Au loin, sur la colline au nord, apparait soudain la silouhette d´un homme, entouré d´ombres et de tenebres.
tout le monde s´arrete dans sa tache, et leve les yeux vers ce nouvel arrivant, ne sachant comment appréhender la venue d´un homme qui, de loin, semble miné par le desespoir et la souffrance.
l´individu approche d´un pas las, ses traits commencent a se dessiner aux yeux des villageois ; sa stature semble assez haute, mais il marche courbé, comme sous le poids du chagrin.
les chiens aboient, gemissent puis se cachent ; les personnes presentes vacillent, hesitent : faut il craindre cette apparition chargée de menaces ? ou au contraire l´accueillir et l´aider dans ce qui parait etre son malheur ?
l´homme arrive enfin a quelques pas du village. son corps et ses cheveux sont tout entier envellopés dans une longue cape grise et abimée, seul son visage apparait aux yeux de tous. un visage maigre, sale, aux joues creusées et au regard teinté a la fois de haine et de fatigue. mais rien ne laisse transparaitre le but de son arrivée ici. les villageois ne bougent plus, retiennent leur souffle en attendant la reaction de l´homme.
celui ci s´arrete enfin. puis, d´un geste sec et empli d´une majestée insoupçonnée tant son apparance se rapprochait de celle d´un manant, il jeta au loin sa vieille cape, et apparut a tous sous sa vraie nature.
et tous, frappés de surprise, murmurerent : " Anglachel... Anglachel est de retour ! Apres tant d´années, il revient parmi nous ! Que d´aventures et de dangers il a du affronter, que de souffrance il a du endurer; pour etre ainsi devenu !
et Anglachel, se redressant de toute sa taille, d´une voix profonde et puissante, mais qui semblait venir des profondeurs de la terre, parla en ces termes : " bé alors, quesque vous zavez a me regarder comm´sa ? té, moi, j´me prendrais bien une p´tite andouillette comme savait si bien l´faire ma mémé ! et bé, sa f´sait longtemps que j´avais plus mis les pieds dans c´bled, et sa c pas arrangé pendant qu´j´etais pas la ! n´empeche, j´ai rien contre une p´tit vinasse du terroir, j´ai bien envie de m´la mettre c´soir, hé hé ! "
et ce fut la fin des chants et des histoires des eldar.