D'abord, je sais que c'est un sujet délicat, mais je ne fais pas de la démagogie. Je vais cependant rester respectueux.
On parle trop du suicide de Marjori?
point positif : Est-ce que l'intimidation va diminuer? Par vraiment, la ministre de l'éducation continu sur son plan, elle n'a pas à tenir compte des faits divers. En écoutant l'assemblée nationale hier, rien ne va changer. Seul un mouvement citoyen peut mettre de la pression, et ça c'est plus que les LIKE sur Facebook ou une vidéo de Laurent Paquin.
point négatifs:
- Plusieurs.... mais avant, voici un constat du suicide au Qc:
D'abord, je sais que c'est un sujet délicat, mais je ne fais pas de la démagogie. Je vais cependant rester respectueux.
On parle trop du suicide de Marjori?
point positif : Est-ce que l'intimidation va diminuer? Par vraiment, la ministre de l'éducation continu sur son plan, elle n'a pas à tenir compte des faits divers. En écoutant l'assemblée nationale hier, rien ne va changer. Seul un mouvement citoyen peut mettre de la pression, et ça c'est plus que les LIKE sur Facebook ou une vidéo de Laurent Paquin.
point négatifs:
- Plusieurs.... mais avant, voici un portrait du suicide au Qc:
Le suicide n’est pas un phénomène nouveau, mais nous avons assisté à une augmentation phénoménale de sa fréquence dans le dernier demi-siècle.
Au 26e rang mondial, le Québec est un révélateur de la dynamique occidentale générale : bon an mal an, il arrive au 4e, 5e ou 6e rang des pays occidentaux.
En Occident, les hommes se suicident généralement plus que les femmes. Par contre, les données ne sont pas claires et indiscutables quant au nombre de tentatives de suicide.
Le suicide des jeunes constitue la spécificité de la problématique du suicide depuis les années 1950, mais ce sont encore les adultes et les plus âgés qui se suicident le plus.
Personne n’est à l’abri ? Cette idée est une négation des régularités sociales du phénomène du suicide qui montrent que certains sont plus à l’abri que d’autres.
Détrompons-nous : c’est le printemps et l’été, dans les régions les moins urbanisées et pendant les journées les plus actives qu’on se suicide le plus.
Historique :
Augmentation depuis les années 1950, puis 1960
Genre :
Hommes > femmes
Augmentation chez les femmes de 50 ans et +
Âge :
Adultes (35-64 ans)
Phénomène de cohorte (générationnel) :
Émergence du suicide jeune (depuis 1960)
Augmentation chez les personnes âgées (aujourd’hui)
Statut matrimonial :
Célibataires > divorcés/séparés > mariés/unis
Conditions de vie :
Régions rurales ou éloignées (quelques exceptions)
Milieu social (vie en solo, soutien social, satisfaction à l’égard de ses relations, sentiment d’appartenance…)
Défavorisation :
Homme : défavorisation matérielle/sociale
Femme : défavorisation sociale/matérielle
Erreurs dans la prévention du suicide :
Depuis 1970, l’approche dominante en matière de prévention du suicide se nomme la suicidologie
Selon la « suicidologie », le suicide est causé par des problèmes de santé mentale (dépression notamment) :
– problèmes d’ordre biologique (liés aux neurotransmetteurs, par exemple)
et/ou
– problèmes d’ordre cognitif (mauvaise interprétation de la réalité)
– Selon la « suicidologie », la solution au suicide est :
– Médication (anti-dépresseur, anxiolytique, etc.)
et/ou
– Thérapie psychologique visant la constitution d’un nouveau schème d’interprétation de la réalité
L’idée selon laquelle le suicide serait liée à des problèmes desanté mentale (notamment la dépression) pose de graves problèmes :
S’il est vrai que plusieurs personnes suicidaires ou suicidées ont été diagnostiquées comme ayant des problèmes dépressifs ou bipolaires…
… comment expliquer que la majorité des personnes dépressives ou bipolaires ne sont pas suicidaires ?
Les femmes à elles seules démentent le postulat selon lequel la cause du suicide serait la dépression : à tous les âges de la vie, la dépression affecte plus ou moins 2 femmes pour 1 homme…
Malgré ses taux de suicide les plus élevés, le Québec est l’une des provinces canadiennes avec le moins de troubles de l’humeur diagnostiqués (dépression et bipolarité)…
Sans nier l’importance de la biologie et de la psychologie, la sociologie dira que l’individu est un être social : il faut donc prendre en compte le processus de construction identitaire de l’individu !
2 axes d’analyse de la société :
Intégration sociale :
Processus par lequel une société insère et encadre ses membres par le partage d’activités communes.
Plus l’individu participe à des groupes, moins il est replié sur lui-même et plus sa vie a un sens
Si l’individu est trop intégré socialement, il se confond avec son groupe et perd la notion de son individualité
Régulation sociale :
Processus par lequel une société donne une signification aux expériences individuelles et collectives, c’est-à-dire impose des croyances, des valeurs et des normes communes.
Plus l’individu est régulé par les normes sociales, plus il est en mesure de donner sens à ce qui lui arrive
Si l’individu est trop régulé par des normes sociales, il peut se sentir étouffé et croire qu’il n’a pas d’autres moyens d’en sortir que de sortir de la vie elle-même
Au Qc : Crise de l’intégration sociale et crise de la régulation sociale ?
