Le nouveau « Rei » de Paris
Il a porté le maillot de Flamengo avant d’endosser celui de Sao Paulo en janvier 2002. Un club où il a été prêté par le PSG, qui l’avait fait signer l’an dernier. Après avoir enchaîné les buts comme d’autres enfilent des perles, Reinaldo va enfin pouvoir relever le challenge parisien. Ce jeune attaquant, fan de Romario, s’élance à la conquête de la capitale.
Au Parc des Princes
PSG.fr -. Reinaldo, tous ces changements à la tête du club, depuis ta signature au PSG intervenue l’an passé, ne t’effraient-ils pas un peu ?
Reinaldo Da Cruz Oliveira : « Non, il n’y a aucun problème. J’exerce le métier de footballeur professionnel et je suis préparé psychologiquement à tout cela. J’ai évolué à Flamengo et Sao Paulo, deux clubs où la pression pesait aussi énormément. »
PSG.fr -. Comment te sens-tu, juste après avoir quitté le Brésil ?
Reinaldo : « Je réalise un rêve en rejoignant le PSG, même si je reste un petit peu anxieux à l’idée de découvrir mon nouveau club. Ma saison brésilienne a été très bénéfique pour moi et je me sens maintenant fin-prêt à aider Paris à rayonner sur le football français. J’ai inscrit 31 buts la saison passée et, à l’issue de la moitié de la saison en cours ( qui s’étale jusqu’au mois de décembre, nda), j’ai déjà trouvé dix fois le chemin des filets, en ayant été arrêté trois mois à cause d’une blessure au pied gauche. »
PSG.fr -. As-tu suivi les résultats du PSG la saison dernière ?
Reinaldo : « La télé brésilienne ne diffuse malheureusement, en ce qui concerne le foot étranger, que les matches des championnats italiens et espagnols. J’ai donc dû me contenter de quelques images de buts. »
« Je reste sur trois excellentes saisons »
PSG.fr -. Es-tu prêt physiquement à entamer une nouvelle saison ?
Reinaldo : « Oui, d’autant plus que j’ai joué mon dernier match au Brésil le 21 juin dernier. Les 20 000 spectateurs présents se sont tous levés pour m’ovationner cinq minutes avant la fin de la rencontre ! J’y suis d’ailleurs allé de ma petite larme… Mais ma tête est aujourd’hui à Paris et j’ai vraiment hâte de découvrir mon nouveau club. »
PSG.fr -. Penses-tu pouvoir être LE buteur qui a fait cruellement défaut à Paris ces dernières saisons ?
Reinaldo : « Je l’espère, bien sûr. Tout comme je compte bien conquérir le public parisien, avec ma caractéristique d’être naturellement attiré par le but. Je reste sur trois excellentes saisons, au cours desquelles j’ai inscrit de nombreux buts. Mais je n’en distille pas moins aussi de nombreuses passes décisives, aimant jouer en tant que deuxième attaquant. »
PSG.fr -. Est-ce utile de te demander si tu as envie de jouer aux côtés de Ronaldinho au PSG ?
Reinaldo : « Cela constituerait un réel honneur pour moi. J’espère sincèrement que « Ronnie » va rester au Paris Saint-Germain afin que nous constituions un duo d’enfer. »
« Au PSG pour travailler dur »
PSG.fr -. Au fait, comment expliques-tu l’élimination du Brésil au premier tour de la Coupe des Confédérations ?
Reinaldo : « Chez nous, tout le monde espérait une finale France-Brésil. L’entraîneur a effectué de nombreux essais et l’équipe a forcément manqué d’expérience. »
PSG.fr -. As-tu un surnom au Brésil ?
Reinaldo : « Rei » ( qui veut dire roi en brésilien, nda) ! C’est ainsi que les supporters de Flamengo et de Sao Paulo m’appelaient. Ce surnom revêt un sens affectif et a aussi une signification très forte sur le plan du football. J’espère maintenant être adopté par les Parisiens et, pourquoi pas, qu’ils me trouvent un surnom aussi sympa. »
PSG.fr -. La réputation de Vahid, entraîneur très rigoureux, ne te fait-elle pas un peu peur ?
Reinaldo : « Pas du tout. Au contraire, c’est parfait pour moi : j’ai signé au PSG pour travailler dur. Je suis un Brésilien qui arrive en Europe pour donner le meilleur de lui-même, et qui ne ménagera pas ses efforts pour progresser. »
PSG.fr -. Le soutien du public parisien est-il important à tes yeux ?
Reinaldo : « Les supporters peuvent nous porter jusqu’à la victoire. Ils doivent nous encourager, nous soutenir. C’est tellement important pour un joueur de football de sentir le public derrière lui. »
Propos recueillis par Pascal Angenault et Anthony Baca