20 millions d´exemplaires de Harry Potter, c´est évidemment TOUS les jeux sur TOUTES les plates-formes.
A 40-45 € le jeu en moyenne, ça va donc chercher dans les 800-900 Millions d´euros ( TTC ! ), soit environ 650 millions HT ( le seul montant qui compte).
Là dessus, comme cela a été dit, il y a la marge du magasin ( qui n´est pas la marge nette du magasin, attention ! -car faut payer la surface, les vendeurs, etc...).
Ce sont les plus " gourmands", soit 50-60 % du prix de vente final.
Restent dans les 300-350 M€.
Ensuite, faut payer le grossiste ( pas trop " cher" : un intermédiare à quelques pourcents).
Dans les 300 millions qui arrivent chez l´éditeur, faut déduire la pub, les ROYALTIES ( eh oui, ça c´est cher : dans les 10 à 15% du prix total), les structures de fonctionnement de l´éditeur, puis renflouer les dettes des titres qui n´ont pas marché ( ben oui, ça arrive ! ).
Résultat : pour ceux qui ont développé, il doit rester environ 100 M€.
Sachant qu´un titre d´aujourd´hui nécessite des équipes de dizaines de personnes et qu´il faut MINIMUM un buget de 10 M€ ( voire, nettement plus) pour développer CHAQUE titre ( naturellement moins pour un portage), on peut donc dire que ce qui revient au studio de développement pour ces 4 jeux Harry Potter, développé sur plusiuers plates-formes, ce n´est que quelques dizaines de millions d´euros.
Pas mal. Mais il ne faut pas oublier que largement plus d´une centaine de personnes a travailler depuis pluiseurs années, et que, si mle prochain jeu fait un bide ( ou est trop piraté), c´est 10 à 15 millions d´envoler.
Comme c´est en gros ce que le studio a de liquidités, on devine bien que 2 bides consécutifs ( ou 2 titres mal vendus car trop piratés), c´est plus aucun sou dans la caisse, donc impossibilité de développer de nouveaux jeux, et donc rapidement, clé sous la porte.
PS : bien netendu, cela ne s´applique pas vraiment au mastodonte qu´est EA ( qui a fait dans les 700 Millions de bénef en 2003), mais c´est l´exception qui confirme la règle ( ne serait-ce que par sa taille).
A titre de comparaison, Atari ( ex Infogrames) est lourdement endetté, et une mévente de Enter the Matrix ( plutôt une daube) l´aurait définitivement coulé.
Donc, allez-y, les " zorros" ( justiciers masqués de l´industrie video) : copiez, piratez, mais soyez conscient de ce que cela implique !