Voici le rapport du " survivant" des Taudis :
Le sergent chef passait en revue les troupes au général. Nous étions fiers de servir ainsi motre pays. Je fus nommé chef d´une section de 20 hommes.
Plus les jours passaient, plus nous nous sentions invincibles. C´était une douce illusion...
Il y a deux jours, le QG ordonna de lancer l´offensive sur les taudis. D´après les renseignements, la victoire serait rapide. Nous débarquâmes au coucher du soleil. La nuit couvrirait nos mouvements qui disaient...
Une heure après notre arrivée nous fûmes pris dans une embuscade. Nous en sortîmes indemnes mais le 1ère classe Ghan mourut, le corps criblé de balles. De toute façon on ne peut pas faire confiance aux bleus.
Nous continuâmes notre route quand les blindés ennemis nous prîmes par surprise. Nous dûmes nous réfugier dans un centre commercial vide...
Aucun moyen de sortir, nous étions pris au piège.
Nous sommes restés dans ce batiment pendant une journée... Puis les ennemis envoyèrent des commandos : par chance nous avons réussi à en capturer un qui nous a fournit de précieux renseignements. Nous avons demandé des renforts :
" Envoyez toute l´armée s´il le faut mais sortez nous de là, m´écriai-je"
Le jour se levait quand l´assaut fut lancé. Lances grenades, mitrailleuses lourdes, fusils à pompe, bazooka... Devant, derrière : ils étaient partout ! Je tirais, tirais encore et encore. J´en tuai un, deux revenaient à l´assaut. La moitié de ma section fut éliminée. Nous dûmes nous réfugier dans le hangar, dernière partie du centre commercial encore sous notre contrôle. Je priais les reforts d´arriver au plus vite.
Le matin levé l´assaut final fut lancé sur notre position. Ils ne nous restaient que très peu de munitions :
" Je veux des tirs nourris et précis ! Ne les laissez pas passer, criai je à mes hommes"
Nous résistâmes pendant deux heures. Nous n´étions plus que 3. Le métal de mon fusil était brûlant...
Les renforts arrivèrent enfin et mes derniers hommes moururent pendant l´extraction. Je suis donc le seul survivant de cette " offensive" qui devait nous mener à la victoire. Cruel destin...