Le nombre d´équipes ayant été revu à la hausse, l´organisation de la compétition s´en voit complètement bouleversée. Le tout se compose à présent de deux divisions chacune divisée en région nord ou sud. Chaque division possède sa coupe et il existe une coupe suprême appelée la WEFA Cup, sorte de Champions League un ton au dessus. Les transferts le sont eux aussi, bouleversés, puisque le nombre de joueur a été décuplé par l´arrivée des nouvelles équipes, de quoi se perdre dans les transferts me direz-vous. Point du tout, puisque Konami a enfin décidé d´ajouter à son jeu un moteur de recherche très complet pour les transferts de Master League. Ce moteur de recherche, dispose de quelques options très intéressantes, comme le fait de pouvoir classer les joueurs par poste, par nation, par club mais aussi par coût de transfert et le tout de manière croissante ou décroissante. La dernière possibilité étant très intéressante lors des premiers matchs en D2 puisque ce n´est pas vraiment la richesse à ce moment du jeu.
. : Il manque quand même quelque chose :.
Malgré toutes ses qualités indéniables, Winning Eleven 7 n´est pas exempt de défauts, on peut même en compter un certain nombre qui auront gâché le plaisir à quelques uns des joueurs les plus acharnés. Difficile d´expliquer ce sentiment, mais il est vrai qu´un léger manque de fun ressort globalement au fil d´une partie. Tout ceci s´explique par un certain nombre de points à revoir pour la version européenne. L´animation des joueurs tout d´abord, un peu plus lente que dans WE6FE, donne parfois l´impression que ces derniers, pourtant sportifs de haut niveau entraînés à courir à des allures démentes, courent dans l´eau à hauteur de la taille. C´est certainement un bon moyen de la part des programmeurs pour plus détailler les mouvements des joueurs, mais cela atteint directement l´aspect spectaculaire d´un titre qui, un tant soit plus rapide aurait pu procurer à la plèbe un plaisir proche du Nirvana. D´autres petites imperfections se sont glissées dans le chef d’œuvre, les contres approximatifs qui sont une plaie depuis Winning Eleven 5, les crochets hasardeux et un peu ralentis ou encore les retours surhumains de la console en fin de match. Tous ces petits détails qui ont fait se briser tant de mannettes sur les murs de milliers de chambres et qui font que chaque nouvelle version du jeu Konami ne peut que toucher du bout des doigts la perfection. Trêve de pinaillage, il fallait en parler mais tout ceci n´est qu´un maigre glaçon décroché de l´iceberg. Winning Eleven 7 n´en demeure pas moins la bombe que tous les fans attendaient.
Dernier point important et sans doute le plus insolite, une option très discrète a fait son apparition à l´écran de sélection des contrôles. On peut désormais lancer un match en contrôlant un seul et unique joueur, la console prenant alors en charge le reste de l´équipe. On peut ainsi pendant quelques minutes se mettre dans la peau de Del Piero, de Silvestre ou encore de Zidane, faisant appels de balle et autres tacles défensifs sans pouvoir contrôler quoi que ce soit de ce qui se passe autour. En tant qu´attaquant, il faut faire au bon moment les appels de balle pour recevoir des passes, les défenseurs quant à eux auront pour mission de garder la sainte surface. Point de récompense particulière à la fin du match sinon la note finale qui jugera de votre comportement pendant les 90 minutes. Une manière de retrouver un peu de mélancolie en repensant au très impressionnant Libero Grande qui avait fait les grands jours de la PSOne.
Winning Eleven 7 rapproche un peu plus la saga ultime de la perfection. Le titre de Konami rebutera certes certains par son manque de " fun" mais en attirera beaucoup d´autres par son réalisme à toute épreuve. On retiendra avant tout les nombreuses innovations qui redonnent un second souffle à un titre dont beaucoup craignaient qu´il ne soit qu´une pâle mise à jour. Comme chaque année Konami réussit donc le paris d´apporter une nouvelle révolution dans le triste paysage des simulations de foot. En conclusion Winning Eleven remporte encore une fois haut la main la palme des titres les plus originaux et les plus aboutis, en quelque sorte le Flight Simulator du football. Une ôde au réalisme avec tous ses petits cotés agaçants.
Technique : 8/10
Quelques petits ralentissements et une action qui manque de fun
Graphisme : 9/10
Modélisation toujours plus fidèle, comment font-ils ?
Animation : 8/10
Les gestes sont magnifiques même si parfois un peu lents
Maniabilité : 9/10
Prise en main parfaite, toutes les actions sortent sans problème
Musique/Son : 7/10
Heureusement que Mr Kabira est là pour nous faire oublier les musiques
Durée de vie : 10/10
Jusqu´à l´année prochaine, ou novembre peut-être
Note d´intérêt : 9/10
Auteur : Enkil
Date : 7 Août 2003
voila gt obliger de le copier/coller en plusieur fois