette somptueuse pièce se trouvait un trône magnifique ou siégeait un mage plus richement vêtu que les autres mages et dégageant une aura de puissance phénoménale. A la venue du jeune Léthésias, celui-ci se releva avec hâte et l’attendit en courbant l’échine : ce vieil homme semblait être pourvue d’un aisance presque contradictoire avec son age qui paraissait plus qu’avancé. Tandis que le jeune prince était troublé par l’attitude d’un si vénérable vieillard qui se prosternait devant lui, simple fermier élevé parmi les chevaux et les cochons, l’archimage se présentait.
- Je suis Agora, l’archimage de la Négation, mon seigneur, commença t il en courbant toujours plus le dos
- Relevez vous, je vous en prie…je ne suis...
- Majesté, c’est un honneur pour moi que de me prosterner devant vous !
- Vos mages m’ont dit que vous vouliez me parler, continua Léthésias d’une voix hésitante
- Oui, mon seigneur…mais ils sont sous vos ordres avant d’être sous les miens : ce sont vos mages, déclara Agora d’un sourire qui montrait son amusement… Je vous ai fait mander pour parfaire votre enseignement. Devenir le Prince des Seigneurs de la Négation ne s’apprend certes pas en quelques instant, mais pour vous nous devrons faire une exception, le temps presse et vous devez au moins connaître les bases.
- bien, si vous jugez que j’en suis capable…
- Ne vous inquiétez pas, nous avons tous confiance en votre potentiel…vous êtes bien le digne héritier du roi Hagen III !
Agora lui fit signe de s’asseoir autour de la grande table qu’il lui indiqua et tous deux prirent place pour une longue discussion. Agora lui expliqua pour commencer le rôle des différentes pierres de la Négation qui existait. Elles se divisées en quatre catégories. Les plus courantes étaient les opales de feu, crées régulièrement par les mages pour être utilisées pour renforcer les armes et armures dans lesquelles elles étaient implantées et ne contiennent que peu d’énergie. Puis venaient les opales de feu émeraude, offertes à tous les mages et gradés dans l’armée de la Négation. Elles contiennent une puissante énergie permettant aux porteurs d’utiliser les pouvoirs de la négation une fois l’implantation réussie, cependant elles ne génèrent aucune énergie d’elles même et ne sont que des réceptacles qui doivent être rechargés. Enfin venaient les gemmes de feu émeraude, les véritables pierres de la Négation. C’était une de ces pierres qui avaient été implantées sur le front du jeune prince. Elles sont très rares et ne sont destinées qu’aux archimages et aux Seigneurs de la Négation sur lesquels elles sont implantées au milieu du front. Leurs pouvoirs sont énormes et Agora passa plusieurs heures à lui expliquer les différentes utilisations. Pour finir il lui parla de la pierre unique : la Lune Noire, gardée au cœur du Temple Majeur de la Négation à Revanna, la pierre qui irradie le monde de ses ondes, rechargeant toutes les pierres de par le monde. Il continua ainsi des heures durant à lui expliquer les différentes fonction des pierres, les pouvoirs liées à la Négation et les autres informations relatives aux mages. Après tout se temps, Agora se releva et invita Léthésias à le suivre... «J’ai un cadeau pour vous majesté… »
Les deux hommes se dirigèrent vers un arrière salle, meublée comme une salle d’arme. Sur une large table était entreposée une magnifique armure noire dont les contours étaient dessinés par un métal aussi doré que l’or qui s’hérissait en pointes acérées sur le col et les gantelets. Le plastron était séparé en son milieu par une ligne d’opales de feu d’un vert flamboyant. Une immense cape noire s’attachait à la jointure des épaules et du plastron et descendait jusqu’au pieds de l’armure. A ses cotés était posée un magnifique heaume serti d’une opale de feu resplendissante et se terminant en pointes d’or tel une couronne.
« Voici votre armure, faite du métal des étoiles, et ton heaume et ta couronne...ils vous permettront d’être en harmonie, de voir et sentir ce que perçoivent les Seigneurs de la Négation qui sont sous vos ordres.. »
Alors Agora ouvrit une immense armoire ou se tenaient fières et acérées, des armes resplendissantes. Une dague aussi noire que les ténèbres hérissée de pointes sur sa garde, une longue chaîne qui se terminait en trois morceaux au bout des quels se dressaient des lames acérées et une épée aussi noire que la dague, sa corollaire.
« Ce sont les armes des Seigneurs de la Négation, vos hommes, et vous devrez les porter vous aussi, unis par les armes vous serez invincibles ! Cependant vous n’êtes pas un simple Seigneur, vous êtes leur Prince, et de par ce fait, vous êtes digne de la merveille de la Négation, l’épée des rois, l’épée des Magnus : le trésor de la Négation ! »
A ces mots, Agora saisit une longue boite rouge incrustée d’or de différentes provenance, tel l’or bleue d’Ariela et l’or blanc elfique. Lorsque enfin il l’ouvrit, Léthésias comprit que le titre de « trésor de la Négation » n’était pas usurpé. Une longue épée avec une garde aussi complexe que magnifique, des inscriptions était gravées sur une partie de la lame et la poignée se terminée en un étrange symbole. Elle dégageait une mystérieuse aura, presque indicible mais plus Léthésias s’approchait, plus celle-ci s’amplifiait.
« Voici votre épée, l’épée des rois dont le métal provient du hors monde et chante les sombres pavanes de la Négation. Elle n’est faite que pour vous et seul vous pourrait dompter sa puissance. Sous vos ordres sa taille se modifiera, sous votre appel elle apparaîtra pour dévorer la vie de vos ennemis. Cette épée est la vie incarnée dans le métal, elle pulse aux battements de votre cœur, se régénérant tant que vous vivrez. Elle est la lame sublime faite pour votre main, jamais elle ne vous fera défaut ! »
Avec hâte et sans réfléchir, Léthésias se vêtit de l’armure qui lui allait parfaitement et pris possession de ses armes. Jamais il n’avait pu tenir en main des armes telles que celles-ci, si légères, si puissantes, tellement faites pour lui. Il les sentait vibrer au rythme de sa pierre qui les dirigeait toutes : l’union sublime et délétère du métal et de la chair, le sentiment de puissance infini, le sentiment d’être roi !
Ainsi, Le Prince des Seigneurs de la Négation sortit du temple caché par le shapai, et s’avança dans le camps ou une foule bien plus grande que lors de son arrivée, s’était massée. Sergeil s’approcha de lui et, lui posant la main sur l’épaule lui dit « Tous les bataillons que nous attendions sont arrivés, majesté ! La Négation est enfin reconstitué et attend vos ordres ! »
A suivre