CHAPITRE 10
LE CALAMAR GEANT
Le lendemain, nous étions prêt à lever les amarres : la carriole tirée par Médéa qui contenait Trode fut placée dans la cale, au grand désespoir du Roi Trode. Heuresement pour le confort de notre suzerain et de sa fille, Jessica ordonna que la carriole n´irait pas dans la cale. Cette action nous toucha.
"Larguez les amarres !
-Reçu capitaine !
-En avant !
-EN AVANT RAMEURS !"
Le bac était partit. Je pensais ce calamar géant. Allait-il nous attaquer ? Si jamais nous perdions, notre quête serait finie ! Le bac ne pourra plus jamais assurer la liaison entre Port Espérance et Quai Pérégrin ! Mais si nous réussissons, nous pourrons alors poursuivre cet infâme Dhoulmagus, et le tuer pour que Trode et Médéa reprennent leur aspect normal.
Plusieurs heures passèrent. Le trajet devient monotone. Je me promenais sur le pont en discutant avec un marin qui me racontait des histoires à propos d´un certain Marek, un herboriste qui vivait sur un continent lointain. Soudain, nous entendîmes un grand fracas. Un gros "BOUM". Il se répétait !
"ALERTE ! Il est là !"
"Il" : le calamar géant. Il nous avait suivi et avait attendu la dernière heure du voyage pour nous prendre par surprise. Jessica vient nous trouver :
"Vite ! Venez ! Nous avons besoin de vous !"
Je criais à Yangus de sortir sa hache. Je dégainais mon épée. Le calamarse trouvait sur un rocher, un grand, de sorte qu´il était à notre hauteur, comme si il était sur le bateau. De cette position, il pouvait mieux abimer le bateau.
"Chef, on y va ?"
Oui, il fallait y aller. Il fallait le battre !
Le calamar géant avait de nombreuses tentacules. Je pense qu´il devait en posséder au moins deux douzaines. Au début du combat, il nous était trés compliqué d´esquiver ses coups de tentacules. Mais nous tenîmes bon. Le calamar allait bien se décourager. Mais non. Une demi-heure plus tard, il frappait avec autant de conviction. Nous n´avions pas le temps de placer une attaque. Nous devions constamment repousser ses nombreuses attaques.
"Chef, il faut tenter quelque chose !"
Yangus avait raison. Mais tenter quoi ? Tenter... au risque de subir les attaques du calamar ? Faire diversion ? La situation était compliquée !
Mais pendant que nous combattions, le bac poursuivait sa route. Nous approchions de Quai Pérégrin. Le calamar, peu habitué à la présence d´une ville tout proche, commença à paniquer, affolé, apeuré.
"Eh chef ! Il est devenu fou ! C´est le moment !"
La peur des hommes du grand calamar se précisa. Il n´utilisa plus que deux tentacules pour nous frapper. Nous en profitâmes pour le blesser de nombreuses fois. Finalement, le calamar coula au fond de la mer.
"On a réussi Chef !"
Soudain, il reparut. Le calamar géant refit surface. Mais il n´avait plus l´air de ce terrible monstre des mers. Il semblait comme apaisé, soulagé. Il était doué de parole. On ne savait pas comment, mais il nous parla, à nous, ainsi qu´aux marins, à Trode et à Jessica :
"Amis voyageurs des mers. Je vous ai causé du mal, m´en voici désolé. Mais ce n´est pas de ma faute. Un fou qui a traversé en volant la mer m´a ensorcelé, envoûté. Il m´a obligé, contre ma volonté je vous assure, d´attaquer tous les bateaux. Je vous en prie. Pardonnez-moi.
-Chef, ce fou, ce doit être Dhoulmagus !
-Dhoulmagus, reprit le calamar, oui c´est son nom ! Vous le recherchez ?
-Oui, dit Trode, nous sommes à sa poursuite. On veut lui faire la peau.
-Alors, mes amis, je vais vous remerciez. En me battant, vous avez rompu le sortilège. Je ne peux pas me venger de lui, puisqu´il se trouve sur terre. Mais apparement, nous poursuivons le même but. Dhoulmagus a parlé d´une abbaye. C´est tout ce que je sais. Merci. Adieu, mes amis !"
Le calamar partit au fond des eaux.
"Eh bien merci, nous dit Jessica, sans vous je crois que... permettez-moi de me joindre à vous. "
Une aide supplémentaire ne nous ferait pas de mal. Nous approuvâmes.
"Merci. Moi et mon fouet vous seront d´une grande d´aide."
Le fouet de Jessica et elle-même étaient en notre compagnie.