Recul de l’Église en tant que crise de l’intégration sociale
Diminution drastique des pratiques religieuses en tant que pratiques communes
De 88% en 1957 à 20% en 2001
Éclatement de l’encadrement paroissial
Urbanisation et mobilité
Moyens de communication
Nationalisation des services publics
Le paradoxe québécois
Vers la religiosité hyperindividualiste : croyances religieuses « à la carte » et sans pratiques communes
Recul de la religion en tant que crise de la régulation sociale
Perte des repères
Crise des croyances/crise des valeurs…
Crise du sens conféré à la souffrance, aux obstacles ou épreuves de la vie, à la mort, etc.
Recul des interdits
Du suicide comme « péché mortel » à l’acceptation du suicide comme « solution » potentielle à des problèmes personnels…
Nouvelles normes sociales exigeantes et hyperindividualistes
Bonheur, amour, plaisir, jeunesse, performance, réussite, accomplissement de soi…
Recul du travail industriel en tant que crise de l’intégration sociale
Désindustrialisation des économies occidentales
Fermeture ou délocalisation des industries
Précarisation du travail et appauvrissement relatif des travailleurs/euses
Résultat ?
Difficultés économiques des ex-régions industrielles (et des ex-quartiers urbains industriels)
Chômage chronique ou temporaire, pauvreté, endettement
Stress et désespoir
Effritement des liens sociaux et familiaux
Crise de la famille en tant que crise de l’intégration sociale
Recul des règles formelles en matière d’engagement conjugal : fragilité des liens
Diminution des mariages et augmentation des divorces
Augmentation des unions libres
Des familles plus petites : peu de liens
Près de 85% des familles ont 1 ou 2 enfants
Près de 30% de familles monoparentales
Contacts moins fréquents avec la parenté
30% des personnes sont célibataires
60% des ménages vivent sans enfant
Résultat ?
Isolement social
Croissance de la vie en solo (personne seule) :
de 7% à 31% entre 1961 et 2006
Recul du mariage comme rituel de passage à l’âge adulte :
1 personne sur 3 se marie
Changement du sens du mariage
(célébration d’une union déjà consacrée)
Recul du couple comme engagement permanent :
1 personne mariée sur 2 se divorce
Fragilité du fondement contemporain du couple : de l’amour romantique (construction mutuelle) à l’amour hédoniste (satisfaction de soi)
Effritement des repères identitaires liés aux rôles conjugaux, parentaux et familiaux.
-----Mal-être existentiel et société hyperindividualiste----
Fragilisation du « rôle de l’homme »
Les modèles masculins ne se sont pas beaucoup transformés malgré les transformations sociales majeures du 20e siècle.
On remarque dans certains cas de suicide une « identité masculine pathologique », c’est-à-dire une crispation sur les stéréotypes masculins (même chose pour certaines femmes : crispation sur les stéréotypes féminins).
Fragilisation du « rôle de père »
Effacement progressif de sa fonction d’autorité et de pourvoyeur.
Comment donner sens à son travail lorsque notre salaire ne sert plus à entretenir une famille ? Comment entretenir une famille lorsqu’on a plus de travail ?
Fragilisation du « rôle de femme » et du « rôle de mère »
Les jeunes filles et les femmes divorcées tendent à rejoindre les hommes : effet pervers de la pression à la performance, du double emploi féminin et de l’imprécision croissante des rôles de femme et de mère ?
Absence du terminus de la jeunesse et peur de devenir adulte
Comment faire sens du passage à l’âge adulte lorsque l’âge adulte est lui-même de plus en plus indéterminé (qu’est-ce qu’être un homme ? qu’est-ce qu’être une femme ? quel est ma place dans la vie ? etc.).
Comment se projeter dans l’avenir lorsque l’avenir est incertain ou difficile à envisager ?
Personnes vieillissantes : contraire de la norme et isolement social
Les régions, les quartiers, les saisons et les jours de la semaine :
Où et quand ressent-on le plus l’isolement social ?
Où et quand ressent-on le plus notre inadéquation aux normes sociales dominantes ?
---La dynamique du suicide constituerait-elle le point de chute du parcours de personnes souffrant des difficultés d’intégration sociale et de régulation sociale dans une société hyperindividualiste ?
Laurent et ses travaux d'école. ![]()
tl;dr
Shut the fuck up laurentfou.
Laissez-moi vomir, je vais revenir... si je peux un jour finir. ![]()
ta écrit sa tous seul??
J'te donnerais un A+...
.. si tu me promettais de quitter ma classe.
C'est quoi ton point laurent?
Eum. Fail?
On doit lire tout ça ![]()
L'ayant lu 2 fois, j'peux te dire que c'est un paquet de niaseries incoherentes.
Est-ce que c'est réellement étonnant?
J'ai pas impliqué que ce l'était pas.
C'est un copier/coller évidemment
C'est une synthèse de copier-coller, de commentaires incoherents, de conclusions absurdes pis de grandiloquence.
La dynamique du suicide constituerait-elle le point de chute du parcours de personnes souffrant des difficultés d’intégration sociale et de régulation sociale dans une société hyperindividualiste ?
Plein de beaux mots pour expliquer une idée si simple.
Plein de beaux mots pour poser la question la plus tabarnaquement biaisée de l'histoire..
Si fallait faire 15 reportages sur chaque ado qui se suicide; oui, c'est triste, mais c'est pas comme si c'était la première.
Sauf qu'il faut agir contre l'intimidation. J'harcelais du monde au secondaire avec mes amis. On s'est posé de question: on était des enfants. Par exemple, si les profs, la direction ou d'autres élèves auraient dit de quoi (parce qu'on était vraiment pas subtile), on aurait peut-être réagit. Mais non. Personne dit rien donc l'intimidation continue. Faudrait que les écoles fassent de quoi. Les gens qui intimident, c'est pas tous des monstres. Y'ont peut-être juste besoin que quelqu'un les remette à leur place.