quelques infos :
Les vrais chiffres du PSG enfin dévoilés
Deuxième du championnat derrière Monaco, le PSG se reconstruit sportivement, mais surtout financièrement. Les chiffres que nous révélons montrent que le club a purement et simplement frôlé la disparition avant d´entamer son redressement.
C´EST PROMIS, le PSG ne sera plus jamais comme avant. Il joue désormais la transparence. Le club le plus endetté du football français veut se racheter une conduite.
Ce pari, l´équipe de la capitale paraît aujourd´hui en train de le gagner. Avec l´arrivée de Bertrand Méheut à la tête du groupe Canal, l´actionnaire de référence du club ( 90,8 % des parts) et de Francis Graille aux manettes du club, une politique cohérente a été conçue : relancer l´entreprise par la rigueur financière, la maîtrise des dépenses et une gestion fine des investissements.
Le foot de l´après-Coupe du monde 1998 marche sur la tête Cette stratégie a un prix. Pour le PSG, cela se traduit ainsi : réduction du budget de 141 à 60 millions d´euros, réduction de la dette vis-à-vis de Canal +, réduction de l´effectif professionnel. Bref, un PSG au régime minceur, bien qu´il ait dépensé 16 millions d´euros l´été dernier en matière de transferts, dont 9,5 pour le seul Pauleta, l´attaquant international portugais de Bordeaux. Mais Paris revient de loin... En 1998, Michel Denisot, l´ancien président du club, laisse le PSG dans une situation financière et sportive saine, avec sept trophées en sept ans. Six ans plus tard, le bilan est calamiteux : 191 millions d´euros de pertes cumulées, aucun trophée supplémentaire à ce jour. Le club a pratiquement disparu de la scène européenne. En réalité, il a bien failli disparaître tout court. Tout n´est pas de la faute des figures emblématiques, Jean-Marie Messier ( ex-PDG de Vivendi Universal), Pierre Lescure ( ex-PDG de Canal), Charles Biétry et Laurent Perpère ( ex-présidents du PSG) ou Luis Fernandez ( ex-entraîneur du club). Le foot de l´après-Coupe du monde 1998 marche sur la tête, avec des transferts astronomiques et des salaires tout aussi indécents. Le PSG ne voit pas venir la fin de cette période de démesure. Il se noie dans l´illusion et l´opacité des comptes.
« On se servait du club comme d´un tiroir-caisse » « Il y avait des zones d´ombre, le club était totalement hermétique vis-à-vis de l´extérieur, nous avoue un dirigeant actuel de la galaxie PSG. Et c´était encore pire à l´intérieur, rien ne remontait jusqu´à Canal. Car, au PSG, tout le monde avait peur que ça explose un jour. Chacun se tenait par la main. C´est normal et humain. » Comment comprendre autrement les 21,8 millions d´euros perdus sur Nicolas Anelka ? Comment expliquer que le Brésilien Reinaldo ait coûté 14 millions d´euros ? Et ce dirigeant d´ajouter, fataliste : « Dans cette affaire, il s´agissait de profiter du laxisme de gestion de la chaîne cryptée et de petits arrangements. On se servait du club comme d´un tiroir-caisse. » La réalité du PSG, c´est qu´il y avait des cadavres dans le placard : 39 contrats de joueurs en début de saison, dont quelques-uns ont surpris le club lui-même... A l´arrivée, Paris était exsangue, avec 65 millions d´euros de pertes pour la seule saison dernière. Changement de stratégie cette année : l´opérateur, Francis Graille, préside sous le contrôle de la chaîne cryptée. Chaque semaine, il se réunit avec Bertrand Méheut, Michel Denisot et Eric Pradon, le directeur financier de Canal, pour examiner la situation du club, alors même que les comptables de la chaîne surveillent en permanence les finances du PSG. L´opération survie, celle de la dernière chance, est lancée.