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(Work in progress) Premier chapitre de..

Louis_Wain
Louis_Wain
Niveau 9
28 mai 2012 à 05:55:28

..mon nouveau livre. Dites-moi ce que vous en pensez. J'ai retenu toutes vos critiques par rapport a mes textes précédents. Donc bon... Variez un peu votre nitpicking. Merci d'avance. :noel:

A l’époque, j’avais la chance de dormir à poings fermés. J’en profitais amplement, sans gêne. Toutes mes nuits étaient réparatrices. Lorsque que mon monde s’est écroulé, je dormais avec mon pouce dans la bouche. J’étais tendre (un peu trop même), sensible et je n’avais aucuns soucis à me faire. Je rêvais de belles choses bien gentilles et j’avais des scrupules.

J’étais un petit ange qu’on ne pouvait toucher. Mes ailes étaient splendides et je les utilisais pour voler au secours de quiconque avait besoin d’aide, j’étais un chérubin qu’on ne pouvait bannir de son paradis. Enfin, c’est ce que je croyais, avant que le paradis ne vienne fermer ses portes et qu’on ne m’expulse, sans préavis, en enfer. Tout a commencé avec un bruit. Un bruit fort qui est venu me tirer de mon sommeil. J’entendais gueuler, on s’époumonait avec la constance d’une machine. Je me faisais des scénarios plus naïfs les uns que les autres. J’hésitais à m’en faire, après tout, mes parents veillaient sur moi.

Tout allait se placer. La situation ne se résorbant pas après un long moment, je décidais, nerveusement, d’aller voir par moi-même ce qui se passait. J’allais regretter cette impulsion toute me vie. Je fermais discrètement la porte de ma chambre derrière moi. Il fallait éviter à tout prix tout bruit, car il était impératif que mes parents ne sachent rien de mon éveil, qu’ils ne sachent rien de l’exode de leur fils hors de sa chambre. Je me dirigeais lentement mais sûrement vers l’origine du grabuge. Le bruit trouvait-il sa source dans la chambre de mes parents? J’ouvrais la porte qui me séparait de la chambre des maîtres. Rien ne s’y trouvait. Provenait-il de la chambre de ma sœur? Rien ne s’y trouvait. Je descendais les escaliers et j’y trouvais le même rien rencontré deux fois plus tôt. Le bruit, pourtant, devenait de plus en plus envahissant et strident. Je me rapprochais. Je décidais alors d’explorer la cuisine. Je n’y trouvais rien de plus qu’un repas à moitié mangé. Je décidais alors de me rendre au sous-sol, puisque qu’aucune pièce n’a l’étage ne semblait contenir le bruit qui m’avait réveillé.

Je l’avais trouvé, le bruit.
Je l’avais en face de moi. C’était mes parents qui s’engueulaient. Je décidais alors de me réfugier en haut des escaliers et d’écouter leur conversation. On s’accusait de se négliger, on s’accusait de mal gérer les finances de la maison, et avant tout, on s’accusait de mon mauvais comportement. J’étais sidéré, j’étais en larmes, mais j’écoutais toujours et encore jusqu'à ce que ma limite soit finalement atteinte. Jusqu'à ce que ce que le choc et la tristesse ne me remplisse de dégoût et de révolte. Mon innocence était détruite. Je sentais les loups la dévorer. Si elle résistait, si elle survivait, elle serait blessée et saignante pour le restant de son existence. Je décidais alors de quitter le sous-sol et de revenir dans ma chambre. Je pleurais tellement que mon pyjama commençait a être humide. Je savais déjà que les loups allaient avoir raison de mon innocence. Je la sentais morte. On avait tué une partie de moi. Je savais exactement qui était responsable de ce crime contre l’enfance. Le temps était au désarroi, mais il était aussi à la colère. Le temps était à la vengeance. J’étais trop faible pour agir, peu importe. J’allais redescendre les escaliers et confronter mes parents. Il fallait que transposer ma tristesse en colère. Je ne pouvais, en petit garçon, contenir toute les émotions qui venaient soudainement m’envahir. Je devais rassembler tout mon courage et affronter ceux qui venaient de mettre ma quiétude a sac. Mon innocence. Je la sentais expirer. Mes yeux changeaient. Mes yeux se noyaient. Même mes yeux allaient mourir. Je voulais devenir aveugle. Je voulais tout perdre. Je voulais embrasser la mort, à pleine bouche.

Louis_Wain
Louis_Wain
Niveau 9
28 mai 2012 à 06:01:45

Ouf. J'ai pas corrigé mes fautes pis ça paraît.

Louis_Wain
Louis_Wain
Niveau 9
28 mai 2012 à 06:57:33

:-d

Ce_Cher_Nemesis
Ce_Cher_Nemesis
Niveau 10
28 mai 2012 à 06:57:57

Malheureusement pour toi ça va arrêter là, comme pour chacun de ses "livres".

