bo voilà mon test, c´est peut être un peu prétentieux de créer un topic pou ça mais j´aimerai avoir votre avis :
On est le premier décembre, il est dix heure moins dix. Il fait froid ici à Nantes devant la porte de mon revendeur. A travers le rideau de fer et la vitre, sur une étagère, j’aperçois la boite tant convoitée. Je vois les deux yeux rougeoyant de l’Helghast sur la couverture. Excité comme un dingue, je ne vois pas le temps qui passe et il est déjà moins cinq alors que le revendeur arrive et il me lance, « ne t’inquiète pas il ne vas pas s’envoler ». Je paye, je le prends, je rentre chez moi.
Il est onze heure moins dix lorsque que je le déballe et que j’insère le dvd dans ma bonne vielle console. Après une courte intro où Visari ( le chef Helghast) prononcer un discours, je commence alors la campagne avec Templar, seul perso jouable pour ce niveau.
L’intro du premier niveau montre les batailles qui s’opèrent dans les tranchées. Ensuite, un chargement d’environ dix seconde vient ponctuer cette mise en bouche. Je prends alors place au milieu de ce déluge de feu ; la terre vole, vos coéquipiers se baissent à la moindre explosion, c’est la guerre. Une vague d’ennemis apparaît à l’horizon, de quelques rafales bien placées, ils s’écroulent. Un de vos coéquipiers dégage le passage en enlevant les barbelés et vous continuez alors. Pendant cette marche j’essaye de passer de l’autre côté de la peu profonde tranchée, cet essai se résume par ma première déception : on ne peut aller sur le no man’s land sauf à un moment où il faut courir, courir et seulement courir ! Le niveau se continue entre prise de mitrailleuse lourde, nettoyage de bunker à la grenade… etc. Je peux donc résumer ce début de niveau dans les boyaux ( la suite est coupée par un chargement) par une ambiance énorme, des scripts pas terribles, quelque soucis et surtout une linéarité extrême.
La suite se passe dans un univers urbain légèrement délabré et touché par les bombardements. Vous prenez au début un sniper pour régler le compte à deux campeur situé un peu plus loin. Cette partie du niveau est plus séduisant que la première. Vous progressez lentement par peur de vous faire tuer par un maudit sniper ou par un groupe de tireur réfugier dans un échafaudage. Les situations s’enchaînent par, cette foi ci, de bon scripts et des moments de destruction de tank…
Le second niveau se situe près dans une ville ravagée et dans le QG des troupes de l’I.S.A. et ainsi de suite. Pour ne pas vous conter le scénario je vais m’arrêter là et m’intéresser aux défauts et aux qualités ( nombreuses) du jeu.
Graphiquement, le jeu est magnifique avec des passages qui sont souvent les plus beau de la console. Il fait cracher ( voir vomir pour le cas) les capacités de la ps2 donnant un jeu qui rivalise avec les plus grands. Ces superbes graphismes sont pour beaucoup pour l’ambiance du titre, elle aussi énorme ! Les ennemis sont inquiétant et malgré leur ressemblances, variés, surtout vers la fin. Cette ambiance démesurée est aussi soutenue par une bande-son du tonnerre, en trois mots : c’est la GUERRE ! Le gameplay est réussi avec les interactions, la possibilité de jeter des grenades en appuyant sut L1 ou la touche de sprint bien pratique, mais ce gameplay demande un temps d’adaptation avant de le maîtriser efficacement. Le jeu se veut réaliste et ça lui réussi, comme avec son moteur physique pas mal. Le scénario est certes courant mais quand même entraînant et riche en rebondissement. La durée de vie est pour la campagne, bonne, d’une bonne vingtaine d’heure en mode normale et sans se presser ( supérieure aux productions actuelles tel Half-life² ou Halo 2) ; le multi est réussi et prolonge bien le plaisir.
Comme d’habitude, aucun jeu n’est parfait ( bien que gta sa en soit très proche)et, du coté des défauts on pourra reprocher une IA pas terrible, que cela soit en solo ou multi , elle gâche le plus le tableau. On peut aussi en dire sur les scripts certes bons mais trop nombreux et parfois barbants. Les « déceptions » viennent aussi de l’absence d’une touche saut, parfois cruciales ainsi que de l’impossibilité de conduire des véhicules. Les « hics » sont aussi la maniabilité du sniper et les bugs du moteur physique, gênant. Les ralentissements dus aux moyens déployés sont aussi dérangeants.
Mais, on ne peut bouder son plaisir, Killzone procure une joie intense à chaque niveau. Mon moment préféré est le quatrième niveau premier où l’on peut incarner Hakka et qui fait place à des étendus d’herbe au bord de la mer. Ces vastes « sentiers » remplis d’imposants rochers sont traversés par des vagues d’ennemis et de char, SOMPTUEUX ! D’autres niveaux comme celui dans le jardin japonais ou celui dans les marais enfonce le clou !
Bref Killzone souffre de défauts non-négligeables mais quelle splendeur, quelle ambiance, quel plaisir ! Il hérite donc d’un bon 17/20 et d’une mansion de FPS sur PS2 mais pas encore de celui de toute console confondue. Achetez le ou vous manquerez un grand jeu !