J´ai pas trop de réponses en plus à t´apporter, seulement une question du genre pour ma part, et la réponse que j´y ai trouvé:
-Pourquoi, après avoir vécu la "misère morale", les tentatives de suicides, la haine contre moi-même, contre les autres, contre tout, après m´être déçu et avoir déçu les autres, pourquoi après avoir raté mes plus belles années, pourquoi après avoir compris que mes proches n´étaient pas immortels, que la vie n´est pas ce qu´on voit dans les comptes pour enfants, pourquoi après avoir compris que je me décevrai encore plus plus tard, pourquoi après tout ça suis-je encore vivant?
Parmi toutes les raisons, connues ou inconnues, qui expliquent ceci, il y a une chose importante, on ne veut pas partir sans laisser aux autres le soin de se connaître, de savoir vraiment qui on était, de comment on pensait...
Souvent, quand je voulais en finir, je voulais écrire une lettre pour tout expliquer, ce que j´avais découvert sur moi-même et que je ne faisait passer à personne, de tout déballer, de mettre mon esprit en noir sur blanc en fait. Seulement l´esprit, c´est long, et plus on explique, plus on réfléchit loin et plus on réfléchit loin, plus on se donne de la raison pour chercher soi-même les raisons qui font qu´on ait envie de partir...
Par les trois fois où ça m´est arrivé, je n´ai jamais eu assez de temps pour finir, car je trouvais encore une raison pour rester en vie, "un sursit" je disais...
Et dans ce sursit, je trouvais toujours plus de raisons encore, et finalement je commencais à aimer être présent quand ça allait mieux...
Contrairement à ce que la plupart disent, il ne faut pas oublier, il faut utiliser les mauvais moments pour penser à savoir comment mieux réagir la prochaine fois...
L´homme, dans son système actif de défense, eh bin il marche comme ça...
Il suffit qu´une maladie vienne, pour qu´il la soigne, puis trouve comment mieux parer la prochaine attaque.
L´homme, dans son esprit, c´est pareil, c´est de là qu´est venue la phrase: "ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort".