Elber, la tuile
13 janvier 2004 - Nicolas PUIRAVAU
Déjà touché à la cuisse en Coupe de France lors du premier match de l’année, Giovane Elber a aggravé sa blessure vendredi dernier lors du déplacement à Monaco. L’attaquant brésilien, qui souffre d’une déchirure de la face postérieure, va désormais devoir se soigner pendant de longues semaines.
Paul Le Guen n’est pas prêt d’oublier le récent Monaco-Lyon. Sur la pelouse du stade Louis II, l’entraîneur des champions de France a perdu une importante bataille pour le titre mais également son attaquant vedette. Giovane Elber s’est en effet blessé après 25 minutes de jeu et le diagnostic est aujourd’hui sans appel pour l’ancien joueur du Bayern Munich. Il souffre d’une déchirure de la face postérieure de la cuisse gauche et il va devoir se tenir à l’écart des terrains pendant quatre à six semaines.
En se penchant sur le calendrier des Gones, cette annonce n’a rien de très joyeuse. Elber manquera certainement six matchs de championnat ( Montpellier, Bordeaux, Toulouse, Guingamp, Auxerre et Le Mans) et peut-être deux de Coupe de France ( Bourg-Péronnas en huitième de finale ainsi que l’éventuel quart de finale). Mais encore plus ennuyeux, le Brésilien pourrait également être privé du déplacement à la Real Sociedad, le 25 février. Cette manche aller du huitième de finale de la Ligue des Champions est le gros rendez-vous de l’OL cet hiver. Et l’ancien Bavarois pourrait ne pas avoir l’occasion de fouler la pelouse du stade Anoeta.
Le staff lyonnais va donc payer au prix fort son manque de discernement dans cette affaire. Et sa volonté de titulariser Elber à Monaco sans prendre suffisamment en considération l’alerte ressentie face aux amateurs d’Aire-sur-la-Lys. Car à deux semaines de la fin du Mercato, l’OL pourra difficilement trouver un intérimaire de luxe à l’un de ses meilleures buteurs ( cinq réalisations). Du coup, Paul Le Guen va devoir se tourner vers une solution interne avec le positionnement plus haut de Luyindula et peut-être le retour en grâce d’Eric Carrière. A moins que l’entraîneur rhodanien n’opte finalement pour un nouveau schéma tactique. Quoi qu’il décide, Paul Le Guen se serait sans doute volontiers épargné un début d’année 2004 aussi délicat…
Pas de chance