Toujours pas de candidats? Bon, here we go...
Lampe à la main, faisant glisser la lumière sur les paroies blanche du couloir dans lequel je viens de me retrouver, j´avance, pas à pas, lentement, très lentement. Juste un couloir, un couloir vide, blanc, sans portes ni fenêtres, sans lumières au plafond, un couloir tout ce qu´il y a de plus vide. J´arrive enfin au bout, c´est un croisement en T. Gauche ou droite? J´hésite, j´ai peur, et si c´était un piège? Je regarde d´un côté, puis de l´autre, rien qui puisse m´indiquer quoi que ce soit. Je réflêchis, puis décide d´aller à gauche, étant gaucher, je me rassure en me disant que cela me portera bonheur.
Enfin, une porte. Je commençais à désespérer. Pas d´inscriptions, pas de signes distinctifs, juste une porte, toute simple, en bois marron avec une poignée dorée, que je prend immédiatement mais tourne et pousse délicatement. J´entre maintenant dans une grande pièce, une sorte de hall. Celui-ci est moins vide que le couloir de tout à l´heure, beaucoup moins vide. On dirait que les gens sont partis en coup de vent, des choses sont renversés, des cahiers posés sur le bureau d´accueil, avec une phrase à moitié finie, et surtout une odeur pestilentielle. Je me bouche le nez et essaie de voir d´où elle peut provenir, ma recherche est vite interrompue: sur un brancar, dans un coin, gît le cadavre d´une personne, abandonnée là. La perfusion qui lui traverse le bras devait surement contenir un puissant sédatif qui l´a endormi longtemps, très longtemps même. Je me retourne, et vomis. L´état de composition du cadavre est telle que je peux voir des asticots sortir de ses orbites vides et que sa main est tombée au sol, déchirée du reste du corps. Après avoir repris mes esprits, je décide d´aller jeter un oeil aux alentours, histoire de voir si il n´y a pas quelque chose d´utile, qui pourrait me renseigner sur pourquoi tous ces gens ont déserté cet hopital, en laissant pourrir leurs malades...