Louis_Wain
Louis_Wain
Niveau 9
28 mai 2012 à 06:59:29

Nem qui me fait de la pression pour que j'continue. :noel:

Ce_Cher_Nemesis
Ce_Cher_Nemesis
Niveau 10
28 mai 2012 à 07:01:08

T po gaem

RufusSewell
RufusSewell
Niveau 10
28 mai 2012 à 07:46:18

Flemme de lire. C'est fucking trop long, yo.

estside-connect
estside-connect
Niveau 9
28 mai 2012 à 07:57:00

Bonne continuation.

That_guy
That_guy
Niveau 6
28 mai 2012 à 22:58:55

J'aime bien ton style. Phrases courtes, fluide, ça se lit bien.
Par exemple j'ai pas tout lu, la fiction c'est pas mon truc.

Louis_Wain
Louis_Wain
Niveau 9
29 mai 2012 à 01:58:14

Prologue (Version plus ou moins corrigée) :noel:

A l’époque, j’avais la chance de dormir à poings fermés. J’en profitais amplement, sans gêne aucune. Toutes mes nuits étaient réparatrices et plaisantes. Lorsque que mon monde s’est brutalement écroulé, je dormais calmement et naïvement.

J’étais tendre, sensible et je n’avais aucuns soucis à me faire. Je rêvais de belles choses bien gentilles et j’avais des scrupules. J’étais un petit ange qu’on ne pouvait toucher. Mes ailes étaient splendides et je les utilisais pour voler au secours de quiconque avait besoin d’aide, j’étais un chérubin dont on avait fait grâce d’une tranquillité divine, et qu’on ne pouvait bannir de son paradis. Enfin, c’était ce que je croyais, avant que le paradis ne vienne bruyamment fermer ses portes et qu’on m’expulse, sans préavis, au plus profond des limbes. C’est un bruit qui avait signalé le début de la fin. Un bruit fort qui venait me tirer de mon sommeil.

J’entendais gueuler, on s’époumonait avec la constance effroyable d’une horloge. Je me faisais des scénarios plus naïfs les uns que les autres. Certains incluaient des personnages mythiques, d’autres, des mascottes de grandes compagnies. J’hésitais à m’en faire, après tout, mes parents veillaient sur moi. Tout allait se placer. Le bruit, après une longue période d’attente, ne se taisait toujours pas. Je décidais, nerveusement, d’aller voir par moi-même ce qui se passait. J’allais regretter cette impulsion toute me vie. Je fermais discrètement la porte de ma chambre derrière moi.

Il fallait éviter à tout prix tout bruit, car je risquais je risquais une punition plutôt sévère pour avoir transgressé les règles de conduite que mes parents me faisaient respecter, que ma mère et mon père ne sachent rien de l’exode de leur fils hors de sa chambre. Je me dirigeais lentement mais sûrement vers l’origine du grabuge. Le bruit trouvait-il sa source dans la chambre de mes parents? J’ouvrais la porte qui me séparait de la chambre des maîtres. Rien ne s’y trouvait, sinon quelques sacoches, quelques livres et un lit. Provenait-il de la chambre de ma sœur? Je n’y trouvais que du linge et des animaux en peluche. Je descendais les escaliers et j’y trouvais le même rien rencontré deux fois plus tôt.

Le bruit, pourtant, devenait de plus en plus envahissant et strident. Je me rapprochais. Je décidais alors d’explorer la cuisine. Je n’y trouvais rien de plus qu’un repas à moitié mangé. Je décidais par la suite de me rendre au sous-sol, puisque qu’aucune pièce n’a l’étage ne semblait contenir le bruit qui m’avait réveillé. Je l’avais trouvé, enfin. Je l’avais en face de moi. C’était mes parents qui s’échangeaient des bêtises. Je décidais alors de me réfugier en haut des escaliers et d’écouter leur conversation. On s’accusait de se négliger, on s’accusait de mal gérer les finances de la maison, et avant tout, on s’accusait de mon mauvais comportement. On se mettait finalement en accord pour se divorcer.

J’étais sidéré, et en larmes, mais j’écoutais toujours et encore jusqu'à ce que ma limite soit finalement atteinte. Jusqu'à ce que ce que le choc et la tristesse ne me replissât de dégoût et de révolte. Mon innocence était détruite. Je sentais les loups qui la dévoraient. Si elle résistait, si elle survivait, elle serait blessée et perdrait son sang pour le restant de son existence. Je résolu alors de quitter le sous-sol et de revenir dans ma chambre. Je savais déjà que les loups allaient avoir raison de mon innocence. Je la sentais mourante. On avait tué une partie de mon enfance. Non, on avait tué mon enfance. Le temps était au désarroi, mais il était aussi à la colère. Le temps était à la vengeance. J’étais trop faible pour agir, peu importe.

J’allais redescendre les escaliers et confronter mes parents. Il fallait transposer ma tristesse en colère. Je ne pouvais, en petit garçon, contenir toute les émotions qui venaient soudainement m’envahir. Je devais rassembler tout mon courage et affronter ceux qui venaient de mettre ma quiétude a sac. Mon innocence. Je la sentais expirer. Mes yeux changeaient. Mes yeux se noyaient. Même mes yeux allaient se faire dévorer. Je voulais devenir aveugle. Je voulais tout perdre. Je voulais embrasser la mort, à pleine bouche.

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