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Liste des sujets

Poésie

PDV
PDV
Niveau 8
27 mai 2011 à 02:28:57

Non ce n'est pas gay.
Lisez ce poème de Claude Gauvreau

Pas de pitié

Les pauvres ouistitis pourriront dans leur jus
Pas de pitié, le dos de la morue ne sera pas ménagé
Cycle, un tricycle à ongles de pasteur va jeter sa gourne
sur les autels de nos présidences
Pas de pitié! / Mourrez vils carnivores
Mourez / Cochons de crosseurs de fréchets de cochons d'huile de cochons /de caïmans de ronfleurs de calices de cochons de rhubarbes /de ciboires de bordels de putains de saintsacrements /d'hosties de bordels de putains de folles herbes de tabernacles /de calices de putains de cochons
Le petit doigt fera merveille dans le fessier de l'abbesse
Baisse tes culottes/Nous ne sommes plus des garçons prévenants/ Pas de pitié!/ Les aubes ridubolantes crèvent et crèvent l'odeur pâle des maisons en chaleur
La dame au doigt de porcelaine se masturbe sur les aines de ma cravate blasphémeuse
L'ouie/ Le rot des cochons
La diame-dame luit sur les parchemins de stupre
Les dos cadencés protègent les prunes puinées
Les prés/Les possédants/ Les puces de la mère supérieure
Les clos des gens ardents
La vedette râpe son sperme de femme
Oullllll- Hahiya-diap-loup
La loupe freinée provoque la diarrhée des sédentaires
Pas de pitié!/ Mourez baveurs de lanternes
Crossez fumiers de bourgeois
La lèpre oscille dans vos cheveux pourris
Crossez vos banalités/ Sucez vos filles/ Pas de pitié !
Mourez dans votre gueuse d'insignifiance
Pétez/ Roulez/ Crossez/ Chiez/ Bandez/ Mourez/ Puez
Vous êtes des incolores
Pas de pitié !
Vive la révolte de Gauvreau et des poètes enragés.

MajoraKnight1
MajoraKnight1
Niveau 10
27 mai 2011 à 03:45:12

C'est un poème mais c'est vulgaire, donc c'est cool.

[_snyper_]
[_snyper_]
Niveau 10
27 mai 2011 à 07:21:06

Mon poème préféré, "Une charogne" de Charles Baudelare :

"Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux:
Au détour d'un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,

Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.

Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande Nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint;

Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.

Tout cela descendait, montait comme une vague
Ou s'élançait en pétillant;
On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.

Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.

Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.

Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d'un oeil fâché,
Epiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait lâché.

— Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
À cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion!

Oui! telle vous serez, ô la reine des grâces,
Apres les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.

Alors, ô ma beauté! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés!"

PDV
PDV
Niveau 8
27 mai 2011 à 17:22:21

Ton cynisme sens à 100 miles à la ronde MajoraKnight1

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