Auteur d’une belle prestation face à Nantes, Albert Riera se rendait au Stade Bonal avec la ferme intention de concrétiser cette bonne impression. Toujours précieux,, l’espagnol aurait pu délivrer dès la première mi-temps ses partenaires. Bordeaux réalise une bonne opération comptable qui laissera de nombreux regrets.
Cette saison à Bordeaux, l’Albert est double et ibérique. Albert Riera est un gaucher prometteur. Sur la pelouse du Stade Bonal, l’espagnol « de la izquierda » veut livrer un bon match, à l’image de celui donné face à Nantes. Contre les Canaris, l’ancien sociétaire de la Real Sociedad trouve le chemin des filets. Face aux lionceaux, Albert peut maudire le portier sochalien de lui avoir chiper cette balle de but à quelques minutes de la pause. A Sochaux, Bordeaux a tenu le match physiquement. Riera en a profité pour lancer de vives banderilles sur le flanc droit de la défense doubiste. Sur la gauche, le numéro 11 marine et blanc redouble d’appels de balles et d’accélérations. Même s’il se heurte à une formation locale déterminée, sa propre détermination cause de réels problèmes aux protégés de Guy Lacombe. Il est agressif et décisif. Ses débordements font douter la l’arrière-garde doubiste. Au duel avec Daf, les deux hommes se livrent sans retenue. Bordeaux fait bonne impression, Albert Riera, à l’instar des ses partenaires, fait prouve d’engagement.
Cette volonté se confirme en deuxième période. La solidarité demeure totale. Albert Riera adresse une belle balle à l’attention de Deivid. Le Brésilien tombe sur un Gnanhouan inspiré. Notre espagnol se serait vu, très volontiers, en passeur du soir. Espoir. Ses doubles contacts pied droit-pied gauche font toujours sensation. Bordeaux imprime sa patte et donne le la d’une rencontre particulièrement maîtrisée. L’organisation élaborée par Michel Pavon trouve sa juste récompense. Bordeaux défend bien mais sait particulièrement bien sortir. A la baguette, l’entente Riera-Celades construit dans le bon sens. Les deux ibères perdent peu de ballon et vont continuellement vers l’avant. La récompense du groupe interviendra néanmoins. A voir la joie de l’espagnol sur le but de Pablo Francia, l’importance de ce résultat ne trahit pas les intentions girondines. Jusqu’au bout, les Bordelais tenteront de ne pas céder. Dans le jeu, la main mise marine et blanche se concrétise. Il suffit d’un coup-franc dans le temps additionnel pour faire la différence. Sochaux revient au score. Albert Riera tient sa tête à deux mains.
Bordeaux revient du Stade Bonal avec un point extrêmement précieux. Les Marine et Blanc ont fait preuve d’une royale maîtrise. Albert Riera en est un des artisans. La remontée sochalienne peut laisser d’amers regrets. Voilà de quoi bien préparer le venue de Lens samedi prochain.